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Archive for the ‘Anime’ Category

Cet anime m’a tentée dès que je suis tombée par hasard sur l’image qui orne la jaquette du DVD (je ne sais plus si j’ai déjà eu l’occasion de vous dire que j’ai un gros faible pour les histoires de tentacules!). Je ne l’aurais pas acheté à son prix normal (prohibitif!), car je ne m’attendais pas à quelque chose d’extraordinaire mais, quand je l’ai trouvé à moins de 5€ en farfouillant sur un site, je n’ai pas pu résister!

Le DVD comporte deux épisodes d’un peu moins de 30 minutes chacun et offre le choix entre une version française et une version originale sous titrée en français. Craignant un peu le doublage français, j’ai lâchement opté pour la VO. De toute façon, étant donné que l’anime comporte peu de dialogues constructifs, le choix de la langue n’est pas bien gênant!

Les auteurs ne se sont, en effet, pas beaucoup foulés pour l’intrigue, qui n’est pas originale et qui n’est qu’esquissée! L’histoire se passe dans un genre de lycée pour filles dédié à la musique, dans lequel sont gardés plusieurs instruments de musique maléfiques. Un professeur s’est emparé d’un violon qui, lorsqu’on en joue, fait apparaître un démon, sous forme de tentacules donc, et qui suscite l’excitation sexuelle chez ceux qui l’entendent. Evidemment, le professeur utilise son violon pour faire subir toutes sortes de sévices à ses élèves, de jolies jeunes filles aux seins complètement disproportionnés (forcément). Au début du second épisode, on apprend l’existence d’un violon angélique. Mais les gentilles n’ont pas le temps d’en faire usage. Il faut comprendre : c’est bien plus intéressant qu’elles tombent au pouvoir du professeur plutôt qu’elles essaient de l’empêcher de nuire. Le scénario m’a donc paru fort maigre! Là, je me dis que je dois être vraiment casse-pieds : j’avais, au contraire, trouvé en regardant Le retour de la blue girl qu’il y avait trop de scénario et pas assez de tentacules. Mais, tout de même, un minimum de scénario qui tienne deux secondes la route n’aurait pas nui à l’affaire!

Sur le fond, on voit essentiellement des jeunes filles se faire violer par tous les orifices, par des tentacules ainsi que par certaines de leurs camarades munies de divers instruments. Il faut donc aimer le genre! L’ensemble est agrémenté par diverses pratiques, du style lavements, flagellations, bondage, promenades en laisse, mais ça reste assez classique et plutôt répétitif.

La particularité, si je puis dire, de l’anime, qui m’a beaucoup gênée, c’est qu’il est très orienté scatophilie et que pratiquement toutes les scènes de sexe se terminent sur la vision de jeunes filles en train de se soulager et de tentacules soudain munis de bouches (le reste du temps, ils ont plutôt comme plein de petits doigts!) se précipitant sur leurs excréments pour les engloutir. Je trouve ça dégoûtant et je m’en serais fort bien passée! L’autre reproche que je ferais au dessin animé, par goût personnel, c’est qu’il y a beaucoup trop de filles dans cette histoire et qu’un seul homme qui, en plus, fait tout le temps la tronche, ça fait bien peu! Autre point ennuyeux : l’animation est un peu inégale. Par exemple, dans les scènes où des élèves prodiguent des caresses intimes à une de leurs condisciples, la position et le mouvement des doigts m’ont paru ratés et pas naturels. Les fellations ne sont pas non plus des plus réussies.

En dépit de tous ces défauts, l’anime s’est néanmoins révélé d’une certaine efficacité, comme quoi il faut croire que, même si je ronchonne, je suis malgré tout bon public! Les quelques euros que le DVD (qui, vous l’aurez compris, n’est pas impérissable) m’a coûtés n’ont donc pas été totalement gaspillés!

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Bible Black était à l’origine un jeu vidéo eroge sur PC sorti en 2000. Le jeu a ensuite été adaptée, de 2001 à 2005, en une série animée hentai devenue très célèbre, qui se décompose de la façon suivante :

– Bible Black : La noche de Walpurgis (en français Bible Black) : 6 épisodes de 30 minutes
– Bible Black : Origins (en français Bible Black – Les origines) : 2 épisodes qui expliquent ce qui s’est passé 12 ans avant les événements racontés dans Bible Black
– Bible Black : New testament (en français Shin Bible Black) : 6 épisodes dont l’histoire se déroule quelques années après celle de Bible Black
– Bible Black only : qui consiste en 7 scènes de sexe autour de quelques-uns des principaux personnages de Bible Black

Le jeu n’est pas disponible en France, mais on peut le trouver sur la version américaine d’Amazon… et il n’est pas impossible que je me laisse tenter un jour ou l’autre. L’anime est distribué en France par EVA, en 6 DVDs. On peut trouver l’ensemble regroupé en un seul coffret. EVA propose également une version « édulcorée » en 2 DVDs (qui est celle qu’on trouve le plus couramment à la Fnac, par exemple), qui n’est interdite « que » aux moins de 16 ans, alors que la version originale est interdite aux moins de 18 ans.

J’en viens enfin à l’histoire et au contenu, après avoir encore précisé que je ne parlerai aujourd’hui que de Bible Black. Il y aura sûrement un autre billet ultérieurement sur Origins et Shin Bible Black.

L’histoire, donc! Le premier épisode s’ouvre sur une messe noire, dite au cours de la nuit de Walpurgis, propice à ces saines activités, par 4 jeunes filles qui veulent en sacrifier une cinquième (oui, c’est un peu sanglant, par moments). Mais les événements ne prennent pas la tournure qu’elles escomptaient. Le spectateur est ensuite projeté 12 ans plus tard, dans le lycée (Oh pardon ! Je voulais dire université !…) où cette messe noire a été dite. L’infirmière hermaphrodite de l’établissement cherche, d’une façon assez particulière, à trouver une vierge, dont elle a besoin pour mener à bien d’obscurs desseins encore inconnus du spectateur. Pendant ce temps, un élève, Minase, découvre un mystérieux livre qui lui confère le pouvoir de déclencher le désir sexuel des personnes de son choix. Il teste ses pouvoirs de façon tellement discrète que Kaori, une élève passionnée d’occultisme, s’en aperçoit et cherche à obtenir qu’il lui révèle son secret. Ces événements rendent inquiète et jalouse Kurumi, une pure jeune fille amoureuse de Minase, à qui l’on sent bien qu’il va arriver quelques bricoles…

Je vais commencer par aborder les défauts de l’anime. Même si je ne peux pas m’empêcher d’être critique et sarcastique, c’est une série que j’aime bien, et à laquelle je dois d’agréables moments, solitaires ou en compagnie, et c’est pourquoi je préfère terminer sur une note positive.

Comme je l’ai laissé entendre, la version française est un peu adaptée, pour tenir compte des différences entre la France et le Japon. Ainsi, ce qui est visiblement un lycée est qualifié avec insistance dans le troisième DVD d’université, et il est bien précisé sur les jaquettes que tous les personnages sont majeurs. Par ailleurs, la jeune fille que je prenais naïvement pour la sœur de Minase serait en fait sa cousine, d’après la version américaine de Wikipedia. Il va sans dire que je suis tout à fait d’accord avec ces adaptations dans le principe, mais je les trouve drôles car elles font artificielles et pas crédibles.

J’ai tiqué à plusieurs endroits parce que certaines choses (représentations des objets, mouvements, attitudes des personnages) ne me paraissaient pas cohérentes. Certaines scènes également m’ont semblé incohérentes… mais comme j’ai tiqué sur une scène du même type, se produisant dans les mêmes circonstances, dans le roman Sans âme de Gail Carriger, j’aurais tendance à être encline à l’indulgence.

Ce qui m’a le plus gênée, c’est le doublage. Déjà parce que celui du troisième DVD est différent des deux premiers : ça fait drôle que la voix de Minase devienne beaucoup plus adulte et plus rauque d’un épisode à l’autre, d’autant plus que cette deuxième voix ne m’a pas paru très bien coller au personnage. Il me faisait l’effet d’un bûcheron en train d’agoniser. Et surtout parce que le doublage m’a souvent paru sonner faux dans les scènes de sexe, ce qui est d’autant plus gênant que les personnages n’arrêtent pas de parler, commentant les moindres de leurs gestes, ce qui donne des dialogues d’une niaiserie désespérante. J’aurais préféré qu’ils soient moins bavards.

Néanmoins, il y a tout de même plein de choses qui m’ont plu. J’ai beaucoup aimé les dessins, que j’ai trouvés fins et très jolis. J’aurais juste préféré que les personnages féminins aient des seins d’une taille normale, mais je crois que je demande l’impossible, là ! Point de détail, mais qui a son importance : j’ai aussi aimé la musique, qui colle bien à l’atmosphère de l’anime.

Le point essentiel à mes yeux est qu’il y a une histoire et qu’elle tient la route. Si certains détails m’ont paru incohérents comme je l’ai dit plus tôt, la trame d’ensemble est consistante. Elle ne sert pas seulement de décor aux scènes de sexes, ce sont elles qui, dans leur grande majorité, s’insèrent au contraire naturellement dans l’intrigue. Et la fin, qui est plus amusante et moins convenue que le dénouement que j’escomptais, me plaît bien et m’a heureusement surprise la première fois que j’ai regardé le dernier épisode.

Enfin, j’aime beaucoup cette atmosphère glauque et cette alliance entre sexe et magie noire. La série mélange le démoniaque et le sacré, le sexe et la mort, avec une touche de surnaturel et de romantisme, et cette recette est au final une belle réussite.

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