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Archive for the ‘PAL et projets de lecture’ Category

Noyée!

Je n’ai encore réussi cette semaine ni à trouver le temps ni à mobiliser les neurones nécessaires pour avancer dans mes lectures. Je pars demain pour une semaine de vacances. Je ne sais pas encore si j’arriverai à bloguer de mon lieu de villégiature, mais j’ai bon espoir de rattraper enfin un peu de mon retard de lecture et de revenir avec des brouillons de billets!

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Etant affreusement en retard dans mes lectures, je vais me contenter pour une fois de faire un copier-coller de l’autre blog, du compte-rendu d’une conférence à laquelle j’ai assisté, lors des Rendez-vous de l’histoire. Je sais, ce n’est pas beau!… Mais j’ai très envie de faire connaître ces livres qui me tentent terriblement!

La virilité, une question d’époque?

C’est la conférence que j’attendais avec le plus d’impatience! Elle avait pour but de présenter un monument de 1 600 pages en 3 tomes qui vient de sortir : une Histoire de la virilité. Cet ouvrage, auquel ont collaboré une quarantaine d’auteurs renommés, a été dirigée par Georges Vigarello pour le premier tome (de l’Antiquité au 18e siècle), Alain Corbin pour le deuxième tome (19e siècle) et enfin Jean-Jacques Courtine pour le troisième et dernier tome (20e et 21e siècle). Si je ne connaissais pas ce dernier, qui est un spécialiste du corps, les deux autres noms m’étaient en revanche familiers.

Georges Vigarello, qui a également travaillé sur le corps, mais aussi sur l’apparence et l’hygiène, est notamment l’auteur de Le propre et le sale, d’une Histoire des pratiques de santé, d’une Histoire de la beauté et d’une passionnante Histoire du viol, que j’ai chroniquée ici. Alain Corbin a publié de nombreux ouvrages centrés sur la société du 19e siècle : Le miasme et la jonquille, L’avènement de la société des loisirs : 1850-1960, Les filles de noce : misère sexuelle et prostitution au 19e siècle, ou encore L’harmonie des plaisirs : les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, que je suis en train de lire. Je l’ai découvert avec Le destin retrouvé de Louis-François Pinagot, pour lequel il a choisi au hasard une personne dans des archives départementales et a essayé de faire sa biographie. Bien que l’histoire contemporaine ne soit pas trop ma tasse de thé, j’avais beaucoup aimé ce livre et espérais voir son auteur. Il n’a malheureusement pas pu être présent, mais Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello étaient bien là, et ils se sont révélés captivants.

 La virilité est apparue chez les grecs. Si elle se manifeste de différentes façons selon les lieux et les époques (par exemple, dans l’Antiquité on tolérait que la puissance sexuelle masculine s’exerce sur des adolescents ou des « non-citoyens », le christianisme a mis fin à ces pratiques), elle peut se définir en trois points :
– elle se caractérise par un comportement qui est celui de la domination et de la puissance, y compris physique
– cette puissance se manifeste vis à vis de la femme
– elle ne caractérise que les individus formés

Ce modèle s’est transmis avec tellement d’efficacité que nous n’en sommes jamais sortis. Pour expliquer cette domination du féminin sur le masculin, les deux auteurs ont renvoyé à Françoise Héritier qui explique qu’elle s’appuie sur :
– la force physique,
– des qualités morales dont l’homme fait la preuve dans l’affrontement (maîtrise de soi, courage),
– l’exercice de la puissance sexuelle.
Ces principes régissent non seulement la domination des hommes sur les femmes, mais également la hiérarchie des hommes entre eux. Ce qui fait l’efficacité de ce modèle c’est qu’est ancrée la conviction qu’il s’appuie sur une nature éternelle. Françoise Héritier voit dans la domination masculine une compensation au fait que les femmes peuvent enfanter et que ce sont elles qui mettent au monde les enfants mâles. De là vient l’importance de la transmission de la virilité aux garçons par les enfants, qui permet de perpétuer la virilité entre mâles.

La virilité s’est longtemps exprimée dans l’affrontement. Puis, à partir de la Renaissance, puis avec le développement de la vie de Cour, la notion de maîtrise de soi a pris de plus en plus d’importance. Les Lumières et la Révolution française auraient pu être le moyen d’en finir avec la virilité. Mais, au contraire, les représentations des hommes et des femmes se sont mises à changer : la physiologie de la femme la prédispose à enfanter, ce qui laisse la sphère sociale à l’homme. L’asymétrie homme-femme s’installe de façon définitive. Le 19e siècle, qui repose dessus, est celui de la virilité triomphante.

La première guerre mondiale a représenté un tournant: elle a marqué le triomphe de l’acier sur la chair, portant un rude coup à la virilité guerrière : la fragilité du corps masculin ne pouvait plus être niée. Un peu plus tard, le symbole de virilité qu’était l’ouvrier (avec comme modèle absolu Stakhanov) a été défait par la mécanisation.

On peut voir dans l’apparition des super-héros dans les années 30s et 40s et dans leur succès qui ne s’est jamais démenti depuis, le reflet des inquiétudes masculines et de la contradiction entre le désir de puissance de l’homme et son impuissance dans la vie réelle.

La deuxième moitié du 20e siècle a été marquée par l’obtention de droits pour les femmes. Les femmes ont complètement occupé l’espace public, ce qui fait que la position de l’homme est d’emblée vécue comme menacée, et ça c’est nouveau. Cependant, la virilité qu’on considère aujourd’hui comme en crise, l’a en fait toujours été au fil des siècles. En effet, cette nécessité de puissance et de perfection implique qu’il puisse y avoir fragilité, ce qui a toujours généré des inquiétudes et des angoisses. Les deux intervenants l’ont qualifiée d’idéologie d’homme âgé et de l’inéluctable (car relevant du type : « c’était mieux avant »).

La conférence s’est achevée sur une question à propos de l’affaire DSK. Sans se prononcer aucunement sur le fond, mais en se référant uniquement à la couverture médiatique de l’affaire, l’auteur de l’Histoire du viol a indiqué que l’importance accrue que notre société attache à l’individu fait que les gestes non voulus qui attentent à la pudeur ne sont plus acceptés, et il a conclu en disant qu’il était temps!

La conclusion que je ferais moi de cette passionnante conférence, c’est que je sais ce que je vais demander au Père Noël cette année!

 

Les Rendez-vous de l’histoire ne consistent pas uniquement en des conférences mais aussi en des expositions, projections de films et en un salon du livre riche en tentations! J’y ai fait une razzia et j’ai notamment acheté ceci :

Cette BD raconte l’histoire d’une jeune prostituée de la fin du 19ème siècle, officiant dans une maison close. Elle m’intéresse car le récit semble offrir une vision plus réaliste qu’idéalisée ou fantasmée. A voir!

 

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Ces derniers temps, j’ai plutôt brillé par mon absence dans ce blog. Les alea font parfois que je ne suis malheureusement pas toujours maître de mon temps, puis j’ai abandonné mon ordinateur pendant mes vacances.

J’ai très peu écrit, par contre j’ai continué à lire… J’ai donc quelques livres à chroniquer que vous devriez très prochainement retrouvés dans notre lubriothèque.

Pour vous mettre en appétit, les livres que j’ai déjà lus :

-Le beau sexe des hommes de Florence Ehnuel, petit livre dont je trouve la couverture hideuse et qui pour cette raison a failli rester à la librairie !!!!L’auteure, longtemps inhibée par les tabous de son éducation nous parle de son amour pour le corps des hommes. Professeur de philosophie, elle réaffirme l’importance du regard porté sur l’autre.

La mécanique des femmes de Louis Calaferte, le titre m’a immédiatement parlé…Ce livre parle crûment des désirs et manifestations sexuels et érotiques des femmes. Ecrit par un homme qui a une certaine vision des femmes, ce livre m’a fait découvrir un auteur dont le talent est incontestable mais dont le contenu m’a laissé une impression très mitigée.

69 histoires de désir de J-M Traimond : ce livre recense 69 œuvres d’art et livre sur elles une analyse sous l’angle érotique.Certaines des œuvres sont très connues, d’autres ont été une découverte pour moi. Les analyses m’ont paru parfois un peu légères et hors sujet.

– Sexe et Pouvoir-les dessous de la vie des chefs de Dimitri Casali et Antoine Auger, sous ce titre quelque peu racoleur, surtout au vu de l’actualité, se cache un livre écrit par des historiens. Ce livre dresse quelques portraits depuis l’antiquité jusqu’au XXème sicle et nous parle aussi de la société de chacune des époques évoquées. Le sujet n’est pas approfondi mais l’iconographie très riche réserve de belles surprises.

– Comédie sentimentale et pornographique de Jimmy Beaulieu, roman bande-dessinée léger et sans prétention qui fleure bon l’accent québécois. On y croise des couples aux mœurs plus ou moins libres en quête d’identité.

– Les Kama Sutra, le très grand classique de la littérature érotique indienne que j’avais quelques craintes à aborder et dont au final la lecture est aisée, parfois lassante et souvent très amusante.

Parmi mes livres en cours de lecture, et oui j’ai la fâcheuse manie de commencer plusieurs livres à la fois, il y a :

– Un très beau livre, l’art d’aimer à la chinoise : l’envol de Phoenix de Lao Yi Lin qui reprend avec de jolies illustrations d’anciens textes taoïstes. La lecture des dix milles désirs de José Freches m’avait donné envie de me plonger dans l’érotisme chinois.

– Le manuel d’érotologie classique de Friedrich-Karl Forberg, j’avais découvert l’existence de ce livre dans le discours sur l’utilité de la pornographie des écrits pornographiques de Boris Vian. Forberg se base sur des textes antiques classiques pour évoquer les mœurs sexuels de l’antiquité. Son manuel est précédé dans cette édition d’une nouvelle érotique La porte de l’âne.

– Le livre des amours, contes de l’envie d’elle et du désir de lui d’Henri Gougaud. L’écrivain nous fait parcourir un voyage à travers le monde en nous livrant des contes parlant de la naissance des sexes, de l’amour physique, des relations hommes-femmes. Grande enfant est fana de littérature enfantine également (et non ce n’est pas incompatible avec la littérature érotique), je m’amuse beaucoup à la lecture de ces contes.

Dans ma PAL, sont empilés beaucoup de classiques de la littérature érotique :

– L’Anti-Justine ou les délices de l’amour de Rétif de la Bretonne (mais je voudrais d’abord relire avant évidemment le Justine ou les malheurs de la vertu de Sade)

– Gamiani deux nuits d’excès attribué classiquement à Alfred de Musset.

– De la Chair à l’extase de Li Yu, roman érotique chinois du XVIIeme

– La vie sexuelle de Catherine M. de C Millet.

Concernant le cinéma, je pense que l’Empire des Sens de Nagisa Oshima mérite bien un article, mais j’ai quelques frayeurs à m’attaquer à une telle référence.

Par ailleurs je me demande encore si Belle de Jour de Luis Buñuel adapté du roman éponyme de Joseph Kessel a sa place dans notre blog. Ce dernier film est très sobre au niveau des images, mais c’est un film que j’ai vu très (et trop) jeune. Je me suis aperçue très recemment que ce film avait nourri mon imaginaire érotique par sa puissance évocatrice pendant longtemps dans ma très tendre jeunesse.

Côté séries télévisuelles, j’ai un article en cours sur Swingtown, série relatant de la libération sexuelle aux Etats-Unis en 1976 et je pense également chroniquer Journal intime d’une call-girl.

Vous voyez, j’ai beaucoup à faire, je crois que je ne vais pas chômer !!!!
Parmi, les livres déjà lus, les films ou séries déjà vus, si certains vous intéressent plus que d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part, j’essaierai d’écrire les articles concernés en priorité !

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Quelque temps après la publication de mes billets sur les BDs d’Erich von Götha, j’ai eu la surprise de me faire rabrouer par mail. Mon interlocuteur déplorait que je me sois lancée dans des BDs peu susceptibles de déclencher mon enthousiasme plutôt que de suivre ses conseils avisés. J’ai donc cette fois suivi sagement les conseils qu’on m’a prodigués (ça a intérêt à me plaire!), et j’y ai ajouté un peu de mon cru.

De toute façon, il était largement temps que je m’essaie à ces deux maîtres du genre que sont Crepax, que je n’ai jamais lu, et Manara, que je ne connais qu’à travers les illustrations qu’il a faites pour L’art de la fessée de Jean-Pierre Enard (billet à venir dans les prochaines semaines).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai également acheté quelques yaoi, dont je ne vous parlerai que s’ils en valent la peine, et quelques livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi que de quoi me remettre à l’anglais…

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Parmi les derniers achats que j’ai effectués, et que je vous ai présentés il y a quelques semaines, il y avait deux livres achetés dans l’optique du challenge d’Irrégulière. Je me demandais alors si l’un des deux, Le Traité des mouches secrètes, aurait sa place ici. Après lecture, j’ai jugé que non et ai finalement posté le billet de lecture chez moi. Mais j’ai été tellement emballée que j’avais envie de dire ici aussi quelques mots sur son auteur, Patrick Wald Lasowski, universitaire spécialisé dans la littérature des 18e et 19e siècles, et notamment dans la littérature libertine. Les titres de ses ouvrages me tentaient déjà beaucoup mais, après ce premier contact avec son oeuvre, j’ai désormais hâte de lire tout le reste. Vous risquez donc d’entendre parler de lui régulièrement dans le futur (par « dans le futur », entendre : « quand ma PAL de lectures douteuses sera revenue à une hauteur moins déraisonnable et moins déprimante »). Un petit aperçu en images de sa bibliographie :

 

 

 

 

Comme je le disais à Alias il y a quelques temps, la littérature libertine est l’un des (nombreux!) thèmes que j’aurais envie d’aborder sur ce blog. J’ai notamment le projet de rapatrier chez moi cette anthologie que j’ai lue dans ma jeunesse :

Plutôt que de faire un seul article sur ce gros livre, il me semble plus intéressant d’en faire un par récit, et de poster de temps à autre un billet présentant une oeuvre, son auteur et son contexte.

 

Dans un futur beaucoup plus immédiat, afin d’honorer le challenge, puisque je ne parlerai pas du Traité des mouches secrètes ici, je vais m’attaquer ce week-end à l’Erotisme du pied et de la chaussure. Pour le moment, je me suis contentée d’un coup d’oeil au sommaire, qui m’a l’air bien alléchant! Mon billet devrait arriver dans la semaine.

 

Auparavant, je vous parlerai d’un magazine que j’ai déniché par hasard l’année dernière et que j’achète depuis régulièrement, car il est très intéressant et de grande qualité. En vue de rédiger ce billet, j’ai relu les 4 numéros que j’ai en ma possession, et comme leur contenu est très riche et dense, ça prend un peu de temps. Pour en savoir plus, il faudra repasser ici en début de semaine!

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En début de semaine, plusieurs blogolecteurs ont montré le butin rapporté de leurs derniers passages en librairie, et , forcément, en bonne lectrice compulsive, je n’ai pu qu’être tentée d’en faire autant.

Comme mon travail ne me laisse pas trop le loisir de faire les boutiques en ce moment, et que j’avais promis à mon fils les DVDs de la deuxième saison d’une de ses séries préférées, qui sortaient cette semaine, j’ai passé une commande sur internet et me suis laissée aller à quelques achats pour moi aussi.

Quelques BDs :

 

Un peu de lecture pour le challenge :

et aussi celui-ci, dont le sujet m’a semblé amusant,  même si je ne sais pas encore sur lequel des deux blogs il trouvera sa place :

Et enfin un roman que j’avais prêté et qu’on ne m’a jamais rendu, et que j’ai envie de relire parce que je l’avais bien aimé.

 

Somme toute, je suis restée relativement raisonnable, non?

 

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