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Archive for the ‘Bavardage’ Category

Il est vrai que ma motivation a quelque peu faibli ces derniers mois, et que ce blog a été victime de ma tendance à me laisser périodiquement absorber par une nouvelle passion ou reprendre par une ancienne. Je sais fort bien que les jeux vidéos peuvent déclencher chez moi une certaine addiction, c’est pourquoi je ne m’étais pas autorisé à jouer sur PC depuis des années, mais j’ai fini par succomber à l’envie de m’essayer aux MMORPG. Je passe donc depuis quelques mois pas mal de soirées à dégommer des monstres et à jouer à la barbie avec mes elfes. Et j’ai depuis quelques jours ma vieille marotte pour la généalogie qui recommence à me démanger, ce qui ne laisse présager rien de bon. Cela me laisse forcément moins de temps pour lire et encore moins de temps pour parler de mes lectures, si bien que la pile de livres à chroniquer atteint une hauteur dangereuse sur mon bureau.

Je ne promets pas que je vais me remettre à poster régulièrement, mais j’ai encore beaucoup de choses à lire et beaucoup d’envies de lecture. Je n’en ai donc pas fini avec la lubriothèque. Et il y aura au moins demain un autre billet, puisque je me suis lancée dans une LC de Thérèse philosophe avec Minou.

Curieusement, en dépit de mon silence, ce blog reçoit encore des visites régulières, bien plus que je ne m’y serais attendue, et je vous suis reconnaissante de votre fidélité! Chose encore plus étonnante, je continue également à être contactée de temps en temps. Les motifs pour lesquels on m’a sollicitée depuis l’ouverture de ce site sont variés : on me propose des livres, généralement numériques, ou on me demande de parler de tel produit, site ou spectacle, parfois contre rémunération. Vous aurez remarqué que je relaie rarement ces offres et demandes : je suis un dinosaure et ne lis que des livres papiers et, l’intégrité étant ma valeur essentielle, je ne me vois pas faire de la publicité pour quelque chose que je n’aurais pas lu/vu/testé.

J’ai ainsi encore reçu il y a quelques jours un message qui a suscité chez moi des réactions variées. J’ai été d’abord étonnée : c’est bien la première fois qu’on ne me propose pas un livre gratuit, mais simplement un bon de réduction sur la version numérique d’un livre! Puis je suis revenue sur le nom de l’auteur, qui me disait quelque chose, et ça m’a soudain fait tilt. Enfin est venu le choc, d’apprendre que celui-ci était mort bien avant l’heure.

Je veux parler évidemment d’Arnaud de Coudrée, ce célèbre fesseur suisse qui pratiquait son « art » depuis une trentaine d’années. J’imagine que nombre d’entre vous êtes au courant, car j’ai cru voir que sa mort a été évoquée sur plusieurs sites internet.

Je ne le connaissais pas, je n’avais fait qu’échanger quelques mots avec lui sur un forum où il passait régulièrement informer des changements d’adresses de son site. Mais ce que j’avais pu lire chez lui m’avait beaucoup plu. J’aimais son approche de la fessée, ni sexiste ni punitive, mais visant à donner du plaisir, et un côté que je percevais comme… je dirais « esthète », faute de trouver le mot juste, qui est la raison pour laquelle je parlais d’art tout à l’heure.

Je lirai donc son livre. Un jour. Mais comme je ne sais pas quand ce sera, j’ai envie pour une fois de déroger à mes principes et de vous encourager, même si je ne l’ai pas lu, à aller découvrir ce livre.

Vous en trouverez une présentation sur ce site.

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Après s’être livrée elle-même à cet exercice, Ombres et caresses a souhaité savoir quels sont les dix livres qui ont le plus marqué certains de ses lecteurs. Le choix m’a d’abord semblé très difficile, mais certains titres se sont néanmoins imposés rapidement. En effet, si j’ai, depuis quelques années, de plus en plus l’envie de relire, essentiellement des classiques, je ne relisais auparavant quasiment jamais (trop de livres à découvrir et trop peu de temps!), mis à part quelques rares exceptions, des livres fétiches que je garde toujours auprès de moi et que je relis régulièrement. Ce qui fait que j’ai ainsi réussi à chroniquer pas mal d’entre eux. J’indiquerai donc le lien sur le titre quand ce sera le cas.

Comme Ombres et caresses a dépassé les 10, je me permets de tricher un peu moi aussi. Et, comme je suis naturellement bavarde, je vais l’être encore cette fois, donc accrochez-vous!… Ce billet m’aura d’ailleurs tenu occupée plusieurs jours!

J’ai beaucoup de souvenirs de lecture de l’école primaire, des Clubs des Cinq et des Alice surtout, des oeuvres de la comtesse de Ségur aussi, et de plusieurs albums et romans dont j’ai oublié les titres mais dont j’ai encore les histoires bien en tête, mais les premiers livres qui ont vraiment compté pour moi sont des découvertes de l’époque du collège.

Les trois mousquetaires – Alexandre Dumas

couv57191880Je suis restée une grande enfant qui aime qu’on lui raconte de belles histoires et qu’on la fasse rêver. Peu d’histoires m’ont fait autant rêver que Les trois mousquetaires et Vingt ans après (je n’aime pas Le vicomte de Bragelonne, trop triste à mon goût). C’est un régal d’action et d’humour dont je ne me lasse pas, un merveilleux voyage dans le temps dont j’ai gardé une fascination pour les épées… et pour Richelieu.

 

 

 

 

 

 

Catherine de Médicis – Jean Orieux

51J51FPFTHL__SL500_AA300_Quelques livres ont une histoire, et c’est le cas de celui-ci. C’était l’été de mes 14 ans. J’avais épuisé plus vite que prévu le stock de livres que j’avais emporté en vacances. J’ai donc eu l’autorisation d’aller acheter un livre à la « librairie » du village où nous résidions. C’est ainsi que, en farfouillant, je suis tombée sur cet énorme pavé, qui venait de paraître. Depuis l’école primaire, il m’était régulièrement arrivé de passer des après-midis à parcourir la partie Noms propres du dictionnaire, m’arrêter sur les noms des rois et des reines, essayer de reconstituer leur généalogie et m’interroger sur ce qu’ils avaient fait. Le nom de Catherine de Médicis faisait évidemment partie de ceux que j’avais croisés, mais j’ignorais tout d’elle, comme de la plupart de ces personnages historiques. En voyant cette biographie, je me suis dit qu’avec au moins je saurais qui elle était.

J’ai ramé pour venir à bout des huit cent et quelques pages du livre! Il m’a tenu occupée jusqu’aux vacances de la Toussaint, pendant lesquelles je l’ai terminé assise par terre dans ma chambre, le dos au radiateur (l’un de mes endroits favoris pour lire pendant ma jeunesse!). J’en suis sortie fascinée par cette femme d’une grande intelligence et d’un optimisme à toute épreuve, partisane de la paix et négociatrice infatigable, qui s’est dévouée à ses fils et à la France. Ce fut mon premier essai historique mais pas le dernier, bien loin de là! Si je n’ai malheureusement presque plus le temps d’en lire aujourd’hui, j’ai, pendant des années, lu tout ce que je pouvais trouver de sérieux sur elle et sur son temps. Et c’est également elle qui m’a donné envie de commencer des études d’histoire, parce que la légende noire qu’on lui a faite, et dont elle n’est malheureusement toujours pas débarrassée, m’horripile et que j’espérais, très naïvement, pouvoir un jour apporter ma petite pierre à l’édifice de sa réhabilitation.

 

 E = mc², mon amour – Patrick Cauvin

e4f1012912a035420d15f110_l__sx120_La première histoire d’amour qui m’ait émue. Je suis tombée sous le charme de ces deux gamins que je trouvais touchants et drôles et j’étais admirative devant leur imagination et leur détermination. Aujourd’hui je vois ce que ces personnages ont de caricatural, mais j’ai toujours le sourire aux lèvres en relisant leur histoire.

 

 

 

 

Lettres à Mme Hanska – Honoré de Balzac

51lhcesdxl__sl160_aa115_1Le lycée a été le temps de ma rencontre avec Balzac. A cette époque, France Loisirs a sorti une édition en 28 tomes de la Comédie humaine, que mes parents m’ont achetée, au fur et à mesure de la parution des volumes. Je me suis lancée dans cette entreprise parce que je gardais un bon souvenir de mon premier contact avec lui, l’étude d’Eugénie Grandet en classe de quatrième, et que je voulais me constituer une culture de classiques. Cette fois encore, ce fut le coup de foudre. Comme j’ai une mémoire de poisson rouge et que j’oublie aussitôt ce que je lis, je relis de temps à autre l’un ou l’autre de ses romans et je me suis, au fil des années, efforcée d’acquérir ce qu’il avait écrit d’autre : oeuvres de jeunesse, Contes drôlatiques, pièces de théâtre, articles pour la presse…

Il m’est difficile d’en dégager une oeuvre que j’ai préférée, mais les écrits qui m’ont le plus marquée sont sans doutes ceux-ci, avec lesquels j’ai découvert l’homme derrière l’écrivain, son génie, son énergie et sa puissance de travail formidables, mais aussi des côtés assez enfantins qui le rendent attachant ou qui m’amusent. J’ai d’ailleurs récemment assez bien retrouvé mes impressions dans la BD Vivre avec Balzac de Joris Clerté.

 

A la recherche du temps perdu – Marcel Proust

img296Proust a été l’une des découvertes de mes années fac… Je me revois encore, au fond d’un amphi, lors d’un cours ennuyeux, essayer tant bien que mal d’avancer dans mon livre. Ce qui m’a séduite chez lui, c’est l’écriture, qui rebute malheureusement trop souvent, et que j’ai trouvé merveilleusement belle. J’ai récemment entrepris de relire A la recherche du temps perdu et j’apprécie cette fois plus encore ma lecture, car, si j’apprécie toujours autant son style, je suis maintenant plus sensible à l’humour et à la finesse de l’analyse des choses et de la psychologie des gens. Il est d’ailleurs possible que j’en poste des extraits ici dans le futur, certains personnages s’adonnant à des pratiques sexuelles peu conventionnelles!

 

 

 

 – Le pendule de Foucault – Umberto Eco

41xM2cYESzL__SL500_AA300_C’est, de loin, le roman que j’ai préféré chez cet auteur que j’aime beaucoup et dont l’érudition me fascine. Depuis mon adolescence, je dévore régulièrement avec délectation romans et « essais » autour des Templiers et autres mystères historiques du même genre. C’est un de mes péchés mignons, même si je ne crois pas un mot de ce que je lis. Umberto Eco a réussi avec ce roman à ficeler une intrigue jubilatoire et passionnante, utilisant ces thèmes et une multitude d’autres. Alors, évidemment, ma culture est bien insuffisante pour tout comprendre, mais qu’importe? Je n’en ai pas moins dévoré l’histoire. Ma deuxième lecture du roman (oui, pour celui-là aussi, il y en a eu plusieurs) a été suivie d’une visite de Provins. On a eu la chance ce jour-là d’être les seuls à visiter les souterrains et d’être accompagnés d’une guide qui avait, peu de temps auparavant, fait le même parcours avec Umberto Eco, profitant de l’occasion pour lui montrer où il s’était trompé dans son roman! J’en garde un souvenir formidable. Je me suis promis d’attendre pour le relire, afin d’avoir plus d’éléments de compréhension, d’avoir fini de lire la Bible et lu le Coran et la Kabbale. Autant dire que ce n’est pas gagné! Peut-être quand je serai à la retraite?

 

– Louis XI – Paul Murray Kendall

41jWwkHumUL__SL500_AA300_Encore un personnage historique qui a été pas mal malmené, injustement là encore, par la postérité et que j’aime beaucoup. Il n’était pas très glamour, car peu dépensier pour lui-même et peu fastueux, mais j’apprécie son intelligence et le fait qu’il ait cherché, quand c’était possible, à aggrandir la France par des achats de domaines et par des mariages plutôt que par les guerres.

J’apprécie cette biographie parce qu’elle est accessible. Trop souvent les essais historiques d’auteurs français sont bien arides. Ceux d’auteurs anglo-saxons que j’ai pu lire sont d’un accès beaucoup plus simple et beaucoup plus plaisant, et ils n’en sont pas moins sérieux. J’aimerais que les historiens français prennent modèle sur eux!

 

 – Harry Potter – J.K. Rowling

51fk8ndqvzl__sl500_aa300_Parce que je n’avais pas été autant captivée par un livre depuis Les trois mousquetaires ou Le pendule de Foucault! A la base, j’avais acheté le premier tome pour faire un cadeau, et, avant de le donner, j’ai voulu le lire un peu pour voir ce qui causait un tel engouement autour de la série. Un peu dubitative au début, j’ai vite été captivée… au point d’enchaîner les 4 premiers tomes qui étaient déjà sortis… puis de précommander des mois à l’avance les 3 suivants… en anglais, évidemment, pour ne pas perdre un jour!… et de les dévorer dans les heures suivant leur réception, ne faisant quasiment rien d’autre que lire jusqu’à arriver à la dernière page.

La série m’a également incitée à porter un regard différent sur la littérature jeunesse et à m’y intéresser. Même si je suis maintenant à fond dedans grâce à mon fils, il m’arrive de temps à autre de me lancer seule dans des séries pour ados juste pour le plaisir.

Et ça a été, ces derniers mois, un grand plaisir de partager la relecture des premiers tomes de Harry Potter avec mon fils.

 

Mémoires – Henri II, duc de Guise

img_1793-e1350428454667Si je me suis bien calmée depuis une dizaine d’années (mais j’ai découvert récemment des blogs de bibliophiles qui pourraient bien me faire replonger), j’ai, pendant quelques années, écumé les brocantes, salons et, parfois, libraires spécialisés, à la recherche de vieux livres. Ne connaissant rien aux questions de reliure et d’édition, c’est à cause du contenu des livres que je me laissais tenter. Celui-ci s’est imposé de lui-même : je connais bien les Guise qui dirigeaient le parti catholique lors des Guerres de religion, puisque ma chère Catherine de Médicis a eu énormément de fil à retordre avec eux (il semble même probable qu’ils soient responsables d’une bonne partie des crimes qui lui ont été imputés pendant des siècles), mais je ne connaissais pas la génération de leurs petits-enfants, dont fait partie Henri II. Evidemment, j’avais envie de comber cette lacune, et ce livre m’a semblé idéal pour cela. Il s’est avéré qu’il ne racontait en fait que quelques mois de la vie de son auteur, les 5 mois durant lesquels il a pris la tête de l’insurrection napolitaine contre l’occupant espagnol, mais j’ai découvert en lui un personnage digne des héros de romans de cape et d’épée. C’est à cause de ce livre que j’ai choisi, parmi les sujets qui m’ont été proposés lors de mes études d’histoire avortées, de travailler sur la fortune de sa soeur. Et, ce faisant, j’ai encore appris à mieux le connaître, notamment grâce au livre qui contenait la liste de ses créanciers!

Mais, au-delà du contenu, ce livre est aussi important pour moi en tant qu’objet : c’est le premier livre que j’ai acquis qui était antérieur à la révolution française, et si j’en ai par la suite acheté d’autres des XVIIe et XVIIIe siècles, le plus souvent pour une bouchée de pain, je ne peux jamais l’ouvrir et voir sa date de publication sans émotion.

De façon générale, je suis très attachée aux livres en tant qu’objets. Je trouve un plaisir sensuel à les regarder, les sentir, les toucher. Ce qui fait que les liseuses ne m’intéressent pas du tout.

 

– GTO – Tôru Fujisawa

517TXD4WEML__SL500_AA300_Ce n’est certainement pas le meilleur manga que j’ai lu… et d’ailleurs, vu le mal que j’ai à venir à bout des autres séries de l’auteur, je me demande quelles seraient mes impressions si je le relisais aujourd’hui. Ce n’est pas le meilleur manga que j’ai lu, disais-je donc, mais c’est le premier, ce qui fait qu’il occupe pour moi une place à part.

Enfant, mes dessins animés préférés étaient japonais (La bataille des planètes, Albator, Goldorak…). Plus tard, je me précipitais au cinéma chaque fois que sortait un film d’animation japonais. Mais je n’avais pas l’idée d’aller creuser plus loin et je n’aurais jamais imaginé, par exemple, qu’Akira puisse être quelque chose de plus qu’un film. Ce n’est qu’avec GTO, le manga et l’anime, il y a seulement une dizaine d’années, que j’ai réalisé qu’il existait tout un univers, qui n’était pas réservé qu’aux enfants et aux adulescents nostalgiques, qui recelait plein de choses intéressantes et qui risquait de beaucoup me plaire. Je dois à GTO d’avoir découvert un monde que, depuis, je ne me lasse pas d’explorer.

 

Et, pour en revenir, enfin, au thème de ce blog, il faudrait citer aussi :

– Le rapport Hite – Shere Hite

41W5EHSVMJL__SL500_AA300_Je l’ai lu à la fin du lycée, dans une période où j’avais à coeur de découvrir les grands classiques du féminisme. J’y ai appris beaucoup sur cet aspect-là, mais je ne m’attendais pas à y trouver beaucoup plus encore, grâce à son côté très pratique. C’est, en effet, grâce à lui que j’ai fait mon éducation sexuelle et que j’ai appris à aller au delà des tâtonnements intuitifs, en matière de masturbation notamment. J’y ai acquis des connaissances théoriques, y ai trouvé des techniques à expérimenter et ai, au final, beaucoup progressé grâcé à ces expérimentations. Voilà bien longtemps que j’ai envie de le relire, mais je n’ai pas encore pris le temps de le refaire.

 

 

Derrière la porte – Alina Reyes

41WPbkMr-RL__SL500_AA300_J’ai lu celui-ci un peu plus tard, attirée par le côté « histoire dont vous êtes le héros », qui me rappelait les volumes de fantasy que j’avais dévorés adolescente. Ce « catalogue de fantasmes » m’a appris à mieux connaître ce qui m’attire et ce qui ne m’attire pas. Et j’ai beaucoup aimé l’écriture d’Alina Reyes. Je n’ai lu depuis qu’une autre de ses oeuvres, il faudrait que j’y remédie.

 

 

 

 

 

Ombres et lumière – Parris Quinn

9782915101652_cgCes dernières années, mes lectures érotiques ont malheureusement bien plus souvent été des déceptions que des coups de foudre, surtout en matière de BDs. Parmi les quelques lectures que j’ai néanmoins appréciées, il en est une qui se détache incontestablement du lot. Il s’agit du premier tome de cette intégrale, le second (qui comprend les volumes 3 et 4)  étant malheureusement moins bon. Je pense que si cette lecture m’a autant parlé et m’a autant inspirée, cela touche en partie à des raisons personnelles, ce qui fait qu’il m’est difficile d’écrire dessus. Néanmoins, alors que dans tant de BDs, le scénario, inexistant ou complètement tiré par les cheveux, me désole, j’ai aimé la simplicité et le réalisme des histoires de D/s racontées dans ce roman graphique, le réalisme et la beauté du dessin, et la lenteur du rythme qui me convient parfaitement. Je l’ai déjà dit et je le redis : ne manquez pas de la découvrir, si ce n’est pas déjà fait!

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Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2013, et la réalisation de tous vos souhaits.

J’ai encore ralenti le rythme sur le blog ces dernières semaines pour deux raisons. La première est que je m’efforce de terminer en catastrophe sur l’autre blog avant leur échéance les challenges auxquelles j’étais inscrite. J’ai presque fini et presque réussi.

La seconde est que je suis en train de lire en parallèle un gros manga (environ 500 pages, tout de même!), Le coeur de Thomas, que je pensais chroniquer ici, et que je vais finalement réserver pour l’autre blog, car il est très chaste. Je voudrais néanmoins attirer un peu votre attention dessus.

9782820305343_cgSon auteur, Moto Hagio, est l’une des femmes mangakas qui ont révolutionné le shojô dans les années 70s. Cet auteur majeur, qui n’avait jusque-là pas été traduit en français, a touché à différents genres, tels que la science fiction.

Elle est considérée comme l’inventeur du genre yaoi, ayant ouvert la voie avec Le coeur de Thomas, qui vient enfin d’être traduit en français.

Ce manga a pour cadre un pensionnat allemand dans les années 30s. Il s’ouvre sur le suicide de Thomas, qui a décidé de mourir parce que son amour pour un de ses condisciples, Juli, n’était pas partagé. L’arrivée au pensionnat d’un nouvel élève qui ressemble beaucoup à Thomas va perturber Juli. On y trouve déjà de futurs ingrédients des histoires de boy’s love, notamment avec des personnages très androgynes. Mais ce gros manga ne se résume pas à un enchevêtrement d’intrigues sentimentales, il évoque également les difficultés familiales de certains pensionnaires et le sentiment d’abandon éprouvé par quelques-uns d’entre eux. Elle fait aussi un peu allusion au contexte historique, à travers des problèmes de racisme. C’est donc une oeuvre qui mérite d’être découverte par qui s’intéresse aux mangas.

Je reprendrai mes lectures douteuses dès que je me serai sortie de mes challenges, dans quelques jours tout au plus. Je pense trouver matière à rédiger un nouveau billet dans le courant de la semaine prochaine!

 

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Un an!

Ce blog a aujourd’hui un an et j’en suis très heureuse car, lorsque je me suis lancée dans l’aventure, je ne pensais pas être capable d’alimenter de façon plus ou moins régulière un site, et encore moins deux!

Au début, c’était facile. Nous étions deux et, si nous avions des sensibilités similaires et des avis convergents, nous nous complétions au niveau des supports abordés. Par ailleurs, j’ai tenu à rapatrier ici les chroniques de lecture que j’avais initialement rédigées, comme certains d’entre vous le savent, pour le CDS qui est malheureusement aujourd’hui moribond (j’en profite pour remercier une fois de plus Aretina, si elle passe par ici, de nous avoir permis d’utiliser ce nom de lubriothèque dont la paternité lui revient). Mais, depuis quelques mois que je suis toute seule et que je n’ai plus d’articles à recycler, c’est plus dur et le rythme de publication s’est bien ralenti. Cependant, si le temps me fait défaut, l’envie de partager est toujours la même!

A cette occasion, je voudrais dire un grand merci à nos lecteurs, que j’aimerais moins silencieux (pourtant je ne mords pas!) mais qui sont fidèles. Voir que les gens reviennent encore et encore encourage à continuer! Ca fait plaisir aussi de voir que des internautes qui arrivent ici par hasard s’intéressent, furètent un peu partout et parfois reviennent (merci Statcounter!).

Il est de tradition de faire de temps à autre un florilège des requêtes qui amènent sur un site. Au vu des requêtes farfelues qui amènent les visiteurs sur mon autre blog, qui est pourtant tout ce qu’il y a de plus anodin, je m’attendais à trouver du lourd ici. Grande a été ma surprise de voir qu’il n’en est rien! C’est donc la première fois que je me livre à cet exercice, faute de matière!

Ainsi, parmi les  10 requêtes qui reviennent le plus fréquemment, 5 d’entre elles sont des déclinaisons du nom du blog : « lubriothèque », « lubriothèque.wordpress », etc. Et ça aussi, ça fait chaud au coeur!

Notre visiteur le plus étrange est une personne qui a tapé sur son clavier « premier rapport perver » (sic) chaque jour, pendant 39 jours d’affilée, et qui a atterri chaque fois sur mon billet relatif aux Contes pervers de Régine Deforges, qu’il devait connaître par coeur à la longue… (ou pas)

Dans l’ensemble, les requêtes qui amènent les visiteurs sur la lubriothèque sont assez pointues, et je pense qu’une bonne partie d’entre eux (beaucoup plus importante que sur mon autre blog en tout cas) trouve ce qu’ils sont venus chercher.

Il y a cependant des requêtes particulièrement pointues qui ne doivent pas trouver de réponse ici :

bible black kurumi est morte ? Je ne spoile pas! (… sauf des fois pour les essais)

le sentiment de la famille + erich von gotha Euh… Je ne me sens pas particulièrement l’envie de me lancer dans une thèse sur son oeuvre.

scène de masturbation de margot stiley dans « 9 songs » Moi, je ne l’ai pas vu alors…

 fils à linge évolution lingerie ?!?

histoire des viols sexuels Ca peut ne pas être sexuel, un viol?

 

Pour d’autres requêtes, je vois bien ce qui a amené leurs auteurs ici… mais certains d’entre eux ont dû être étonnés!

devenir une bombe en 10 leçons C’est une requête fréquente!!!

zetman sex Je ferai un billet sur la série, mais seulement quand je l’aurai terminée, et sans doute pas ici!

essayé sylvie monthulé Eh oui, c’est tentant! Et en plus c’est les soldes!

j’avais envie d’être fessé par esparbec Tous les goûts sont dans la nature!

cors au pied

tout homme est un violeur C’est un peu radical, comme affirmation!

sexe entre la chaussure et le pied d’une fille

yaoi+viagrello Visiblement, il y en a qui confondent Georges Vigarello avec le viagra!

 

Et puis il y a ceux pour lesquels je ne comprends pas comment ils sont arrivés là!

sex hors / hors sex J’en ai 17 comme ça! Si quelqu’un peut m’expliquer?

bandes dessinees pornographique pour jeunes Je n’en ai encore jamais croisé en littérature jeunesse…

shibari hentai croquis noir et blanc Je n’ai pas ça en rayon mais ça m’intéresserait!

mizuage position Quoi t-est-ce?

film glaciologue jalousie

site sexuel tabou

lerotica prostituée recrutement

la fessée au confessional

 – dessin qui se divise en trois

 commentaire femme mariee sur la sodomie Le mariage change quelque chose à l’affaire?!?

recit humoristique des mesaventures du roi midas

 zoophilie de marie d’anjou Euh… Marie d’Anjou, la mère de Louis XI? Je n’ai jamais lu quoi que ce soit de tel à son sujet!

histoire revebebe je baise avec grand mere et grand pere

photos érotiques de femmes se mettant un concombre de leur sexe Je m’attendais à en avoir plein, des requêtes comme ça… mais non, c’est une rareté! Vu la formulation, je m’interroge…

 

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Grisaille

D’ordinaire, quand je n’écris pas, c’est que je n’ai pas eu le temps de lire. Ces derniers temps, au contraire, j’ai lu plein de trucs intéressants, mais je n’ai pas l’énergie pour écrire.

En ce moment, tout va mal. Le plus préoccupant, c’est mon père, qui a un gros ennui de santé et pour lequel je me fais beaucoup de souci. Je fais de mon mieux pour faire bonne figure auprès de mes parents mais, au boulot, ça va tout aussi mal. Je croule sous le travail mais l’envie n’y est plus. Je suis partagée entre ma conscience professionnelle et l’écoeurement. L’écoeurement et la rage de voir casser un outil qui fonctionnait bien, de voir qu’une boîte dans laquelle j’ai eu plaisir à m’investir et pour laquelle j’avais encore envie de mettre en place plein de choses est absorbée par des gens incompétents et malveillants. Partagée entre la certitude d’avoir pris la bonne décision et le soulagement de savoir que je n’ai plus que 4 mois à tenir, et en même temps l’inquiétude que me causent malgré tout les gens qui me disent que je fais une erreur et que je vais ramer pour retrouver un emploi, et les pressions qu’on exerce sur moi au travail pour que je revienne sur ma décision et que je reste. Il y a aussi l’inquiétude qui commence à monter du « et après, je fais quoi? ». S’y ajoutent les démêlés récurrents de mon fils avec son école et son étourdi de père qui s’emmêle les pinceaux dans les disponibilités de sa copine et me réclame sans arrêt des chamboulements de planning, ce qui fait que je n’ai eu qu’un week-end et quelques soirs de semaine de liberté en janvier… Mais ça, c’est de ma faute, je suis trop poire! Et pour couronner le tout, je me suis – encore! – fait flasher ce matin!

En conséquence, le soir, une fois le petit endormi, je n’ai le courage de rien faire de constructif. J’ai même laissé s’accumuler ces derniers jours les mails inquiets d’amis qui demandent des nouvelles. Je n’aspire qu’à me plonger dans un bain parfumé très chaud, avec quelques carrés de chocolat et un bon bouquin… et je suis, certains soirs, dans un tel état de déliquescence que j’ai même réussi à piquer du nez sur une enquête de Nicolas Le Floch, alors que j’adore Jean-François Parot!

Les deux jours de liberté que j’attendais depuis 3 semaines arrivent enfin. Ce week-end, j’hiberne!

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Essai

J’ai envie de changer de thème.  J’en avais un peu marre du précédent, qui ne nous avait jamais totalement convaincues. Je n’exclus pas de changer complètement de style mais j’ai voulu commencer par faire un essai avec celui-ci, qui avait eu notre préférence dès le départ, mais que nous n’avions pas adopté parce que la navigation ne nous semblait pas pratique. Qu’en pensez-vous? Est-ce que ça vous semble gênant que la barre de droite ne soit pas apparente quand on est sur la page d’un article? Avez-vous spontanément l’idée de cliquer sur la bannière pour revenir à l’accueil en cas de besoin? Moi j’ai mis du temps pour me rendre compte que c’était possible… Je sais, je ne suis pas douée!

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Lorsque mon fils est rentré en CP en septembre, je me doutais bien qu’il allait passer de la phase « caca boudin » à des expressions fleuries moins bébé, mais je ne m’attendais pas à ce que la transition soit si rapide. Il faut dire qu’il est dans une toute petite école, organisée en classes multi-niveaux. Sa classe est essentiellement composée de CP et de CM1-CM2. L’avantage est que les grands incitent les petits à bien se tenir en classe et les aident, mais il prennent aussi un malin plaisir à se prendre pour des caïds et à se la jouer devant ce public conquis et admiratif. J’ai donc eu l’occasion ces derniers mois de contribuer à l’enrichissement du vocabulaire du loustic en lui expliquant le sens de certains mots qu’il répétait sans les comprendre. Au-delà des grands classiques, comme « cul » (jusque-là, c’était facile), j’ai connu quelques situations un peu surréalistes, comme lorsque j’ai dû lui faire comprendre que ça n’allait absolument pas être possible qu’il rebaptise une de ses peluches préférées « ma couille »… ce qui me fait penser qu’il faudrait que je lui enseigne que le mot approprié pour désigner la chose est testicule avant de m’attirer des ennuis avec son géniteur et les grands-parents… Et j’ai même pu tester jusqu’où s’étendait mon ouverture d’esprit : je me suis bornée à lui interdire formellement d’utiliser le mot « enculé » et à lui dire d’attendre 3-4 ans avant de me redemander ce que ça signifie concrètement… en priant lâchement pour que ça puisse attendre un peu plus longtemps que 4 ans. Mais je n’étais pas du tout préparée à ce qui m’est tombé dessus l’autre soir.

Nous avions à dîner mes parents, qui sont plutôt du genre coincé. Mon père passe beaucoup de temps sur les ordinateurs en général, et sur internet en particulier, et travaille quotidiennement à rafraîchir et parfaire son anglais… qu’il prononce de façon épouvantable. Je ne me suis donc pas méfiée quand il a voulu se renseigner, en plein dîner, sur la signification d’un mot qu’il avait lu sur le net. « Qu’est-ce que ça veut dire w-h-o-r-e? Et comment ça se prononce? » Assise entre ma mère et mon fils, j’ai connu un moment de solitude… Je n’ai pas osé lui demander sur quel site, sans doute parfaitement innocent, il avait fait cette découverte.

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