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Archive for janvier 2012

Une femme met fin à une relation parce qu’elle est allée au bout de ce qu’elle pouvait vivre avec cet amant et qu’elle s’apprête à emprunter une nouvelle route. Ne sachant comment le lui expliquer, elle lui envoie le cahier dans lequel elle a relaté ce qu’elle a vécu avec lui. Il lui répond en ajoutant ses propres commentaires dans la marge, si bien que c’est un récit à deux voix qui est offert au lecteur, dans lequel les deux points de vue se succèdent et se donnent la réplique. Tout démarre lorsque la femme, sentant que c’est possible avec cet homme, organise une mise en scène pour réaliser enfin son fantasme de trio. En réaction, il lui prépare à son tour une surprise, qui pousse le jeu un peu plus loin. De rencontre en rencontre, la femme va s’initier au SM et avoir la révélation de ses penchants.

Cet ouvrage est apparemment vendu comme une BD, sans doute parce qu’il a été illustré par Alex Varenne, connu pour avoir dessiné pour L’Echo des savanes et d’autres revues et publié plusieurs albums, tels que la série Erma Jaguar (je n’ai, en revanche, pas pu trouver si Philippe de Saxe – ce doit être un pseudo – a écrit autre chose). Mais il s’agit, en fait, d’un roman, accompagné de grandes illustrations qui occupent la majeure partie de certaines pages de droite.

Je n’ai pas été très intéressée par les dessins, que je trouve pourtant beaux. De façon générale, pour moi qui suis beaucoup plus sensible aux mots qu’aux images et qui préfère me construire mes propres représentations mentales, les illustrations ne m’ont pas apporté grand chose. Si elles avaient été plus nombreuses et qu’il se soit agi d’un roman graphique, j’aurais sans doute fait la démarche intellectuelle d’essayer de rentrer dedans. Mais là, je me suis d’instinct fabriqué mon propre film, avec lequel, forcément, elles ne collaient pas, si bien que j’ai eu tendance à les ignorer au cours de ma lecture. Je pense que le fait que la représentation de la narratrice ne me plaisait pas y a contribué.

Pour ce qui concerne le texte, ce n’est pas de la haute littérature et j’y ai relevé des fautes de français et répétitions qui m’ont fait bondir (un exemple : « Son compagnon nous suivait et la guidait, la guidant de sa voix chaleureuse. »). J’ai beaucoup aimé l’idée des deux narrateurs qui se répondent et se complètent mutuellement. De ce fait, j’ai regretté que ce ne soit pas mieux exploité et que ce soit parfois assez maladroit. J’aurais aimé que l’homme commente plus et apporte plus son point de vue. Trop souvent, le narrateur ne fait que combler les trous du récit de la narratrice et il me semble que l’histoire serait un peu difficile à suivre si on ne lisait qu’une seule des voix au lieu des deux, comme le quatrième de couverture y invite le lecteur.

De la même façon, l’auteur a beaucoup insisté sur l’aspect psychologique de cette initiation dont la femme fait l’expérience et sur les bouleversements qu’elle induit dans la vie de celle-ci. Mais, là encore, ça aurait mérité d’être fait de façon plus adroite. Ce roman repose tout de même beaucoup sur des clichés et les personnages secondaires sont simplement esquissés et sont assez stéréotypés. De plus, ça va très vite et ce n’est pas franchement crédible. Ce qui m’a d’ailleurs fait sourire, c’est que les deux narrateurs s’étonnent parfois eux-mêmes de cette fuite en avant et de sa rapidité, comme si l’auteur essayait de se raccrocher aux branches. Visiblement il a plus cherché à faire pornographique que crédible. Je ne pense pourtant pas que le récit aurait perdu en potentiel érotique à être plus subtil. Plutôt que de se limiter à un court roman d’un peu plus d’une centaine de pages, il me semble que l’auteur aurait gagné à développer davantage et à faire un récit plus travaillé et plus progressif.

En dépit de mes nombreuses réserves, et même si je n’ai pas tout aimé (c’est un peu trop SM et il y a un peu trop de femmes à mon goût), j’ai néanmoins trouvé que l’histoire remplit l’office pour lequel elle a été écrite de façon plutôt efficace. Pour cette raison, et du fait que j’ai bien aimé le mode de narration, je serais malgré tout plutôt encline à recommander le roman.

La correction ou la confusion des sens
Philippe de Saxe et Alex Varenne
Editions Glénat
Collection Drugstore
Pour public averti

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Essai

J’ai envie de changer de thème.  J’en avais un peu marre du précédent, qui ne nous avait jamais totalement convaincues. Je n’exclus pas de changer complètement de style mais j’ai voulu commencer par faire un essai avec celui-ci, qui avait eu notre préférence dès le départ, mais que nous n’avions pas adopté parce que la navigation ne nous semblait pas pratique. Qu’en pensez-vous? Est-ce que ça vous semble gênant que la barre de droite ne soit pas apparente quand on est sur la page d’un article? Avez-vous spontanément l’idée de cliquer sur la bannière pour revenir à l’accueil en cas de besoin? Moi j’ai mis du temps pour me rendre compte que c’était possible… Je sais, je ne suis pas douée!

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Un professeur a inventé une pommade lui permettant de se rendre invisible. Il veut en faire usage pour pouvoir être auprès de son amour d’enfance, une danseuse étoile, et la regarder. Mais il tombe sur l’assistante de celle-ci, Miel, une jeune femme délurée qui s’emploie à lui ouvrir les yeux sur le véritable caractère de sa patronne, et dont le charme ne le laisse pas indifférent.

Dans le second des deux tomes que compte la BD et qui sont réunis dans cette intégrale, une autre jeune femme tente de dérober au professeur sa potion. Elle va cependant s’attirer, ce faisant, pas mal de mésaventures.

Alors, en fait, j’avais commencé par lire Aventures vénitiennes. Mais comme j’avais beaucoup de mal à me motiver pour avancer dans ma lecture, et que je suis restée bloquée aux deux tiers de l’album, j’ai pensé que faire une pause pour lire l’autre Manara que j’avais dans ma PAL, qui me semblait d’une facture plus classique, pourrait m’aider à trouver la motivation nécessaire pour venir à bout du tiers restant. Bilan : je compte bien reprendre Aventures vénitiennes et ne pas rester coincée sur une BD mais, il me faut me rendre à l’évidence, Manara n’est visiblement pas un auteur pour moi. Je suis, en effet, passée complètement à côté de ce grand classique qu’est Le parfum de l’invisible.

Je dois reconnaître, comme tout le monde, qu’il dessine les femmes de façon absolument superbe, tout en grâce et en sensualité. J’imagine sans peine l’attrait qu’un tel album peut présenter pour des lecteurs masculins, les rebondissements de l’histoire amenant les héroïnes à enchaîner les poses les plus suggestives et le fait qu’elles semblent seules, le professeur restant invisible, plaçant le lecteur en position de voyeur. Je déplore, en revanche, que les personnages masculins, sauf rares exceptions, soient loin d’être appétissants.

Mais là où je coince vraiment, sans doute parce que je suis trop terre à terre, c’est sur le fond. Le scénario m’a paru bien pauvre et totalement abracadabrant. Les scènes les plus absurdes et les moins crédibles s’enchaînent. Je vois bien que c’est supposé être humoristique, mais ce n’est pas du tout mon style d’humour et ça ne m’a pas amusée. Je suis donc restée totalement hermétique à la BD et je pense que je devais avoir un air assez désolé en tournant les pages.

Je vous renvoie à l’avis de BD Erotique, qui est infiniment plus enthousiaste que le mien!

 Mon édition est déjà un peu ancienne mais l’intégrale du Parfum de l’invisible a été rééditée par Drugstore en 2010.

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Je n’ai, je crois, pas encore eu l’occasion de le dire ici, mais Balzac est mon auteur préféré, et tout prétexte m’est bon pour parler de lui. Or il se trouve que j’ai lu récemment son Voyage de Paris à Java, un court récit de moins de 30 pages dans lequel il rapporte plaisamment les souvenirs de voyages en orient évoqués un soir en sa présence par une relation de ses amis les Carraud. Pour ceux que ça intéresse, je parle plus longuement de ce petit récit ici.

Certes, me direz-vous, mais qu’est-ce que ça a à voir avec la lubriothèque? Je pourrais répondre qu’il entame son récit en parlant des javanaises à la beauté troublante et dont la principale séduction consiste en leur luxuriante chevelure (il faudrait que je cherche, un jour, ce qui a pu être écrit sur l’érotisme de la chevelure, je suis sûre qu’il y a de la matière). On retrouve dans sa description pas mal de clichés : l’attrait de l’exotisme, la langueur sensuelle des habitant(e)s des pays chauds et l’alliance d’Eros et de Thanatos, puisque l’union avec ces femmes est dite s’avérer souvent meurtrière pour les voyageurs européens. Balzac s’est tellement laissé emporter par son imagination (faut-il préciser qu’il n’a jamais mis les pieds à Java?) que le correcteur des épreuves a jugé bon de supprimer un paragraphe jugé trop libertin, que je peux vous livrer puisqu’il est indiqué dans les notes de mon édition :

« Là, le génie de la femelle s’est développé plus largement qu’en aucun lieu du globe. La femme y est d’une souplesse innée. Elle possède les mouvements annulaires des plus gracieux reptiles : elle se plie, se replie, se tapit, se roule, se déroule et se dresse avec la merveilleuse aptitude des lianes ou des convolvulus. Elle saisit l’amour avec toute l’ardeur chimique qui précipite deux substances, dont l’une doit dépouiller l’autre de sa couleur et de sa force. Le corps d’une Javanaise semblé doué de fluidité ; puis, il a de ces torsions rapides que nous admirons chez les bêtes fauves quand elles se lèvent et partent surprises au milieu de la feuillée où elles étaient couchées. Ces femmes jaillissent, elles pétillent, elles éclatent, elles bondissent; puis elles se calment, elles s’étalent ; et, comme la mer apaisée réfléchit le ciel, elles reflètent le bonheur sur leurs figures rosées par la fatigue passagère de leurs jeux passionnés. »

Cependant, ce ne sont pas les pages sur les javanaises qui m’ont donné l’envie d’écrire ce billet, mais les quelques paragraphes que Balzac a consacrées à un oiseau, le bengali.

« Je ne saurais exprimer toutes les sensations données par le bengali de Java. Son chant comprend tout. Son chant, comme une riche mémoire, sous-entend toutes les poésies possibles. »

Balzac parle longuement du chant divin de cet oiseau et de ses multiples nuances, puis il en vient à ses moeurs.

« Ce divin oiseau vit en suçant des roses, et se nourrit de parfums. Il est amoureux et fidèle. Entre les roses, il en est une, au Bengale et à Java, dont il est si éperdument affolé qu’il ne peut exister que dans son calice. Aussitôt qu’il en voit une, il y vole, il s’y étend, s’y baigne, s’y roule. Il la baise, la suce, la piétine, lui chante ses plus douces roulades. Il semble qu’il y retrouve son autre vie, celle après laquelle nous aspirons tous. Peut-être n’y a-t-il point de passion humaine comparable à celle du bengali pour cette rose favorite. »

Le Voyage de Paris à Java a été publié en novembre 1832. Quelques mois plus tôt, Balzac avait reçu une lettre d’une mystérieuse admiratrice, signée L’Etrangère. Une correspondance s’engagea entre l’auteur et sa lectrice, Mme Hanska, épouse d’un comte polonais. Balzac commença rapidement à la draguer et obtint l’année suivante de la rencontrer en Suisse. C’est là que tous deux devinrent amants. Leur correspondance se poursuivit jusqu’à ce que, près de 15 ans plus tard, Eve Hanska devenue veuve, il puisse enfin la rejoindre en Pologne et l’épouser.

Si je vous raconte tout ça, c’est parce que Balzac, dans ses lettres les plus passionnées à Mme Hanska, utilise le terme « bengali » pour désigner son sexe. Et que, en lisant le Voyage de Paris à Java, j’ai enfin compris pourquoi!

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…Mr d’Emma Becker et je tiens là enfin mon premier gros coup de coeur depuis 6 mois (je commençais à désespérer!). Voilà enfin ce que j’attendais : un livre intelligent et bien écrit, qui me donne à la fois envie de tourner les pages à toute allure et de me délecter de l’écriture, et qui sache faire naître chez moi cette sensation que j’ai des papillons dans le ventre. Il va cependant falloir attendre un moment pour que je vous en parle plus en détail :  j’en suis à peine au tiers de ses 450 pages et, même si j’aurais bien envie de le dévorer comme une tablette de chocolat, je préfère prendre tout mon temps pour le savourer et m’astreindre à ne lire qu’un chapitre à la fois.

Le quatrième de couverture :

Parfois on extrait une écharde. Parfois on s’extrait d’une écharde. Le reste importe peu. Le reste n’est que ce long processus de désamour qui ramène toutes les petites filles à des rivages où elles désapprennent la douleur, la compromission, l’abnégation, le tourment – où les chagrins sont moins poignants et le plaisir moins dense.
Ellie, vingt ans, mène une existence légère et insouciante jusqu’au jour où elle rencontre Monsieur, un chirurgien marié approchant de la cinquantaine. D’abord épistolaire, leur liaison prend son envol dans une chambre d’hôtel du quinzième arrondissement. Au gré de rencontres clandestines et d’appels téléphoniques fugaces, Ellie traversera plusieurs mois d’attente fiévreuse. Un engrenage passionnel dont elle tentera sans succès de se déprendre.
Un roman-confession. Une description cruelle de la traversée du fantasme. Le désenchantement d’une Lolita contemporaine.

J’espère être toujours aussi enthousiaste lorsque j’arriverai à la dernière page!

 

J’ai également lu le premier tome de Virgin hotel, un josei (manga pour jeunes femmes). L’héroïne travaille comme femme de chambre dans un hôtel et tombe par erreur sur un client aussi désagréable que séduisant qui se montre très intéressé par elle. Le volume s’achève sur une courte histoire dans laquelle une journaliste effacée doit interviewer le séduisant et entreprenant patron d’une entreprise de lingerie.  Si le contexte diffère, les deux histoires suivent un schéma identique et racontent la même romance à la guimauve. J’ai eu un peu de mal à comprendre la mention « Réservé à un public averti » étant donné que, mis à part quelques mains qui s’égarent dans des petites culottes, il ne se passe pas grand chose. Sur le plan narratif, on a affaire à du très classique avec des héroïnes désespérément nunuches et des personnages masculins totalement improbables : bref, ça ne vole pas bien haut! La série ne compte que 3 tomes mais, comme j’ai déjà eu suffisamment de mal pour arriver à la fin du premier, poursuivre avec les deux suivants serait au-delà de mes forces.

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Lorsque j’ai effectué quelques recherches sur la biographie d’Hervé-René Martin, que je ne connaissais pas du tout, j’ai été surprise d’apprendre qu’il est plus connu en tant qu’essayiste. Il est, en effet, l’auteur de La mondialisation racontée à ceux qui la subissent, en deux volets, ainsi que d’un Eloge de la simplicité, dans lequel il raconte comment il s’est  installé dans une maison en terre et en paille qu’il a construite, pour vivre en conformité avec ses idées. Il est cependant également romancier, et s’est donc essayé à la littérature érotique, à travers une tétralogie, publiée de 1997 à 2004, dont L’éveil de Clémence est le premier volume. Cette série a pour objet les débuts de la vie sexuelle d’une jeune fille. Le premier tome rapporte ses premiers émois érotiques.

On peut lire en quatrième de couverture cette petite phrase : « Découvrez le meilleur de la littérature contemporaine », et le fait est que c’est un roman qui a des ambitions. L’écriture se veut raffinée, mais m’a paru parfois un peu pompeuse et j’ai été étonnée d’y trouver des formules comme « j’ai mal à mon pied » ou « Clémence elle fait… ». Il y a de l’humour mais j’ai parfois eu l’impression que le roman virait au vaudeville. Il y a une histoire, qui est une accumulation de clichés et dans laquelle la psychologie des personnages est totalement improbable. Malheureusement, j’ai trouvé que c’est dans les parties qui ne sont pas érotiques qu’il s’en sort le moins mal.

Pour vous donner un aperçu de ce que ça peut donner, voici un bref résumé des premiers chapitres. Au début du roman, la bourgeoise famille de l’héroïne effectue sa sortie bisannuelle au Louvre et, pour s’y rendre, s’encanaille en prenant le métro, en deuxième classe. Clémence, qui a dû laisser sa place assise, sent soudain une main se poser sur ses fesses. Elle ne verra jamais l’inconnu, qui a de gros doigts rugueux et empeste, mais c’est forcément un prolétaire gros, vieux et moche. Le métro est plus bondé le week-end que les jours de grève, c’est bien connu, ce qui fait que personne ne se rend compte que Clémence a les fesses à l’air, hormis sa soeur qui ne la quitte pas du regard, ce qui est d’autant plus fort que Clémence peut lui attraper la nuque en se penchant un peu, ce qui facilite encore l’accès à ses fesses. Car Clémence, en dépit des exhortations qu’elle s’adresse mentalement, ne proteste pas et, au contraire, prend plaisir à l’intrusion de ces doigts inconnus.

Cet épisode donne à Clémence, qui n’a fait jusque-là que flirter avec des garçons qu’elle allumait, l’envie de se déniaiser. Elle choisit pour cela un camarade de sa classe de terminale, bon élève et très fort en philosophie, et donc, fatalement, coincé et totalement inexpérimenté en matière de filles. Clémence l’attire chez elle en prétextant avoir besoin de son aide pour réviser la philo, l’aguiche en se promenant à moitié nue devant lui, avant de finir complètement nue et de se comporter en nymphomane, se rappelant parfois qu’elle risque d’effrayer ce pauvre garçon si romantique en allant trop loin. A la fin d’une longue (à lire, en tout cas!) séance de pelotage, durant laquelle le comportement et les sautes d’humeur de l’héroïne m’ont parus totalement abracadabrants, les parents de Clémence rentrent chez eux au moment où le garçon éjacule. La surprise fait que le jet atterrit sur le visage de Clémence, qui s’en tartine la figure pour faire croire à sa mère qu’elle est en train de se faire un masque, chose tout à fait naturelle pendant qu’on révise avec un camarade. Ca, ça fait quand même partie des quelques passages qui m’ont fait sourire.

Là où j’ai plus de mal, c’est que le garçon est fils d’une mère célibataire avec qui il vit dans une grande promiscuité et à l’égard de laquelle il nourrit des sentiments très forts et assez ambigus (je devrais peut-être me méfier quand mon fils me reproche de me mettre trop rarement en jupe!). Ce garçon a donc des réactions assez étonnantes quand il est avec Clémence et est très attiré par la mère de sa dulcinée, qui est dotée d’une somptueuse toison pubienne soigneusement entretenue par son masseur préféré (ce chapitre là était terrible!).

Après avoir joué à la maîtresse et à la chienne avec sa soeur, qui est fascinée par son aînée (oui, le roman donne un peu dans l’inceste aussi), Clémence est invitée par un ami de ses parents à l’accompagner en croisière. L’ami en question part en croisière nuptiale avec sa cinquième épouse, qui a à peu près l’âge de Clémence, mais la mère de cette dernière trouve ça tout à fait normal et laisse partir sa fille en toute confiance…

Bon, je m’arrête là pour ne pas spoiler plus. Je pense que vous aurez une bonne idée du contenu du roman si j’ajoute que ça se veut beaucoup plus pervers que ça ne l’est en fait et que, alors que je m’attendais à lire des scènes de débauche, je me faisais la réflexion à la fin des chapitres, un peu dépitée, que c’était beaucoup de bruit pour pas grand chose. Ce qu’il y a de plus intéressant, en fait, ce sont les rêves des personnages. c’est une idée que j’ai trouvée pas mal, mais j’aurais bien aimé qu’il développe un peu plus dans la même veine. Je précise enfin que Clémence est toujours vierge à la fin du roman et, au vu des titres des autres volumes, je me demande si elle ne perd pas sa virginité dans le quatrième tome seulement… mais je n’irai pas m’en rendre compte par moi-même, ayant déjà dû me motiver pour venir à bout de celui-ci!

L’éveil de Clémence
Hervé-René Martin
Editions Climats
Collection Le Cercle Poche

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