Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘humour’

9782756027135_cgD’ordinaire, j’évite de chroniquer une série tome par tome. Je préfère de loin faire un seul billet pour l’ensemble, d’une part pour ne pas spoiler, et d’autre part parce qu’il n’y a pas forcément grand-chose à dire sur un seul tome. Je fais cependant exception à la règle aujourd’hui, parce que j’avais rédigé l’année dernière un billet sur le premier tome de Magasin sexuel, et qu’il me semble logique d’achever ce que j’ai commencé. Pour une fois, cependant, je vous livre un billet paresseux, parce que j’ai peu de chose à ajouter à ce que j’ai dit alors, et que j’aurais quasiment pu recopier ce que j’ai écrit à propos du premier tome.

Et d’ailleurs, je vais honteusement recopier la présentation que j’avais rédigée alors, étant donné que je ne me sens pas inspirée pour faire mieux et que je ne comptais de toute façon pas en révéler plus que ce que j’ai dit pour ce premier tome :

« Monsieur le maire des Bombinettes, « charmante bourgade de 234 âmes » et patrie de cette célèbre boisson, le Bombinou, avait déjà fort à faire entre ses soucis ménagers, les requêtes de ses administrés et une enquête d’envergure internationale : quelqu’un a volé le « i » de l’enseigne du « Bar du coin », sûrement un coup des anglais ou des belges! Il n’avait pas besoin que l’apparition d’un « sekchop » au marché hebdomadaire du village déclenche les foudres des habitants. La responsable du scandale est Amandine qui, obligée d’arrêter ses études pour gagner sa vie, vient de reprendre l’échoppe de son père en changeant d’activité, car elle trouve plus amusant de vendre des canards vibrants que des tuyaux. »

Je n’irai cependant pas jusqu’à recopier le commentaire que j’avais fait, car mon sentiment, à l’issue de ce second et dernier tome, est un peu plus tiède. J’ai encore apprécié les dessins, aux couleurs acidulés, et plutôt mignons. J’ai encore souri à plusieurs reprises en découvrant la suite des aventures d’Amandine et du maire. Toutefois, j’ai été plus frappée par les clichés sur les petits villages et leurs habitants et, de ce fait, j’ai trouvé l’humour un peu facile. Par ailleurs, ce second tome m’a paru un peu plat, même si le dénouement m’a surprise et, de ce fait, m’a plu. C’est divertissant, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard, pour rester dans le thème de la couverture. Je sais, c’était facile… Mais j’avais prévenu que c’était un billet paresseux!

Je termine en rappelant, si besoin était, que la BD n’a rien d’érotique et que sa présence sur ce blog tient uniquement à la nature du commerce que tient Amandine.

Magasin sexuel
2 tomes (série finie)
Turf
Delcourt

Read Full Post »

« Le point d’orgue » ou « l’Enclos » est le nom que donne Arno à son étrange pouvoir. A l’aide de divers mécanismes, il peut arrêter le temps et le faire redémarrer à loisir : tandis que tout l’univers se met sur pause autour de lui, lui seul continue à vivre normalement. Il utilise essentiellement son pouvoir à des fins sexuelles, déshabillant des femmes ou faisant en sorte que d’autres découvrent des sex toys qu’il leur a laissés en cadeau ou des histoires érotiques rédigées pour elles. Si certains chapitres du roman relèvent purement de la littérature érotique, le livre est bien plus que ça : c’est l’autobiographie de Arno, or celui-ci se pose plein de questions. Et, de ce fait, moi aussi je m’en suis posé et je suis toujours contente quand un livre m’amène à réfléchir.

Le temps qu’Arno passe dans l’Enclos n’est pas un bonus : s’il y reste une journée, il sera vieux d’un jour de plus lorsqu’il fera redémarrer le temps. Puisque mettre le monde qui l’entoure en pause ne rallonge pas sa vie, la problématique est la meilleure façon pour lui de gérer la répartition entre ce qu’il nomme le « temps réel » et le « temps Arno ». Se pose également la question de l’utilisation de ces moments passés dans l’Enclos, et de la solitude qui en découle. Bien que satisfait de ses activités voyeuristes et masturbatoires, qui sont essentielles pour lui, Arno s’interroge et soumet l’hypothèse à certaines personnes de son entourage : et si tu avais le pouvoir d’arrêter le temps? A la base, j’ai trouvé le sujet super intéressant et je me suis dit qu’il y aurait matière à faire toutes sortes de romans développant l’idée de façons différentes. Et j’ai trouvé bien futiles les activités érotiques du narrateur. Mais qu’est-ce qui est prioritaire dans la vie? Et je me reproche souvent intérieurement de faire un mauvais usage de mon temps. Que ferais-je si j’avais la même possibilité que lui? En ferais-je un usage qui me semblerait moins futile?

Arno se pose également beaucoup de questions sur l'(im)moralité de ses actes et c’est une autre dimension que j’ai trouvé intéressante. Lorsqu’il évoque la possibilité d’arrêter le temps, les réponses de certains hommes le choquent. Il se sent à part, et plus digne de son pouvoir qu’eux, car ses intentions sont bonnes… et c’est vrai que je lui ai trouvé un petit côté Amélie Poulain du sexe. Pour autant, lorsqu’il dévoile, là encore en le présentant comme un sujet de réflexion purement rhétorique, ce qu’il fait dans l’Enclos aux femmes, certaines de ses interlocutrices sont choquées. Les bonnes intentions suffisent-elles à excuser un acte? Est-ce que ça change quelque chose que la personne, en quelque sorte, victime d’un acte n’ait pas conscience de celui-ci? N’est-ce pas une attitude bien humaine et bien naïve de se croire à part et meilleur que le voisin?

En dehors de ces questions directement liées au sujet du roman, Arno s’interroge sur tout ce qui l’entoure et digresse beaucoup, ce que j’ai personnellement trouvé assez réjouissant. Il travaille comme intérimaire et tape des documents ou des bandes magnétiques, ce qui l’amène à de jolies réflexions sur son métier, les mots et la voix. A force de déshabiller les femmes, il a développé beaucoup de tendresse pour elles, et est devenu très observateur, ce qui donne lieu également à de jolis passages.

Le livre est bourré d »humour. Les passages érotiques qui oscillent entre clichés et imagination débridée, sont tout aussi drôles, mais n’en perdent pas en efficacité pour autant. Après les 2-3 premiers chapitres, j’ai éprouvé une certaine appréhension. J’ai eu peur d’avoir entre les mains un roman assez superficiel, aux idées convenues, qui aurait tourné en rond et dont je me serais vite lassée. Il n’en est rien car, en dépit de son air improvisé, le récit progresse vers un but et s’approfondit bien plus qu’il ne se répète. Et j’ai été tout étonnée de me laisser emporter par les élucubrations du narrateur et de « Encore un chapitre! » en « Encore un chapitre! » lire le roman quasiment d’une traite.

Le seul point sur lequel j’ai tiqué est l’écriture, qui m’a semblé par moments lourde et maladroite. Est-ce volontaire, le narrateur n’étant qu’un écrivain débutant? Est-ce le style de l’auteur ou est-ce dû à la traduction? Pour en avoir le coeur net, la prochaine fois – car il y aura forcément une prochaine fois! – je lirai Nicholson Baker en VO.

Je remercie Comme une image, qui m’a conseillé le livre, pour cette découverte!

Le point d’orgue
Nicholson Baker
Editions Christian Bourgeois
(Il existe également en Folio, mais a l’air difficile à trouver dans cette édition)

Read Full Post »

Après Quand Cupidon s’emmêle, j’ai poursuivi ma découverte de la série en trois volumes Les 5 sens d’Eros par la lecture de l’album du même nom.

Le volume s’ouvre sur cinq courtes nouvelles illustrant chacune un des sens. La couverture de l’album est composée d’éléments de chacune de ces cinq histoires. L’odorat a pour héros un homme qui aime l’odeur des femmes, La vue met en scène un voyeur, Le toucher et Le goût évoquent l’enfance : dans la première, une jeune femme étend le goût qu’elle a pour ses jouets en peluche aux toisons humaines et, dans la seconde, une autre jeune femme ne se sépare jamais de sa tétine. L’ouie, enfin, est centrée sur la musique.

L’album est complété par quatre histoires indépendantes :

Eros, Thanatos et les autres : Eros est mort et Thanatos règne sur le monde, en proie à la violence et au chaos. Gaïa, Aphrodite, Déméter, Athéna, Hébé et Hermaphrodite décident de ressusciter Eros et se mettent en quête des sept éléments indispensables à cette résurrection… avec plus ou moins de bonheur.

La cure de miel : Une femme déprime parce qu’elle se trouve trop grosse. Un ami conseille à son mari de lui faire essayer une cure de miel. La cure s’avère très originale et très efficace, mais pas forcément de la façon attendue.

Le virage : Une jeune femme a décidé de quitter sa ville natale pour démarrer une nouvelle vie ailleurs. Elle monte dans un car et trouve une place libre à côté d’un jeune homme. Alors que tout les passagers dorment, un virage brutal va rapprocher la jeune femme de son voisin de façon inattendue.

Jour de chance : Un homme rêve qu’il est dans un sérail, en possession de sept énormes diamants et de sept superbes femmes aux petits soins pour lui. A son réveil, il est persuadé que c’est son jour de chance et décide de tenter le tout pour le tout.

Neuf histoires en à peine plus de 60 pages, c’est très court et ça ne laisse pas beaucoup le temps de développer. Néanmoins, comme dans Quand Cupidon s’emmêle, j’ai apprécié le soin apporté aux histoires. Si elles ne sont pas hautement intellectuelles, elles sont néanmoins pourvues d’une certaine originalité (j’ai notamment été amusée par Le goût et tous les usages que l’héroine y fait de sa têtine) et la chute est souvent amusante ou surprenante. Le ton est également varié. Si, dans Quand Cupidon s’emmêle, toutes les histoires étaient humoristiques, certaines, ici, sont plus sombres. Eros, Thanatos et les autres a pour cadre un monde violent et La vue et, surtout, L’ouie, ont des fins assez tristes.

Néanmoins, l’impression que je garde de l’ensemble est, cette fois encore, assez souriante. L’humour est malgré tout encore très présent dans cet album et, comme je l’avais dit dans mon précédent billet, les dessins, aux traits et aux couleurs très doux, et qui ont quelque chose d’assez naïf, font passer comme une lettre à la poste les images un peu dures que l’auteur peut glisser ça et là au fil des pages.

Pour moi qui suis trop souvent déçue par les BDs que je lis, Manunta constitue donc décidément une découverte sympathique.

Les cinq sens d’Eros
Giuseppe Manunta
Editions Tabou

Read Full Post »

Un professeur a inventé une pommade lui permettant de se rendre invisible. Il veut en faire usage pour pouvoir être auprès de son amour d’enfance, une danseuse étoile, et la regarder. Mais il tombe sur l’assistante de celle-ci, Miel, une jeune femme délurée qui s’emploie à lui ouvrir les yeux sur le véritable caractère de sa patronne, et dont le charme ne le laisse pas indifférent.

Dans le second des deux tomes que compte la BD et qui sont réunis dans cette intégrale, une autre jeune femme tente de dérober au professeur sa potion. Elle va cependant s’attirer, ce faisant, pas mal de mésaventures.

Alors, en fait, j’avais commencé par lire Aventures vénitiennes. Mais comme j’avais beaucoup de mal à me motiver pour avancer dans ma lecture, et que je suis restée bloquée aux deux tiers de l’album, j’ai pensé que faire une pause pour lire l’autre Manara que j’avais dans ma PAL, qui me semblait d’une facture plus classique, pourrait m’aider à trouver la motivation nécessaire pour venir à bout du tiers restant. Bilan : je compte bien reprendre Aventures vénitiennes et ne pas rester coincée sur une BD mais, il me faut me rendre à l’évidence, Manara n’est visiblement pas un auteur pour moi. Je suis, en effet, passée complètement à côté de ce grand classique qu’est Le parfum de l’invisible.

Je dois reconnaître, comme tout le monde, qu’il dessine les femmes de façon absolument superbe, tout en grâce et en sensualité. J’imagine sans peine l’attrait qu’un tel album peut présenter pour des lecteurs masculins, les rebondissements de l’histoire amenant les héroïnes à enchaîner les poses les plus suggestives et le fait qu’elles semblent seules, le professeur restant invisible, plaçant le lecteur en position de voyeur. Je déplore, en revanche, que les personnages masculins, sauf rares exceptions, soient loin d’être appétissants.

Mais là où je coince vraiment, sans doute parce que je suis trop terre à terre, c’est sur le fond. Le scénario m’a paru bien pauvre et totalement abracadabrant. Les scènes les plus absurdes et les moins crédibles s’enchaînent. Je vois bien que c’est supposé être humoristique, mais ce n’est pas du tout mon style d’humour et ça ne m’a pas amusée. Je suis donc restée totalement hermétique à la BD et je pense que je devais avoir un air assez désolé en tournant les pages.

Je vous renvoie à l’avis de BD Erotique, qui est infiniment plus enthousiaste que le mien!

 Mon édition est déjà un peu ancienne mais l’intégrale du Parfum de l’invisible a été rééditée par Drugstore en 2010.

Read Full Post »

Lorsque j’ai effectué quelques recherches sur la biographie d’Hervé-René Martin, que je ne connaissais pas du tout, j’ai été surprise d’apprendre qu’il est plus connu en tant qu’essayiste. Il est, en effet, l’auteur de La mondialisation racontée à ceux qui la subissent, en deux volets, ainsi que d’un Eloge de la simplicité, dans lequel il raconte comment il s’est  installé dans une maison en terre et en paille qu’il a construite, pour vivre en conformité avec ses idées. Il est cependant également romancier, et s’est donc essayé à la littérature érotique, à travers une tétralogie, publiée de 1997 à 2004, dont L’éveil de Clémence est le premier volume. Cette série a pour objet les débuts de la vie sexuelle d’une jeune fille. Le premier tome rapporte ses premiers émois érotiques.

On peut lire en quatrième de couverture cette petite phrase : « Découvrez le meilleur de la littérature contemporaine », et le fait est que c’est un roman qui a des ambitions. L’écriture se veut raffinée, mais m’a paru parfois un peu pompeuse et j’ai été étonnée d’y trouver des formules comme « j’ai mal à mon pied » ou « Clémence elle fait… ». Il y a de l’humour mais j’ai parfois eu l’impression que le roman virait au vaudeville. Il y a une histoire, qui est une accumulation de clichés et dans laquelle la psychologie des personnages est totalement improbable. Malheureusement, j’ai trouvé que c’est dans les parties qui ne sont pas érotiques qu’il s’en sort le moins mal.

Pour vous donner un aperçu de ce que ça peut donner, voici un bref résumé des premiers chapitres. Au début du roman, la bourgeoise famille de l’héroïne effectue sa sortie bisannuelle au Louvre et, pour s’y rendre, s’encanaille en prenant le métro, en deuxième classe. Clémence, qui a dû laisser sa place assise, sent soudain une main se poser sur ses fesses. Elle ne verra jamais l’inconnu, qui a de gros doigts rugueux et empeste, mais c’est forcément un prolétaire gros, vieux et moche. Le métro est plus bondé le week-end que les jours de grève, c’est bien connu, ce qui fait que personne ne se rend compte que Clémence a les fesses à l’air, hormis sa soeur qui ne la quitte pas du regard, ce qui est d’autant plus fort que Clémence peut lui attraper la nuque en se penchant un peu, ce qui facilite encore l’accès à ses fesses. Car Clémence, en dépit des exhortations qu’elle s’adresse mentalement, ne proteste pas et, au contraire, prend plaisir à l’intrusion de ces doigts inconnus.

Cet épisode donne à Clémence, qui n’a fait jusque-là que flirter avec des garçons qu’elle allumait, l’envie de se déniaiser. Elle choisit pour cela un camarade de sa classe de terminale, bon élève et très fort en philosophie, et donc, fatalement, coincé et totalement inexpérimenté en matière de filles. Clémence l’attire chez elle en prétextant avoir besoin de son aide pour réviser la philo, l’aguiche en se promenant à moitié nue devant lui, avant de finir complètement nue et de se comporter en nymphomane, se rappelant parfois qu’elle risque d’effrayer ce pauvre garçon si romantique en allant trop loin. A la fin d’une longue (à lire, en tout cas!) séance de pelotage, durant laquelle le comportement et les sautes d’humeur de l’héroïne m’ont parus totalement abracadabrants, les parents de Clémence rentrent chez eux au moment où le garçon éjacule. La surprise fait que le jet atterrit sur le visage de Clémence, qui s’en tartine la figure pour faire croire à sa mère qu’elle est en train de se faire un masque, chose tout à fait naturelle pendant qu’on révise avec un camarade. Ca, ça fait quand même partie des quelques passages qui m’ont fait sourire.

Là où j’ai plus de mal, c’est que le garçon est fils d’une mère célibataire avec qui il vit dans une grande promiscuité et à l’égard de laquelle il nourrit des sentiments très forts et assez ambigus (je devrais peut-être me méfier quand mon fils me reproche de me mettre trop rarement en jupe!). Ce garçon a donc des réactions assez étonnantes quand il est avec Clémence et est très attiré par la mère de sa dulcinée, qui est dotée d’une somptueuse toison pubienne soigneusement entretenue par son masseur préféré (ce chapitre là était terrible!).

Après avoir joué à la maîtresse et à la chienne avec sa soeur, qui est fascinée par son aînée (oui, le roman donne un peu dans l’inceste aussi), Clémence est invitée par un ami de ses parents à l’accompagner en croisière. L’ami en question part en croisière nuptiale avec sa cinquième épouse, qui a à peu près l’âge de Clémence, mais la mère de cette dernière trouve ça tout à fait normal et laisse partir sa fille en toute confiance…

Bon, je m’arrête là pour ne pas spoiler plus. Je pense que vous aurez une bonne idée du contenu du roman si j’ajoute que ça se veut beaucoup plus pervers que ça ne l’est en fait et que, alors que je m’attendais à lire des scènes de débauche, je me faisais la réflexion à la fin des chapitres, un peu dépitée, que c’était beaucoup de bruit pour pas grand chose. Ce qu’il y a de plus intéressant, en fait, ce sont les rêves des personnages. c’est une idée que j’ai trouvée pas mal, mais j’aurais bien aimé qu’il développe un peu plus dans la même veine. Je précise enfin que Clémence est toujours vierge à la fin du roman et, au vu des titres des autres volumes, je me demande si elle ne perd pas sa virginité dans le quatrième tome seulement… mais je n’irai pas m’en rendre compte par moi-même, ayant déjà dû me motiver pour venir à bout de celui-ci!

L’éveil de Clémence
Hervé-René Martin
Editions Climats
Collection Le Cercle Poche

Read Full Post »

Lingerie Addict

Quand je suis tombée par hasard, en farfouillant sur le net, sur cette BD, il m’a été impossible de résister. Rien que son titre disait qu’elle était pour moi!

J’ai beaucoup aimé les dessins. Les personnages sont mignons, les couleurs fraîches et gaies. Une mini-biographie de l’auteur figure au bas du quatrième de couverture, et je n’ai été qu’à moitié étonnée d’y lire qu’Olivia (à Paris) a été styliste lingerie. J’ai littéralement bavé devant certains modèles de sous-vêtements qu’on peut voir au fil des pages, me disant que, si je les trouvais dans une boutique, je m’empresserais de me jeter dessus.

La BD est divisée en quatre parties, la quatrième regroupant un petit guide et quelques bonus. Les trois premières parties ont pour thèmes respectifs les achats, les jeux érotiques (il y est donc question de lingerie mais pas que), et la famille, dans laquelle on voit apparaître enfants et grands-mères, ces dernières étant mises en scène dans des saynètes que je n’ai pas toujours trouvées du meilleur goût. Les petites histoires sont amusantes, et m’ont quelques fois fait sourire. Néanmoins, je n’ai pu m’empêcher de comparer Lingerie Addict, et principalement sa deuxième partie, avec Happy sex. Et, pour moi il y a tout de même un fossé entre les deux. Alors que Happy sex m’a parfois fait rire aux éclats, Lingerie Addict n’est pas parvenu a m’arracher plus qu’un sourire.

L’autre point sur lequel je suis restée sur ma faim est celui de la longueur : Lingerie Addict se lit d’autant plus vite qu’il n’y a souvent qu’une image par page. Pour ma part, je l’ai lu de bout en bout en pas plus de 10 minutes, y compris la dernière partie, dont le principal intérêt me semble être de faire du volume en rajoutant des pages supplémentaires. En effet, si l’on y trouve quelques trucs amusants, comme des tutoriels pour fabriquer un masque ou une jarretière et des poupées et leurs vêtements à découper (j’adorais ça quand j’étais petite!), et si le lexique et les sites internet peuvent éventuellement être utiles à certains lecteurs, je me serais fort bien passée de l’horoscope (!) et des pages de publicité pour une marque bien connue.

Je ne dis pas que je ne la refeuilleterai pas de temps en temps, car certains dessins m’ont vraiment beaucoup plu, mais je pense qu’elle est plutôt à réserver aux accros à la lingerie.

Cette lecture constitue notre quatrième contribution au challenge Read me, I’m fashion d’Irrégulière.

Read Full Post »

A l’origine, je comptais faire un billet par manga et puis, comme je n’ai pas forcément grand chose à dire sur certains, j’ai pensé que je pouvais aussi bien faire un tir groupé. Voici donc une partie de mes lectures de ces derniers mois.

Me and you… The naughty

L’entreprise de Narushima est au bord de la faillite. Celui-ci n’a donc d’autre choix que de solliciter l’aide d’un groupe financier. Il réalise avec surprise que son interlocuteur, Soushi Isami, n’est autre que son demi-frère, qui lui a servi de souffre-douleur dans leur enfance. Soushi accepte de l’aider mais chacun des versements que sa société effectuera en faveur de celle de  devra être la contrepartie d’un règlement en nature.

Les deux premiers chapitres proposent du sexe assez pimenté et pas franchement consenti, sur fond de chantage (grosso modo, les lectrices qui ont été choquées par le viol sur lequel s’ouvre la série Viewfinder seraient avisées de faire l’impasse sur ce manga). Mais ensuite le ton change complètement. On se retrouve dans une histoire romantique excessivement sirupeuse avec des péripéties abracadabrantes et une intrigue qui repose presque uniquement sur la jalousie des deux partenaires.

Ce scénario très faible et quasi-inexistant n’est qu’un prétexte pour lier entre elles un enchaînement de scènes de sexe, qui sont très chaudes. Ce qui m’a étonnée et qui, à mes yeux, constitue la principale originalité du manga (je n’irais pas jusqu’à dire l’intérêt), c’est que la partie de l’anatomie des personnages qui est d’ordinaire floutée… l’est assez peu, ce qui fait que les images laissent peu de place à l’imagination. Je ne recommanderais donc le manga que pour qui cherche une histoire érotique entre garçons… et encore, le manga serait plus émoustillant s’il montrait moins et suggérait plus. A mon goût, tout du moins.

Me and you… The naughty
Piyoko Chitose
Tonkam
One shot
Réservé aux plus de 18 ans

I.D.

Un jeune policier est envoyé en guise de bizutage pour son premier jour porter un paquet à un scientifique de l’institut médico-légal. Ce dernier, plutôt dragueur, tombe aussitôt sous le charme du jeune homme, se lance dans un jeu du chat et de la souris avec lui et s’incruste dans les enquêtes auxquelles il participe.

On change ici totalement de registre avec une sympathique bluette très soft. Le scénario n’est cependant là encore pas excessivement palpitant. Les enquêtes policières ne servent que de décor à l’histoire amoureuse et sont plutôt bâclées. Il s’agit d’un manga plutôt humoristique dont l’humour repose essentiellement sur le personnage du scientifique. Si le premier tome m’a fait quelque fois sourire, le deuxième tome m’a paru assez plat et je me suis un peu ennuyée en le lisant. A mon avis, un one shot aurait été suffisant. C’est un manga sympathique mais pas franchement indispensable.

I.D.
Akira Kanbe
Taifu Comics
Collection yaoi
2 tomes (série finie)

Aijin incubus

Fujimaru est un lycéen ordinaire, qui fantasme sur les idoles et rêve de sortir avec une fille. Soudain un démon, un incube, Rei, débarque dans sa vie, ou plutôt dans ses rêves. Il se nourrit du plaisir des humains et a besoin de Fujimaru pour pouvoir à nouveau s’incarner. Le garçon tente de lutter mais ne fait pas le poids. Peu après, deux autres lycéens lui proposent de rejoindre leur club de l’occulte et lui proposent leur aide pour tenter un exorcisme.

 Je vais tout de même pouvoir terminer sur une note positive! Même si j’aurais préféré que le héros soit un poil plus âgé, j’ai beaucoup aimé ce manga qui est plein d’humour. Les fantasmes que Rei suscite à Fujimaru et les relations plus charnelles entre le démon et sa victime sont aussi émoustillantes qu’amusantes. Le cocktail des deux est plutôt réussi.

Le seul souci, c’est que, alors que la série comporte un troisième tome, Taifu Comics n’en a publié que deux et annonce la série comme finie. J’ai bien peur de devoir être contrainte de chercher le troisième tome en lecture sur le net…

Aijin Incubus
Rize Shinba
Taifu Comics
Collection yaoi
2 tomes (3 tomes parus au Japon)
Réservé à un public averti

Read Full Post »

Older Posts »