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Alors que je n’avais été prise d’aucun accès de challengite aigue depuis quelques mois, j’ai croisé par hasard un nouveau challenge au gré de mes promenades sur les blogs, un de ceux auxquels je suis incapable de résister!

Ce challenge Badinage et libertinage, dont j’aime beaucoup le logo, est proposé par Minou qui souhaite mieux faire connaître ce courant de pensée de l’Ancien Régime et faire découvrir sa richesse et sa diversité. Je n’ai pu qu’être alléchée par ce programme puisque c’est, à mon allure de tortue, ce que je m’efforçais de faire ici.

Pour ce challenge qui prendra fin le 30 août 2013, j’ai choisi d’office le niveau le plus élevé, intitulé Les roués, qui consiste à lire au moins 6 oeuvres d’au moins 3 auteurs différents. Ca ne devrait pas me poser de problème, puisque mon volume des Romans libertins du 18e siècle dont j’avais commencé la relecture il y a quelques mois avec Les égarements du coeur et de l’esprit s’inscrit parfaitement dedans. Il suffira juste que j’accélère un peu (beaucoup!) l’allure.

Au point où j’en étais, je me suis également inscrite à deux catégories bonus :

Les instituteurs immoraux, qui consiste à lire des essais sur le libertinage en général, ou un auteur ou une oeuvre en particulier

Les nostalgiques, qui consiste à lire « des textes postérieurs au 18e siècle, mais dont l’intrigue se déroule à cette époque, met en scène un libertin, etc. »

J’ai plein d’idées de lectures pour ces deux catégories dans ma LAL. Y a plus qu’à! Mon but, en m’inscrivant à ce challenge, est d’y trouver une stimulation pour accélérer un peu mes lectures. L’avenir dira si ça aura marché!

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Jung Kyung-a est diplômée d’histoire. Elle a néanmoins fait carrière en tant que scénariste de dessins animés et auteur de bandes dessinées. C’est l’intervention américaine en Irak, en 2003, qui l’amène à s’interroger sur le rapport entre la guerre et les femmes. C’est ainsi qu’elle en est venue à travailler sur celles qu’on a appelées les « femmes de réconfort », ces femmes, parmi lesquelles beaucoup de coréennes, prostituées de force dans des bordels à l’usage des militaires japonais.

Le résultat de ses recherches est ce manhwa (bande dessinée coréenne) de plus de 250 pages, qui est apparemment suivi d’un deuxième tome qui n’a pas l’air d’avoir été publié en France ni de devoir être publié dans un futur proche. Ce premier volume m’a semblé un OVNI car je n’avais jamais eu une telle bande dessinée entre les mains.

Le manhwa est divisé en 3 parties, de longueurs inégales. La première, sorte de chapitre introductif, est centré sur une hollandaise. Elle permet d’aborder différents thèmes :
– comment les rescapées ont commencé à se faire entendre dans les années 90s et à réclamer que l’Etat japonais reconnaisse leur existence et sa responsabilité,
– la difficulté pour ces femmes de révéler le secret honteux qu’elles ont porté en elles pendant 50 ans, n’osant pas même en parler aux membres de leur famille,
– le fait que, non seulement des asiatiques ont été concernées, mais que des occidentales qui vivaient dans les colonies hollandaises conquises par les japonais, ont été déplacées des camps de prisonniers où elles étaient détenues pour être enfermées dans ces bordels à l’usage exclusif des militaires japonais.

La seconde partie, qui constitue l’essentiel de l’album, s’appuie sur l’ouvrage de Aso Tetsuo, un médecin militaire chargé d’examiner les jeunes filles et jeunes femmes qu’on envoyait dans ces bordels, Méthode de prévention active des maladies vénériennes. En utilisant ce médecin comme fil conducteur, l’auteur dresse une chronologie, montrant que la pratique ne date pas de la seconde guerre mondiale mais remonte aux débuts de l’expansionisme japonais. Elle montre comment l’organisation des « maisons de réconfort » a évolué et s’est structurée, et décrit les conditions inhumaines dans lesquelles ces jeunes filles étaient détenues et violées à longueur de journée. Elle développe également les différentes techniques de recrutement de l’armée : promesse fallacieuse d’un travail, menaces et enlèvements.

La troisième partie, aussi courte que la première, dresse le portrait d’une de ces femmes à travers un séjour qu’elle a effectué dans sa famille, au cours duquel l’auteur l’a accompagnée.

La transition entre les parties est constituée d’intermèdes assez étranges, dans lesquels des amies de l’auteur font des commentaires sur son manhwa et qui sont ponctués d’interventions d’un personnage représentant Yun Mi-Hyang, secrétaire générale du Conseil coréen pour les femmes enrôlées de force comme esclaves sexuelles au service de l’armée japonaise, qui précise des définitions et des faits historiques.

Dans chacune des trois parties, une couleur vient s’ajouter au noir et blanc dans les dessins. J’ai lu le manhwa tard le soir, à la lumière artificielle, et j’avais cru qu’il était en noir et blanc. Ca m’a fait tout drôle de découvrir, le lendemain, les couleurs à la lumière du jour. Du coup, je l’ai reparcouru complètement. La première partie est agrémentée de tons de vert/kaki qui m’ont évoqué les uniformes militaires. La seconde est dominée par des tons de rouge et de rose, dans lesquels je vois à la fois la couleur du sexe et de l’érotisme, et celle du feu et de la mort. Dans la dernière enfin, on trouve du jaune et de l’ocre. Je ne sais comment l’interpréter mais j’ai vu dans ces couleurs lumineuses de l’espoir.

Dans l’ensemble, la forme du manhwa m’a complètement déroutée. Les dessins sont très simples, très naïfs, peu de décors. Parfois des photos, reproduites telles quelles ou redessinées par l’auteur. Tout est très factuel : des cartes, des plans, des citations. Ca m’a fait penser à un cours d’histoire qui aurait été retranscrit sous forme de fiches pour que l’essentiel soit facilement assimilable et mémorisable. Ce qui ne veut pas dire que l’album soit indigeste, bien au contraire! Déjà, il est très aéré, et le ton, toujours très pudique, est souvent naïf, presque enfantin, et rempli de traits d’humour. Au début j’ai trouvé étonnant ce contraste entre le sujet et la façon dont il est abordé. Avec le recul, ça me semble une très bonne idée. D’une part, ça permet à l’auteur de garder une certaine distance, d’être factuelle et non accusatrice. D’autre part, je pense que la lecture m’aurait sans ça paru insoutenable.

Si elle s’intéresse bien évidemment à la condition des femmes, à travers le destin tragique de ces « femmes de réconfort », ce sont les guerres que Jung Kyung-a entend dénoncer, d’où l’apparition dans une case de G.W. Bush. Ainsi, elle condamne également les pressions qui étaient exercées sur les soldats pour qu’ils fréquentent les « maisons de réconfort ». Les officiers vérifiaient parfois que les soldats passaient bien à l’acte. Cela faisait partie de leur apprentissage et des valeurs qu’on voulait leur inculquer pour faire d’eux des guerriers. Elle évoque également le fait que à la fin de la guerre, des « maisons de réconfort » ont été créées à l’intention des soldats alliés, dans le but de préserver les japonaises.

J’ai appris énormément de choses en lisant ce bel album. S’il m’a déroutée au départ, je le trouve, avec le recul, très bien fait et je ne saurais trop vous le conseiller si le sujet vous intéresse et que vous en voulez une première approche.

Cette lecture constitue ma deuxième participation au défi Images du Japon de Kaeru.

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J’ai encore été prise de challengite aigue, mais essentiellement pour des lectures concernant l’autre blog (pour les curieux, c’est ici. Un seul d’entre eux devrait impacter ce blog ci. Il s’agit du challenge Images du Japon organisé par Kaeru. Il consiste à lire des livres qui ont pour sujet le Japon, et qui comportent une part importante d’images.

Ce sera donc pour moi l’occasion de lire un livre qui me tente depuis longtemps :

Par ailleurs, parmi les mangas et bandes dessinées que je compte lire pour ce challenge, il y en a une pour laquelle je ne sais pas encore si je la chroniquerai ici ou sur l’autre blog :

J’en profite pour annoncer, pour une fois, le programme des prochaines semaines. Mon prochain billet portera sur un grand classique du hentai :

Je vous emmènerai ensuite au 18ème siècle (saison des Rendez-vous de l’histoire oblige!), à travers un roman et un essai :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et j’attends impatiemment Ombres et lumière 3+4 que j’ai commandé. Je ne sais pas encore si je ferai de billet sur la série mais j’avais adoré le volume 1+2 et ne saurais trop vous recommander de vous jeter dessus!

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Je n’ai pas su résister à ce nouveau challenge proposé par George, qui m’a immédiatement énormément inspirée. Les règles posées par sa créatrice sont les suivantes :

je vous propose donc de lire des romans dont le titre contient le mot : Lecture, livre, lecteur, auteur, librairie ou bibliothèque ou tous mots en rapport direct avec notre occupation principale : La Lecture  !

Ce challenge durera 2 ans à compter de la date du lancement (le 28 Juillet) ! Vous pourrez vous inscrire dans l’une des 3 catégories suivantes :

1. La Lectrice : 2 romans

2. Le Liseur : 4 romans

3. La Reine des lectrices : 6 romans ou plus !

Et une bibliographie est proposée aux participants en mal d’inspiration.

J’ai opté pour la catégorie La reine des lectrices, ayant déjà dans ma PAL plusieurs livres qui correspondent aux critères du challenge et pas mal d’idées pour de futurs achats de livres.

La femme de papier de Françoise Rey conviendrait également pour ce challenge. Alias et moi avions échangé, il y a déjà un moment, nos impressions de lecture à propos de ce roman qui nous avait aussi peu enthousiasmée l’une que l’autre. Voilà une occasion de les reprendre et de les mettre en forme!

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Martial a lancé, l’hiver dernier, un challenge Murakami, auquel je me suis inscrite sur l’autre blog. Ce challenge, qui a pour but de nous inciter à découvrir ces deux romanciers japonais homonymes, Ryû et Haruki Murakami, prendra fin le 31 décembre 2012. L’objectif est de lire un maximum d’oeuvres de ces deux auteurs.

Martial nous propose également un petit concours : celui ou celle qui aura lu le plus de livres d’ici le 31 août gagnera un exemplaire d’1Q84, un roman d’Haruki Murakami qui fera l’objet d’une lecture commune à l’automne.

Quel rapport avec ce blog, me direz-vous? C’est très simple. Ryû Murakami est, entre autres, l’auteur d’une trilogie (Ecstasy, Melancholia et Thanatos) qui me paraît plus relever du champ de compétences de la Lubriothèque que de celui de Et puis…

 

Je vous en laisse en juger par vous-mêmes d’après le quatrième de couverture d’Ecstasy que voici :

Et toi, tu sais pourquoi Van Gogh s’est taillé une oreille ? C’est par cette énigme que Miyashita, le je fragile de l’histoire, va se laisser entraîner dans un autre jeu – qui lui sera fatal – de relations sadomasochistes. Aspiré malgré lui, comme dans un jeu vidéo, par la recherche vertigineuse du plaisir, il ira en un crescendo terrifiant jusqu’au point de non-retour.

 

 

Martial nous a également décerné un prix récompensant la créativité avec un logo joliment coloré et je le remercie d’avoir pensé à nous.

Les règles de ce tag sont les suivantes : remercier la blogueuse (le blogueur) qui vous a décerné le prix, désigner 7 autres blogueuses (blogueurs) en mettant leur lien (ne pas oublier de les prévenir) et surtout mettre le logo !!!

Comme ce tag a déjà pas mal circulé, et en particulier sur les blogs que je lis le plus régulièrement, je laisse qui voudra le reprendre.

Je sais, je suis une flemmarde et je m’en sors avec une pirouette! :-P

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La parure joue bien souvent un rôle important tant dans le jeu de la séduction que dans l’érotisme. Ce qui est suggéré stimule souvent plus l’imagination et les sens que ce qui est montré, et la lingerie, les bijoux, les vêtements et accessoires contribuent à créer l’ambiance lorsque les jeux amoureux se font mises en scène.

Aussi, le challenge lancé par Irrégulière, il y a déjà quelques mois, nous a beaucoup inspirées toutes les deux. En effet, pas mal de thèmes qui pourraient s’inscrire dans le cadre de ce challenge nous semblent intéressants à explorer à travers nos lectures.

 

Ce challenge est très simple et très libre : aucun impératif quand au nombre et à la nature des ouvrages lus : on lit ce qu’on veut et autant (ou aussi peu) qu’on veut.

Nous ne nous limiterons sans doute pas à un billet car nous avons donc toutes les deux commencé à nous constituer une petite bibliographie en vue de ce challenge.

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