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Posts Tagged ‘fessée’

Il est vrai que ma motivation a quelque peu faibli ces derniers mois, et que ce blog a été victime de ma tendance à me laisser périodiquement absorber par une nouvelle passion ou reprendre par une ancienne. Je sais fort bien que les jeux vidéos peuvent déclencher chez moi une certaine addiction, c’est pourquoi je ne m’étais pas autorisé à jouer sur PC depuis des années, mais j’ai fini par succomber à l’envie de m’essayer aux MMORPG. Je passe donc depuis quelques mois pas mal de soirées à dégommer des monstres et à jouer à la barbie avec mes elfes. Et j’ai depuis quelques jours ma vieille marotte pour la généalogie qui recommence à me démanger, ce qui ne laisse présager rien de bon. Cela me laisse forcément moins de temps pour lire et encore moins de temps pour parler de mes lectures, si bien que la pile de livres à chroniquer atteint une hauteur dangereuse sur mon bureau.

Je ne promets pas que je vais me remettre à poster régulièrement, mais j’ai encore beaucoup de choses à lire et beaucoup d’envies de lecture. Je n’en ai donc pas fini avec la lubriothèque. Et il y aura au moins demain un autre billet, puisque je me suis lancée dans une LC de Thérèse philosophe avec Minou.

Curieusement, en dépit de mon silence, ce blog reçoit encore des visites régulières, bien plus que je ne m’y serais attendue, et je vous suis reconnaissante de votre fidélité! Chose encore plus étonnante, je continue également à être contactée de temps en temps. Les motifs pour lesquels on m’a sollicitée depuis l’ouverture de ce site sont variés : on me propose des livres, généralement numériques, ou on me demande de parler de tel produit, site ou spectacle, parfois contre rémunération. Vous aurez remarqué que je relaie rarement ces offres et demandes : je suis un dinosaure et ne lis que des livres papiers et, l’intégrité étant ma valeur essentielle, je ne me vois pas faire de la publicité pour quelque chose que je n’aurais pas lu/vu/testé.

J’ai ainsi encore reçu il y a quelques jours un message qui a suscité chez moi des réactions variées. J’ai été d’abord étonnée : c’est bien la première fois qu’on ne me propose pas un livre gratuit, mais simplement un bon de réduction sur la version numérique d’un livre! Puis je suis revenue sur le nom de l’auteur, qui me disait quelque chose, et ça m’a soudain fait tilt. Enfin est venu le choc, d’apprendre que celui-ci était mort bien avant l’heure.

Je veux parler évidemment d’Arnaud de Coudrée, ce célèbre fesseur suisse qui pratiquait son « art » depuis une trentaine d’années. J’imagine que nombre d’entre vous êtes au courant, car j’ai cru voir que sa mort a été évoquée sur plusieurs sites internet.

Je ne le connaissais pas, je n’avais fait qu’échanger quelques mots avec lui sur un forum où il passait régulièrement informer des changements d’adresses de son site. Mais ce que j’avais pu lire chez lui m’avait beaucoup plu. J’aimais son approche de la fessée, ni sexiste ni punitive, mais visant à donner du plaisir, et un côté que je percevais comme… je dirais « esthète », faute de trouver le mot juste, qui est la raison pour laquelle je parlais d’art tout à l’heure.

Je lirai donc son livre. Un jour. Mais comme je ne sais pas quand ce sera, j’ai envie pour une fois de déroger à mes principes et de vous encourager, même si je ne l’ai pas lu, à aller découvrir ce livre.

Vous en trouverez une présentation sur ce site.

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Si le nom de Georges Lévis ne vous est pas familier, ses dessins vous rappelleront cependant forcément des souvenirs, pour peu que vous ayez grandi dans les années 70s. En effet, ce monsieur, de son vrai nom Jean Sidobre, fut l’illustrateur de la célèbre série le Club des cinq.

Cette édition regroupe l’intégralité des aventures de Liz et Beth, qui commencèrent à paraître dans la revue Multi en 1975 et dont la publication se poursuivit sur divers supports jusqu’en 1993. L’histoire peut se résumer en deux mots : Annie et Claude ont grandi, sont devenues nymphomanes et évoluent dans un monde où les gens qu’elles rencontrent ne pensent qu’au sexe! Du fait que leurs aventures étaient publiées en feuilletons, les différents épisodes sont très courts, et donc assez abracadabrants.

Néanmoins, alors que si Liz & Beth avait eu un autre auteur, j’aurais sans doute encore ronchonné contre la faiblesse du scénario… et accessoirement contre les tendres sentiments qui unissent Liz, la blonde, une douce divorcée, et Beth, la brune, dotée d’une forte personnalité et d’un mari ouvert d’esprit, j’ai, pour une fois, apprécié ma lecture de cette BD, pour plusieurs raisons.

Déjà, je suis fan de ses dessins depuis que je suis petite, et donc, son style pour ces aventures érotiques étant identique à celui des illustrations du Club des cinq, pas très objective. Et j’apprécie qu’il soigne autant ses dessins d’hommes que de femmes, chose trop rare à mon goût! D’autre part, si les intrigues sont peu crédibles, elles sont néanmoins construites et cohérentes. Par ailleurs, j’ai aisément pardonné leur rôle de prétexte à toutes sortes de situations sexuelles exotiques, parce que Georges Lévis y a instillé de l’humour, de l’esprit et des allusions amusantes. Ainsi, par exemple, Beth prête à Liz le journal intime de son aïeule Sophie, enfant souvent punie pour ses bêtises, dans lequel elle raconte son initiation sexuelle avec son cousin Paul.

Dans les différentes aventures que vivent Liz et Beth en ville, à la campagne ou dans des pays exotiques, il y a des éléments qui reviennent souvent, comme des marottes de l’auteur :

– le saphisme… et accessoirement le recours à des godes-ceintures

– les matrones à l’air sévère qui initient des adolescents aux choses du sexe, au besoin en recourant au chantage ou à la contrainte. Ce n’est pas l’aspect que j’ai préféré, même si l’auteur le traite d’une façon qui ne fait malsaine mais est, au contraire, plutôt attrayante.

– les héroïnes portent toujours de la lingerie sophistiquée. Elles me font, dans l’ensemble, penser à des élégantes des années 50s bien plutôt qu’à des femmes des années 80s, même s’il leur arrive de porter des strings. Porte-jarretelles et bas sont de rigueur. Soutien-gorges, guépières et petites culottes sont magnifiques. J’avais pratiquement envie de foncer dans un magasin de lingerie à chaque page!

– les fessées, nombreuses et variées, données et reçues par des hommes ou des femmes dans des circonstances diverses, mais souvent appétissantes!

Moi qui ai du mal à trouver mon bonheur en matière de BD, j’ai été charmée par ce gros album (plus de 300 pages), léger, plaisant et raffiné. J’ai bien envie de découvrir le reste de sa production et ai déjà rajouté un autre titre de lui à ma LAL.

Liz & Beth
G. Lévis
Editions Delcourt

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Bon… Je vais encore jouer les esprits chagrins…  Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en achetant ce livre, mais je ne m’attendais pas à ça et j’ai été pas mal déçue. Je vais essayer d’expliquer pourquoi.

C’était mon premier « contact » avec Manara et j’ai trouvé certaines illustrations magnifiques. Il dessine les femmes avec énormément de grâce et de sensualité. En revanche, j’ai été plutôt refroidie par les représentations du héros, à qui j’ai trouvé une tête de psychopathe dans la plupart des scènes érotiques. Globalement j’ai été séduite et ça m’a donné envie de lire une vraie BD de Manara pour voir (j’en ai maintenant deux dans ma PAL!), parce que là je suis plutôt restée sur ma faim.

En effet, en dépit de quelques illustrations en double page, les dessins sont petits et peu nombreux, si bien que j’ai du mal à qualifier l’ouvrage de BD. Il m’évoque plutôt les livres des Bibliothèques Verte et Rose de notre enfance, en ce qui concerne les proportions respectives du récit et des illustrations. Là, je n’ai pas été très convaincue par l’assemblage du texte et des images. Non seulement j’aurais aimé que la part des images soit plus importante, mais celles-ci étaient parfois complètement décalées par rapport au texte… ce qui fait que j’ai éprouvé plusieurs fois un sentiment de frustration parce que j’avais du mal à situer les images sur le plan narratif en les découvrant, et qu’il me fallait lire tout le chapitre, puis revenir sur les images… Bon, OK, je suis sans doute en train de couper les cheveux en quatre… Le problème c’est que j’ai lu L’art de la fessée juste après avoir lu Ombre et lumière (avis à venir… quand j’aurai enfin réussi à l’écrire…), qui repose également sur un assemblage d’images et de texte, mais qui m’a paru infiniment plus harmonieux et efficace.

J’en viens maintenant au texte. En fait, c’est l’histoire d’une rencontre dans un train (qui change d’horaire entre le premier et le dernier chapitre, mais bon je chipote…) entre un homme et une femme. La femme est une célèbre animatrice TV qui présente une émission de ragots croustillants sur les people (Beurk ! Déjà ça démarrait mal!) L’homme s’endort, laissant traîner un petit carnet. La femme s’en empare et plonge dans le récit illustré des expériences de fesseur de l’homme.

Il est question ici de fessée érotique, ça reste donc soft. Mais ça me paraît plus intéressant, et j’ai bien aimé l’esprit dans lequel Enard traite de la fessée. L’extrait suivant en donne une bonne idée :

« On ne sait pas ce qu’est la fessée. Certains y voient une punition enfantine. D’autres, une manie ridicule. Mais c’est la meilleure manière de rendre hommage à ce que la femme a de plus noble, de plus délicat, de plus généreux : ses fesses. [..] Fesser, ce n’est pas frapper. C’est caresser et violer en même temps. Je ne connais rien de plus merveilleux que des fesses qui se cabrent sous la main, se roidissent, puis se tendent en appelant le coup suivant. Elles se révoltent et s’offrent dans le même mouvement… Fesser un cul de femme, c’est mieux que le baiser. C’est lui faire l’amour tout en observant les effets… »

Néanmoins, le récit m’a laissée complètement froide. Il m’a paru trivial, dans les deux sens du terme. Les personnages (aristocrate anglaise qui s’encanaille pour tromper l’ennui, institutrice allemande peu farouche…) m’ont semblé caricaturaux. Les courts récits du carnet ont un air de déjà vu. Le jeu du chat et de la souris entre l’auteur du carnet et la star de la TV est prévisible. Même le rebondissement final m’a paru plus affligeant qu’amusant. J’ai trouvé l’ensemble pas hyper bien écrit et, surtout, manquant de subtilité, tant dans la trame de l’histoire que dans la narration des scènes érotiques.

Comme mon jugement négatif est sans doute dû à mon côté casse-pieds, je vous remets un petit extrait pour que vous puissiez vous faire votre opinion : 

« Gina m’attendait à la page suivante. Elle était représentée de dos mais, à la courbe de ses hanches, à la cambrure des reins et à la chevelure qui ruisselait sur les épaules, je n’eus aucun doute. C’était bien elle, et Donatien s’était particulièrement attaché à retrouver l’émotion procurée par ses fesses. Je ne me trouve pas mal, de ce côté-là. Mon cul a quelques adorateurs qui l’ont loué en paroles et en gestes. J’ai vu des photos où, le buste penché en avant, les coudes appuyés sur un tabouret, j’offre au monde mon derrière. Et, croyez-moi, il en vaut la peine : mince, nerveux, coquin, quoique joufflu à point ! Mais celui de Gina, tel que l’avait dessiné Casanova, battait tous les records. S’il existait un concours du plus beau cul du monde, nul doute qu’elle eût été élue « Miss Miches ». »

L’art de la fessée
Jean-Pierre Enard – Milo Manara
Editions Vents d’Ouest

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