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Posts Tagged ‘safe sex’

Les habitués de Solidays sont a priori familiers de cette exposition, qui se veut pédagogique sur un mode ludique, puisqu’on peut l’y voir tous les ans. Pour ma part, n’ayant jamais été à Solidays, je n’en avais jamais entendu parler. L’affiche m’a sauté aux yeux un matin de la semaine dernière alors que je m’engageais sur la place de la Bastille (heureusement pour le cycliste qui traversait la place un peu à la hussarde à ce moment là qu’il s’est rendu compte que je n’étais plus tout à fait attentive à ce qui se passait sur la route…) et je me suis dit qu’il fallait que j’aille voir ça.

Au niveau des informations pratiques, ça pêche un peu ! Il est bien indiqué que cette exposition, organisée par Solidarité Sida, se tient du 19 novembre au 4 décembre, et qu’elle est gratuite, mais aucune des nombreuses affiches placardées dans le quartier ne mentionne les horaires d’ouverture! J’ai enfin avisé un petit papier à l’entrée qui indiquait que ladite exposition était ouverte de 15h à 20h et, comme j’avais pu lire sur différents sites qu’il fallait compter 45 minutes de visite, j’ai quitté hier mon travail plus tôt que d’ordinaire afin d’y arriver pour 19h… et je me suis fait refouler! Un vigile m’a indiqué qu’ils fermaient en fait vers 19h-19h30… Fallait le savoir! Je comptais faire une nouvelle tentative aujourd’hui mais j’étais plongée dans des simulations de budget que je voulais terminer, si bien que j’ai laissé passer l’heure sans m’en rendre compte. Comme je vais être occupée ce week-end par mon petit monstre… et ce satané budget, je ne retenterai pas l’aventure avant la semaine prochaine.

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La version initiale de mon billet sur Osez… les conseils d’un gay a déclenché, lors de sa publication, une discussion assez animée sur le forum sur lequel je l’avais postée . La cause en était l’auteur du guide, Erik Rémès, dont l’un des romans avait fait l’objet d’une polémique vigoureuse quelques années plus tôt. Bien que ce qu’Erik Rémès avait pu écrire par ailleurs n’avait pas d’incidence sur la pertinence des conseils qu’il donne dans le guide, j’ai eu envie de lire l’ouvrage à l’origine de cette polémique, Serial fucker – journal d’un barebacker, pour me faire ma propre opinion, et j’en ai donc fait l’acquisition. Je l’ai enfin sorti de ma PAL il y a deux semaines.

Ce roman, plus ou moins présenté sous forme de journal, est une autobiographie romancée. Si quelques passages m’ont semblé relever du roman, et si certains extraits de colloques ou d’échanges sur des forums, dont il donne les références, sont visiblement des témoignages authentiques, il est assez difficile de faire le tri entre autobiographie et fiction pour tout le reste. Le narrateur, BerlinTintin, y raconte essentiellement sa vie sexuelle, dont une bonne partie se déroule dans les backrooms, lieux de rencontres éphémères entre gays. Beaucoup y pratiquent le bareback (qu’on pourrait traduire par chevauchée à cru), terme qui désigne les rapports sans préservatifs.  Si les protagonistes sont, pour beaucoup, séropositifs, il arrive que des séronégatifs soient contaminés, volontairement ou à leur insu. De façon plus générale, Erik Rémès exprime dans ce livre un certain ras-le-bol des préservatifs.

 Le roman a été violemment attaqué par l’association Act Up, ce qui peut se comprendre dans la mesure où Erik Rémès est loin d’être tendre avec eux. Néanmoins, si l’on passe pudiquement sur le fait que les drogues sont d’usage courant dans Serial fucker, ce qui a choqué un certain nombre de lecteurs, c’est qu’ils y ont vu une incitation à la contamination volontaire. Les interviews que l’auteur a pu donner à la télévision suite à la parution du livre n’ont pas contribué à apaiser la polémique, du fait de leur ambiguïté. Il me semble cependant qu’il explique clairement dans le roman dans quelle optique il l’a conçu :

« Je ne fais aucun prosélytisme du Bareback. Je pense plutôt faire de la prévention à ma manière. Mais si vous voulez du trash, je suis spécialiste. Je suis un garçon violent, provocateur et scandaleux. Toute cette hypocrisie ambiante me conforte dans l’idée de briser les tabous et d’être encore plus radical. »

« Même si c’est ma vie, ces textes demeurent des oeuvres de fiction. Inspirés de la réalité certes, mais de la fiction tout de même. Ils n’incitent pas à baiser sans capote. Ils te questionnent plutôt sur tes propres certitudes. Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des débiles. »

Et, à propos de son premier roman, Je bande donc je suis : « Mon bouquin fait peur, dérange, choque. C’est exactement ce que je voulais. Provoquer des réactions parfois violentes. De l’amour comme du rejet, stupéfier. Des sensations physiques, fortes, qui retournent le ventre. »

Je pourrais encore citer d’autres passages. Ce qu’il en ressort, c’est qu’Erik Rémès est clairement dans la provocation (il dit également dans le roman que, en gros, le Osez et d’autres guides correspondent à son côté lumineux et ses romans à son côté obscur). Mais, en parallèle, il veut informer. Libre à chacun ensuite de prendre ou non ses responsabilités. Et là je ne le suis pas complètement.

Ce roman me paraît utile et légitime dans la mesure où il informe. Par exemple, Erik Rémès y explique comment on peut volontairement contaminer quelqu’un tout en faisant semblant de faire usage d’un préservatif, et ce très facilement. Ca me paraît intéressant de savoir ce genre de choses. En revanche, ce qui m’a gênée, c’est que, pour les partenaires éphémères séronégatifs du narrateur, se protéger ne se résume pas seulement à prendre ses responsabilités mais demande une bonne dose de volonté, le narrateur n’étant ni très enclin à utiliser des préservatifs ni toujours très honnête.

Au-delà de la polémique, qu’en est-il d’un point de vue littéraire? Sur la forme, j’ai été dérangée par les nombreuses coquilles. J’ai même relevé une grosse faute de grammaire. Ayant lu plusieurs livres d’affilée qui comportaient des fautes, je devais être encore plus sensible au problème que d’habitude, aussi ça m’a un peu hérissée. On ne peut pas franchement dire que le roman soit bien écrit, néanmoins le style est percutant et efficace.

 Sur le fond, j’avais peur en démarrant le livre que celui-ci ne soit que l’énumération d’une longue liste de rencontres et d’orgies, ce qui me semblait fade et plutôt creux.

« On fait la tournée des bars et bordels, à la recherche de nouveaux partenaires. Combien de mecs au tableau de chasse? Un, deux, trois, quatre, dix ou plus encore? Ca ne s’arrête pas, ne s’arrête jamais, car le désir une fois comblé renaît et bande. un cockring pour bander. Certains prennent du Viagra car les serial fuckers ont aussi leurs dopants libidinaux. L’alcool, drogue en vente libre, machine à sous-sous du Sneg, ça désinhibe. Et le reste, la coke, les ecstas et patata que, malgré les propositions répressives policières et Snegeuses, on trouve toujours aussi facilement. Alors forcément, les sex runners sont plus performants. Il faut bander pour être, jouir pour exister. Chaque mec, chaque coup, comme un point à notre palmarès, la preuve formelle de notre existence. Existence purement sexuelle. Et, comme dit la chanson, au petit matin, on se retrouve, à nouveau, tout seul comme un con. »

Heureusement, d’une part il y a quelques personnages dont on suit le destin, rarement heureux, et le narrateur lui-même finit par prendre ses distances avec cette vie, à mesure qu’il se reprend en main. Ce qui fait que le roman ne tourne pas en rond mais avance. Je l’ai donc lu beaucoup plus facilement que je ne le craignais au départ.

En revanche, ce qui m’a gênée, c’est, d’une part, la façon dont il réagit aux critiques : il les cite mais, au lieu de réfuter les arguments qu’on lui oppose, il se contente d’attaques personnelles contre ses détracteurs, et, d’autre part, le côté très égocentrique du roman. Je suis assez d’accord avec des propos qu’il rapporte qui lui ont été tenus par une journaliste :

« Toi tes bouquins, c’est Moi et mon Sida, Moi et ma sexualité, Moi et la prostitution. Le prochain, c’est quoi? Moi et ma psychanalyse? »

En conclusion, je ne suis pas particulièrement désireuse de me lancer dans la bibliographie complète d’Erik Rémès, néanmoins le roman m’a beaucoup plus intéressée que ce à quoi je m’attendais au départ. D’une part je l’ai pris comme un documentaire sur un milieu qui m’est inconnu. Et, d’autre part, au-delà de l’aspect provocateur, Erik Rémès explique beaucoup de choses et donne des informations qui sont loin d’être inintéressantes. Je serais donc plutôt tentée d’en recommander la lecture.

Je terminerai par deux dernières citations :

« Aujourd’hui, ça ne représente plus grand-chose d’être séropo. Ca ne fait plus trop peur. Les mecs ne réalisent pas. Le gros pathos du Sida, les morts et tout le tralala, ça fait longtemps que ça n’existe plus. Les gens ne perçoivent pas qu’on peut encore mourir de ça. Qu’on crève encore comme des chiennes et qu’on peut partir en dix jours. Ils ne réalisent plus du tout! Il n’y a plus cette litanie des morts, ce drame permanent. Les gens s’en foutent. »

« – Tu sais BerlinTintin, les hétéros n’ont plus peur du Sida. C’est terrible. Ca me fait hurler de rire. C’est tellement facile de les contaminer. Il suffit d’être belle, de séduire et hop, l’affaire est dans le sac. Pour les hétéros, le Sida est ailleurs, forcément ailleurs. Pour eux, ça n’existe pas. Le Sida, c’est pour les pédés et les toxicos, l’autre, loin de soi, très loin. »

Serial fucker – Journal d’un barebacker
Erik Rémès
Editions Blanche

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Osez… faire l’amour à un homme – match retour !

Après avoir lu – et détesté – le Osez les conseils d’une experte…, il m’a semblé judicieux de lire son pendant à titre de comparaison.  Je me suis donc fait couler un bon bain chaud, j’ai pris mon courage et le livre à deux mains, et j’ai bravement attaqué la lecture dudit bouquin.

Sur la première page, je vois le titre « Les gays, maîtres ès sexualités ». Je me dis : « Voilà un gars qui a de l’humour. » Je lis la première page… Eh bah non, apparemment il y croit. Là j’ai senti l’affaire mal engagée et commencé à regretter. Malgré tout, j’ai consciencieusement attaqué l’introduction. L’auteur y déclare son livre féministe et souligne plus loin ce que les féministes ont apporté aux femmes et aux gays. Ouf ! Un tel homme ne peut pas être foncièrement mauvais ! J’ai donc poursuivi courageusement ma lecture et m’en suis bien trouvée. En effet, rien à voir avec le guide de Servane Vergy!

Déjà, sa bibliographie et son parcours sont beaucoup plus limpides. Diplômé en philosophie et en psychologie, journaliste, il a suivi une formation en sexologie et est l’auteur de plusieurs guides et romans… qui ont fait pas mal de bruit. Ainsi, son roman Serial fucker, journal d’un barebacker, paru en 2003, a créé une polémique et suscité l’indignation de l’association Act up qui l’a accusé de prôner la contamination volontaire.

Le ton est également radicalement différent. Là où Servane Vergy reste très terre à terre et propose une sorte de « Comment devenir une bombe en 10 leçons », Erik Rémès a une approche beaucoup plus théorique et idéologique. Par moments, j’aimais bien son discours, à d’autres il m’est arrivé de me demander s’il n’avait pas fumé la moquette. L’idée générale, c’est que la libération sexuelle a été un leurre, que les couples hétérosexuels, qui sont la norme, sont englués dans une sexualité monotone, traditionnelle et dépourvue d’imagination, et que tous devraient se libérer pour parvenir à l’épanouissement sexuel, le tout devant se faire dans une atmosphère de respect, de communication et d’amour entre les différents partenaires, même de passage. Un petit extrait vous donnera une idée de l’esprit du livre :

« L’acte sexuel ne se réduit pas, comme voudrait nous le faire croire la propagande nataliste, au simple coït vaginal et reproducteur. Libérés de l’injonction reproductive, nous pouvons mettre en place un grand nombre d’approches préliminaires et autres activités érotiques des plus originales : les caresses génitales, les excitations orogénitales, les relations anales, et patati et patata, mais aussi le fist-fucking, les jeux uros, sadomaso, etc. »

Le livre se lit facilement. La lecture en est plaisante et drôle mais, là encore, d’une façon totalement différente des Conseils d’une experte. Là où Servane Vergy utilisait des clichés pour faire rire, Erik Rémès joue sur les mots, joue avec les registres de langage. Et je préfère ça de très très loin !

Pour ce qui est du contenu, il couvre un peu tous les aspects de la sexualité. L’ouvrage est divisé en 5 chapitres :
– L’homme, cet inconnu
– Comment lui faire l’amour
– Anus dei
– Les jeux de l’amour (dans lequel il évoque des pratiques aussi diverses que le bondage, l’échangisme, le SM…)
– Safe sex

Plusieurs choses m’ont étonnée. Par exemple, le premier chapitre démarre par un sous-chapitre « Comment lui parler » dans lequel il évoque l’utilisation qui peut être faite des mots crus pendant l’amour. Je ne me serais pas du tout attendue à ce qu’un guide commence par ça ! Et puis, bien que le guide soit ouvertement à destination des femmes, il y a  à plusieurs endroits quelques pages de conseils « à glisser dans l’oreille » de son partenaire sur la façon de faire l’amour à une femme.

C’est un guide Osez, donc il s’adresse aux débutants (il y a même quelques pages consacrées à la première fois !). Quelqu’un d’un tant soit peu expérimenté n’y apprendra pas grand-chose. Toutefois, par la richesse de son contenu et la variété des thèmes abordés, il m’a rappelé l’excellent Osez la sodomie. Erik Rémès ne prétend pas tout expliquer mais invite à la découverte et propose des pistes à explorer : il invite par exemple ses lectrices à se documenter sur la pratique du massage, les exercices de Kegel… Là où Servane Vergy imposait, lui propose et suggère à chaque fois tout un éventail dans lequel chacun peut piocher ce qui lui convient (il passe sans arrêt d’une page à l’autre de pratiques très soft à d’autres plus hard et inversement). Pour lui, l’essentiel est de se faire plaisir, s’amuser, explorer. J’en ai retenu beaucoup plus d’idées de petits trucs à essayer que dans le Servane Vergy.

En résumé, si vous hésitez entre le Osez les conseils d’une experte… et le Osez les conseils d’un gay, précipitez-vous sur celui qui est infiniment meilleur à tous égards!

(Pour vous les filles) osez… les conseils d’un gay pour faire l’amour à un homme
Erik Rémès
Editions La Musardine
Collection Osez

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Ce « petit guide » de près de 600 pages (les auteures sont modestes) attire l’œil dans une librairie avec ses allures de bottin pour Barbie. Ne vous méprenez pas sur son rose très girly, ce guide écrit par des femmes s’adresse à tous quelque soit leur orientation sexuelle. Son but n’est pas des moindres puisqu’il s’agit de fournir les informations nécessaires pour profiter pleinement d’une sexualité désinhibée et épanouie.

Ce livre a été réalisé par Good Vibrations, une chaîne de sex-shops dont le premier magasin ouvert en 1977 s’adressait avant tout aux femmes (leur clientèle s’est étendue depuis) et outre la vente de sextoys  proposait un lieu agréable où les femmes pouvaient avoir des conseils sur le sexe.

Les auteurs abordent la sexualité dans son ensemble et toutes ses particularités sans hiérarchisation des différentes pratiques. De nombreux témoignages anonymes  que Good Vibrations a collectés via un sondage nous sont livrés. Ceux-ci sont souvent instructifs et donnent des petites astuces que j’ai eu envie parfois d’essayer et des ressentis dans lesquels je me suis parfois reconnue. Le livre est émaillé de « portraits du plaisir » -mini biographie de personnes qui ont communiqué sur la sexualité (en photographie, médecine, industrie, cinéma…)- et de quelques articles sur des sujets très ciblés (intersexe…).

L’écriture est plaisante et l’humour parfois présent mais par contre les illustrations sont de piètre qualité.

Ce guide est tellement complet qu’il est difficile de vous en livrer un compte-rendu. Je me contenterai de vous en livrer quelques grandes lignes. Le ton est assez différent des autres guides qu’il m’a été donnés de lire. Il ne présente pas de méthode miracle pour parvenir au plaisir mais juste des pistes aux lecteurs qu’ils auront ou non l’envie d’explorer. Les conseils sont parfois d’ordre très pragmatique.

 Les premiers chapitres sont consacrés à l’image et l’estime de soi, à l’anatomie sexuelle, à l’évolution du sexe dans la vie et à l’importance de la communication. Ces points qui semblent très généraux abordent également des points très particuliers tels que l’incidence d’un viol sur la sexualité ou de la dépression…

Une large place est faite ensuite à la masturbation. Comme dans de nombreux guides, la masturbation est prônée comme le meilleur moyen de se connaître pour pouvoir accéder à un plaisir accru avec ses partenaires.

 La lubrification est ensuite abordée avec pleins d’aspects pratiques sur les meilleurs lubrifiants : quels sont ceux à privilégier en cas de tendance allergique ou aux mycoses, les composés à éviter. Saviez-vous par exemple que lorsqu’un lubrifiant à base d’eau sèche et devient collant il est souvent inutile d’en rajouter mais qu’un peu d’eau ou de salive permettront de le réactiver ?

Un chapitre consacré au massage nous donne quelques idées (« toucher créatif »)

Les diverses types de pénétration (sexe oral, pénétration anale et vaginale, »fist » y compris) sont abordés de manière très complète et sans jugement aucun. La majorité des pratiques sexuelles sont replacées dans l’histoire et des raisons historiques sont souvent données si elles font l’objet en général d’inhibition. Il n’y pas de « protocoles » à suivre comme dans certains guides très directifs. Des astuces pratiques sont livrées. Les avantages et inconvénients des positions (et ici pas d’abracadabrantesques hélicoptère tournoyant ou de poiriers et autres acrobaties périlleuses) sont décrits.

De larges chapitres sont consacrés aux sextoys (il ne faut tout de même pas oublier que c’est une chaîne de sextoys qui l’a réalisé). Ils sont très détaillés. Les auteurs nous donnent des critères, des conseils pour aider au choix, des scenarii  d’utilisation.

Les fantasmes et les jeux de pouvoir SM sont ensuite abordés de manière non négligeable. Le BDSM n’est pas résumé à dix lignes comme dans la plupart des ouvrages généralistes.

Le « safer sex » est ensuite évoqué de manière très détaillée et précise. Là où beaucoup de guide s’arrête aux préservatifs ici, les doigtiers et les digues dentaires sont évoquées. L’importance de gérer le risque selon les pratiques est abordée.

Ce guide va  souvent plus loin que les autres en démarginalisant certaines pratiques  en donnant quelques clefs pour les réussir. Ce livre a réussi à me faire perdre les quelques derniers a priori que j’avais. Le ton fédérateur et militant est parfois un peu lassant. Malheureusement  beaucoup de produits ou livres mentionnés sont difficilement trouvables en France.

Ce livre est réellement très complet, c’est un guide que j’aurai aimé avoir pu lire plus tôt ! J’ai un gros regret : ne pas avoir mis un post-it sur toutes les pages qui me donnaient envie d’essayer de nouvelles choses ! Si je devais garder un seul guide sur la sexualité qu’il m’a été donné de lire : ce serait sans aucun doute celui-là.

Le petit guide de la sexualité épanouie

Cathy Winks & Anne Semans

Tabou

 

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