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Archive for the ‘Poésies’ Category

Nous avons tous lus au moins une fois dans notre vie ou eu connaissance de l’existence du « Sonnet du trou du Cul » De Paul Verlaine et Arthur Rimbaud mais ce n’est pas le seul poème licencieux que Verlaine a écrit. Le livre dont il est question ici regroupe différents recueils de Verlaine : Les Amies (1867), Femmes(1890), Hombres (1891) et Filles (1885). Les amours saphiques, hétérosexuels et homosexuels  y sont évoqués. Certains de ces recueils osés ont été vendus clandestinement sous le manteau à l’époque de Verlaine.

J’admire la poésie même si je n’en lis plus beaucoup, je trouve l’exercice très périlleux : il suffit d’un mot pour que l’équilibre fragile, la musicalité en bref le charme en soient rompus. La lecture en est toujours très subjective car les mots n’ont pas la même résonance chez chacun d’entre nous.

Ici Le poète nous livre des écrits de qualité variable, j’ai trouvé admirable certains des poèmes et d’autres par contre plus quelconques (enfin tout est relatif….). Ici les corps, l’amour charnel sont évoqués sans équivoque. Certains poèmes sont délicats,  d’autres emplis d’humour et d‘autres encore plus crus ont une obscénité savamment dosée. Nous avons ici un livre qui chante un hymne à la beauté des corps des hommes et des femmes ainsi qu’ à la jouissance.

J’ai réellement apprécié ce recueil même si tous les poèmes ne m’ont pas emballée. Ce livre a été pour moi l’occasion de raviver mon goût pour la poésie que j’avais complètement abandonnée. Les poèmes se prêtent finalement très bien à l’érotisme. Et franchement à 2 euros, le petit recueil ce serait dommage de se priver de ce petit plaisir.

Poème Erotiques

Paul Verlaine

Librio

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Boris Vian est un de mes premiers amours littéraires de jeunesse. A cette époque quand je m’entichais d’un auteur, j’avais la manie de lire la quasi-totalité de leur œuvre. Quand je suis tombée sur ce petit opuscule, je n’ai pu résister à l’envie de rappeler à mon souvenir un de mes premiers flirts littéraires. Grand mal m’en pris, car j’ai été plutôt déçue.

Ce livre s’ouvre sur le discours de l’utilité d’une littérature érotique que Boris Vian a prononcé en 1948. J’ai trouvé ce discours  plutôt intéressant,  teinté de l’humour tout particulier de l’auteur même si  plutôt bavard. Boris Vian essaye dans un premier temps de définir ce qu’est et ne devrait pas  être une littérature érotique. « On mesurera la qualité de cette littérature à l’action qu’elle aura sur notre imagination et sur nos sens ».  « Devrait être considérée comme littérature érotique toute œuvre d’art donnant au lecteur le désir d’aimer physiquement ». Boris Vian définit la littérature érotique par opposition aux ouvrages «  pseudo-érotiques »  surabondants de « détails peu ragoutants » ou trop médicaux ou qui détaillent « des actes érotiques  proprement dits s’accompagnent de gestes de haine ».  La littérature érotique « exige une obscénité légèrement sublimée (…) une obscénité poétique ». 

Par contre sur l’utilité d’une telle littérature, Boris Vian se montre impitoyable « Quant à prétendre qu’un livre peut nous donner le désir de faire des choses au lit, c’est aller contre la vérité ; car si l’on veut bien se porter au temps de l’invention de toutes ces coutumes plaisantes de l’érotologie, on doit reconnaître qu’il y a bien eu quelqu’un qui en a eu l’idée le premier, et sans manuel (… ) La vérité est là …il n’y a de littérature érotique que dans l’esprit de l’érotomane ».

A noter Boris Vian cite souvent Jean Paulhan (le destinataire des « Histoires d’O » que Dominique Aubry écrira et qui sera publié ben 1954).

Le livre se poursuit ensuite par quelques écrits variés, manquant de délicatesse que l’éditeur a justement qualifié de « pornographiques »  et non d’érotiques en regard au discours dans ce recueil :

  • « Liberté » court poème, parodie de celui d’Eluard.
  • « La marche du concombre », véritable chanson gauloise.
  • « Les gousses » et « Pendant le congrès »,  poèmes qui offrent ma vision d’un sexe féminin mutilant celui de l’homme.
  • « La messe en Jean Mineur », chanson très provocatrice,
  • « Drencula », très courte nouvelle parodiant le roman de Bram Stocker, texte qui est pur moi le plus réussi (hormis le discours) de ce recueil.

Je suis, au final, assez mitigée sur ce recueil. Je n’aurai peut-être pas dû essayer de réanimer la flamme de cet amour littéraire de jeunesse. Les textes restent agréables à lire même si au final leur intérêt est limité.

Ecrits pornographiques

Boris Vian

le Livre de Poche

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