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osez-le-sexe-ecoloJe me suis lancée dans cette lecture par curiosité, parce que je me demandais ce qu’il pourrait bien y avoir à dire sur le sujet, mis à part vanter les ébats champêtres ou les vibros fonctionnant à l’énergie solaire ou à l’huile de coude. Je savais d’autant moins à quoi m’attendre que les ouvrages de la collection Osez… sont de qualité très inégale, le meilleur côtoyant le pire. A la lecture de l’introduction, j’ai eu le sentiment d’être tombée sur un bon cru, mais j’ai rapidement déchanté.

Le postulat de base est que la planète va mal, que tout ce que nous faisons pollue, et qu’il est souhaitable que nous nous efforcions de polluer moins. L’auteur ambitionne de montrer que nous pouvons modifier nos habitudes sans y perdre en confort et clame haut et fort que, de nos jours, être écolo c’est sexy.

Les guides pratiques de la collection Osez… ayant pour point commun d’avoir un style léger et humoristique, c’est également ce que l’auteur a cherché à faire pour celui-ci. Et c’est là que le bât commence à blesser. Je trouve, en effet, que le guide n’est pas très réussi sur ce point. Non seulement il ne m’a pas paru drôle, mais il me semble que d’autres lecteurs aussi dépourvus d’humour que moi pourraient prendre au premier degré ce que Marc Dannam écrit, s’il ne prenait pas soin de préciser de temps à autre qu’il cherche à être amusant. De ce fait, il donne quasiment l’impression de tenir un double discours : d’un côté, il se tue à répéter qu’il veut montrer qu’être écolo c’est fun et sexy, et de l’autre il semble avoir voulu pondre un manuel de bonne conduite à l’usage des gens suffisamment masochistes pour vouloir tenter de séduire un hippie qui élève des chèvres dans le Larzac.

Sur le fond, je n’ai pas été plus convaincue. Il a beau dire, les propositions qu’il fait sont bien austères. Evidemment, ça consomme moins d’énergie de faire l’amour dans le noir qu’avec toutes les lumières allumées. Mais ses efforts pour convaincre les lecteurs que c’est beaucoup plus amusant dans le noir et les petits jeux qu’il propose pour pimenter la chose m’ont paru bien dérisoires. Dans d’autres cas, il n’a même pas de solution à proposer : il constate que baisser le chauffage fait, là encore, économiser de l’énergie, et que nu on risque d’avoir froid, et voilà… Enfin, il y a des passages où je me suis demandé s’il ne le faisait pas exprès. Ainsi, le chapitre consacré à l’alimentation propose un menu végétarien aphrodisiaque : salade de carottes, avocats farcis à la crème fraîche et au céleri et tiramisu!!! Il cherche à affamer et à faire fuir ses lecteurs ou quoi? N’importe quel livre/blog de cuisine végétarien ou bio propose des recettes bien plus alléchantes que ça!

Par ailleurs, au fil de la lecture, je me suis rendu compte qu’il n’y avait effectivement pas grand-chose à dire sur le sujet et j’ai eu l’impression que l’auteur faisait tout son possible pour délayer et faire du remplissage. Il s’attarde ainsi longuement sur les moyens de transport à emprunter pour se rendre à un rendez-vous galant, à la construction et à la décoration des maisons, ce qui s’éloigne tout de même pas mal du sujet du sexe. Et puis on trouve certains passages, comme tout un chapitre sur le Feng shui et un autre sur les positions du Kama sutra dont les noms évoquent la nature, et pour lesquels je me suis demandé ce qu’ils venaient faire là. A l’inverse, les thèmes qu’il aborde ne sont pas assez creusés. Ainsi, selon lui la peinture est à proscrire parce que toxique. Quid des peintures bios? Ou il consacre un chapitre qui pourrait être intéressant aux modes de contraception : la pilule aurait un impact néfaste sur les poissons. Mais il se borne à citer la pilule et les méthodes naturelles, comme s’il n’existait rien d’autre.

Les thèmes que j’attendais sont également abordés. Mais, là encore, je suis restée dubitative. Par exemple, il n’évoque que rapidement les lubrifiants bios et ne cite qu’une seule marque. Il explique que certains sex toys sont rechargeables mais, là encore, ne cite qu’un produit, alors qu’il en existe tout de même un large choix. Et, pour ce qui est des escapades crapuleuses dans la nature, il conseille de bien penser à se munir d’un matelas et d’une couverture. Je me suis sentie un peu déconcertée à la lecture de ce passage, n’ayant pas pour habitude de déménager quand je pars en rando pour la journée, et je me suis demandé si, dans un de ses autres ouvrages, Osez… faire l’amour partout sauf dans un lit, il explique en fait comment se faire un lit improvisé partout ailleurs que dans sa chambre… Dois-je préciser que je n’ai pas trop envie d’aller m’en rendre compte par moi-même?

Osez… le sexe écolo
Marc Dannam
La musardine

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Si le nom de Georges Lévis ne vous est pas familier, ses dessins vous rappelleront cependant forcément des souvenirs, pour peu que vous ayez grandi dans les années 70s. En effet, ce monsieur, de son vrai nom Jean Sidobre, fut l’illustrateur de la célèbre série le Club des cinq.

Cette édition regroupe l’intégralité des aventures de Liz et Beth, qui commencèrent à paraître dans la revue Multi en 1975 et dont la publication se poursuivit sur divers supports jusqu’en 1993. L’histoire peut se résumer en deux mots : Annie et Claude ont grandi, sont devenues nymphomanes et évoluent dans un monde où les gens qu’elles rencontrent ne pensent qu’au sexe! Du fait que leurs aventures étaient publiées en feuilletons, les différents épisodes sont très courts, et donc assez abracadabrants.

Néanmoins, alors que si Liz & Beth avait eu un autre auteur, j’aurais sans doute encore ronchonné contre la faiblesse du scénario… et accessoirement contre les tendres sentiments qui unissent Liz, la blonde, une douce divorcée, et Beth, la brune, dotée d’une forte personnalité et d’un mari ouvert d’esprit, j’ai, pour une fois, apprécié ma lecture de cette BD, pour plusieurs raisons.

Déjà, je suis fan de ses dessins depuis que je suis petite, et donc, son style pour ces aventures érotiques étant identique à celui des illustrations du Club des cinq, pas très objective. Et j’apprécie qu’il soigne autant ses dessins d’hommes que de femmes, chose trop rare à mon goût! D’autre part, si les intrigues sont peu crédibles, elles sont néanmoins construites et cohérentes. Par ailleurs, j’ai aisément pardonné leur rôle de prétexte à toutes sortes de situations sexuelles exotiques, parce que Georges Lévis y a instillé de l’humour, de l’esprit et des allusions amusantes. Ainsi, par exemple, Beth prête à Liz le journal intime de son aïeule Sophie, enfant souvent punie pour ses bêtises, dans lequel elle raconte son initiation sexuelle avec son cousin Paul.

Dans les différentes aventures que vivent Liz et Beth en ville, à la campagne ou dans des pays exotiques, il y a des éléments qui reviennent souvent, comme des marottes de l’auteur :

– le saphisme… et accessoirement le recours à des godes-ceintures

– les matrones à l’air sévère qui initient des adolescents aux choses du sexe, au besoin en recourant au chantage ou à la contrainte. Ce n’est pas l’aspect que j’ai préféré, même si l’auteur le traite d’une façon qui ne fait malsaine mais est, au contraire, plutôt attrayante.

– les héroïnes portent toujours de la lingerie sophistiquée. Elles me font, dans l’ensemble, penser à des élégantes des années 50s bien plutôt qu’à des femmes des années 80s, même s’il leur arrive de porter des strings. Porte-jarretelles et bas sont de rigueur. Soutien-gorges, guépières et petites culottes sont magnifiques. J’avais pratiquement envie de foncer dans un magasin de lingerie à chaque page!

– les fessées, nombreuses et variées, données et reçues par des hommes ou des femmes dans des circonstances diverses, mais souvent appétissantes!

Moi qui ai du mal à trouver mon bonheur en matière de BD, j’ai été charmée par ce gros album (plus de 300 pages), léger, plaisant et raffiné. J’ai bien envie de découvrir le reste de sa production et ai déjà rajouté un autre titre de lui à ma LAL.

Liz & Beth
G. Lévis
Editions Delcourt

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Lingerie Addict

Quand je suis tombée par hasard, en farfouillant sur le net, sur cette BD, il m’a été impossible de résister. Rien que son titre disait qu’elle était pour moi!

J’ai beaucoup aimé les dessins. Les personnages sont mignons, les couleurs fraîches et gaies. Une mini-biographie de l’auteur figure au bas du quatrième de couverture, et je n’ai été qu’à moitié étonnée d’y lire qu’Olivia (à Paris) a été styliste lingerie. J’ai littéralement bavé devant certains modèles de sous-vêtements qu’on peut voir au fil des pages, me disant que, si je les trouvais dans une boutique, je m’empresserais de me jeter dessus.

La BD est divisée en quatre parties, la quatrième regroupant un petit guide et quelques bonus. Les trois premières parties ont pour thèmes respectifs les achats, les jeux érotiques (il y est donc question de lingerie mais pas que), et la famille, dans laquelle on voit apparaître enfants et grands-mères, ces dernières étant mises en scène dans des saynètes que je n’ai pas toujours trouvées du meilleur goût. Les petites histoires sont amusantes, et m’ont quelques fois fait sourire. Néanmoins, je n’ai pu m’empêcher de comparer Lingerie Addict, et principalement sa deuxième partie, avec Happy sex. Et, pour moi il y a tout de même un fossé entre les deux. Alors que Happy sex m’a parfois fait rire aux éclats, Lingerie Addict n’est pas parvenu a m’arracher plus qu’un sourire.

L’autre point sur lequel je suis restée sur ma faim est celui de la longueur : Lingerie Addict se lit d’autant plus vite qu’il n’y a souvent qu’une image par page. Pour ma part, je l’ai lu de bout en bout en pas plus de 10 minutes, y compris la dernière partie, dont le principal intérêt me semble être de faire du volume en rajoutant des pages supplémentaires. En effet, si l’on y trouve quelques trucs amusants, comme des tutoriels pour fabriquer un masque ou une jarretière et des poupées et leurs vêtements à découper (j’adorais ça quand j’étais petite!), et si le lexique et les sites internet peuvent éventuellement être utiles à certains lecteurs, je me serais fort bien passée de l’horoscope (!) et des pages de publicité pour une marque bien connue.

Je ne dis pas que je ne la refeuilleterai pas de temps en temps, car certains dessins m’ont vraiment beaucoup plu, mais je pense qu’elle est plutôt à réserver aux accros à la lingerie.

Cette lecture constitue notre quatrième contribution au challenge Read me, I’m fashion d’Irrégulière.

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Histoire de la lingerie

Bien que le nom de Chantal Thomass soit principalement mis en avant, ce livre a pour co-auteur Catherine Örmen, historienne de la mode, créatrice du musée de la Mode de Marseille et ancienne conservatrice du musée de la Mode et du Textile, au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

Ce livre bénéficie d’une belle présentation très soignée, aux couleurs fétiches de Chantal Thomass. En effet, c’est un joli coffret rose que contenait le colis livré par mon facteur. Une fois le coffret ouvert, en dépliant le papier de soie noire qu’il contenait, je me serais presque attendue à découvrir une parure de lingerie fine de la célèbre créatrice, plutôt qu’un livre.

Ce que j’ai regretté, c’est que le livre comporte aussi peu de photos : seulement deux encarts, le premier couvrant la période qui va du Moyen Age à la première moitié du vingtième siècle, le deuxième allant des années 50s jusqu’à l’époque actuelle. Ce deuxième encart comporte principalement des photos extraites de films, montrant la vision de la lingerie donnée par le cinéma, ainsi que des photos de modèles de Chantal Thomass.

Sur cet aspect, je suis restée sur ma faim, d’autant plus qu’il m’aurait paru utile que beaucoup de thèmes abordés dans le livre (techniques de dentelles, points de broderies, formes de corsets…) soient illustrés afin que le lecteur puisse vraiment se rendre compte de quoi il était question.

Ce n’est néanmoins qu’une demi-déception, car je m’attendais à avoir entre les mains un beau livre qui aurait fait la part belle aux illustrations et n’aurait comporté que quelques explications, alors qu’il s’agit au contraire d’un véritable essai de plus de 250 pages. Ma fibre historienne s’en est donc trouvé pleinement satisfaite, bien que comme d’habitude, j’aurais aimé que le livre soit encore plus épais et aille encore plus loin.

C’est en effet un sujet vaste et sur lequel il y a beaucoup à dire. L’histoire de la lingerie est, bien évidemment, étroitement liée à celle des moeurs, de la pudeur, des variations des goûts esthétiques, mais également de l’histoire en général. Par exemple, si le fait que beaucoup de femmes ont dû entrer dans la vie professionnelle, durant la première guerre mondiale, a révolutionné la mode vestimentaire, il en a été de même pour la lingerie. Les dessous nombreux et contraignants que portaient les femmes auparavant ne s’accordaient pas avec leur nouvelle mobilité.

L’évolution de la lingerie est également étroitement liée à celle des techniques et découvertes. Ainsi, jusqu’au 19e siècle, les dessous se devaient d’être blancs. L’océan de blancheur éloquemment décrit par Emile Zola dans Au bonheur des dames en atteste. La raison en est que, en un temps où l’entretien du linge n’était pas chose aisée, une chemise bien blanche était un gage de propreté. Les sous-vêtements ont commencé à se colorer d’une part en parallèle avec l’équipement de tous les logements en eau courante, et, d’autre part, avec la découverte de tissus synthétiques plus faciles à entretenir.

Les sous-vêtements masculins, de jour et de nuit, sont évoqués. Néanmoins, la majeure partie du livre est consacrée à la lingerie féminine, composée d’éléments beaucoup plus nombreux et variés, qui ont évolué avec l’idéal féminin, se sont fait tantôt apparents et tantôt invisibles, tantôt sages et tantôt chargés d’érotisme, ont tantôt magnifié la silhouette et tantôt gommé les formes. Après la sensualité des modèles des années 50s, et la recherche par la génération suivante d’une lingerie confortable, minimaliste et invisible, la tendance d’aujourd’hui, d’après les deux auteurs, est à la coexistence en même temps de toutes les tendances, les femmes choisissant suivant l’humeur et les situations de jouer le confort ou la séduction. Le corps féminin n’en est pas libéré pour autant, car

« les régimes, l’exercice physique, la conscience de son corps en somme, ont remplacé l’instrument constricteur du XIXe siècle.  C’est ainsi que le corset est devenu mental… »

Si je connaissais les grandes lignes de cette histoire de la lingerie, j’ai néanmoins appris une foule de détails intéressants ou amusants. Saviez-vous que, dès que les corsets ont disparu de la garde-robe des femmes, après la première guerre mondiale, les fétichistes s’en sont emparés? Ou que les redresse-seins sont apparus dans les années 30s et étaient alors portés par les femmes la nuit, pour soutenir leur poitrine pendant qu’elles dormaient?

La lecture de ce livre m’a donné envie de creuser encore plus ce sujet qui, à la base, m’intéresse, et la bibliographie à la fin de l’ouvrage a encore rallongé ma LAL, qui était déjà monstrueuse. Je risque donc de revenir sur le sujet de la lingerie dans les mois à venir!

Je termine sur un extrait qui m’a bien plu du petit chapitre de conseils sur lequel s’achève le livre:

« Pensez, comme nos mères nous l’ont toujours dit, que nul ne sait jamais ce qui peut arriver dans une journée… Il faut toujours pouvoir être déshabillée ou se déshabiller sans avoir honte de ses sous-vêtements. »

Ce billet est notre première participation au challenge Read me I’m fashion d’Irrégulière.

Histoire de la lingerie
Chantal Thomass et Catherine Örmen
Perrin

 

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