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Archive for juillet 2011

Ces derniers temps, j’ai plutôt brillé par mon absence dans ce blog. Les alea font parfois que je ne suis malheureusement pas toujours maître de mon temps, puis j’ai abandonné mon ordinateur pendant mes vacances.

J’ai très peu écrit, par contre j’ai continué à lire… J’ai donc quelques livres à chroniquer que vous devriez très prochainement retrouvés dans notre lubriothèque.

Pour vous mettre en appétit, les livres que j’ai déjà lus :

-Le beau sexe des hommes de Florence Ehnuel, petit livre dont je trouve la couverture hideuse et qui pour cette raison a failli rester à la librairie !!!!L’auteure, longtemps inhibée par les tabous de son éducation nous parle de son amour pour le corps des hommes. Professeur de philosophie, elle réaffirme l’importance du regard porté sur l’autre.

La mécanique des femmes de Louis Calaferte, le titre m’a immédiatement parlé…Ce livre parle crûment des désirs et manifestations sexuels et érotiques des femmes. Ecrit par un homme qui a une certaine vision des femmes, ce livre m’a fait découvrir un auteur dont le talent est incontestable mais dont le contenu m’a laissé une impression très mitigée.

69 histoires de désir de J-M Traimond : ce livre recense 69 œuvres d’art et livre sur elles une analyse sous l’angle érotique.Certaines des œuvres sont très connues, d’autres ont été une découverte pour moi. Les analyses m’ont paru parfois un peu légères et hors sujet.

– Sexe et Pouvoir-les dessous de la vie des chefs de Dimitri Casali et Antoine Auger, sous ce titre quelque peu racoleur, surtout au vu de l’actualité, se cache un livre écrit par des historiens. Ce livre dresse quelques portraits depuis l’antiquité jusqu’au XXème sicle et nous parle aussi de la société de chacune des époques évoquées. Le sujet n’est pas approfondi mais l’iconographie très riche réserve de belles surprises.

– Comédie sentimentale et pornographique de Jimmy Beaulieu, roman bande-dessinée léger et sans prétention qui fleure bon l’accent québécois. On y croise des couples aux mœurs plus ou moins libres en quête d’identité.

– Les Kama Sutra, le très grand classique de la littérature érotique indienne que j’avais quelques craintes à aborder et dont au final la lecture est aisée, parfois lassante et souvent très amusante.

Parmi mes livres en cours de lecture, et oui j’ai la fâcheuse manie de commencer plusieurs livres à la fois, il y a :

– Un très beau livre, l’art d’aimer à la chinoise : l’envol de Phoenix de Lao Yi Lin qui reprend avec de jolies illustrations d’anciens textes taoïstes. La lecture des dix milles désirs de José Freches m’avait donné envie de me plonger dans l’érotisme chinois.

– Le manuel d’érotologie classique de Friedrich-Karl Forberg, j’avais découvert l’existence de ce livre dans le discours sur l’utilité de la pornographie des écrits pornographiques de Boris Vian. Forberg se base sur des textes antiques classiques pour évoquer les mœurs sexuels de l’antiquité. Son manuel est précédé dans cette édition d’une nouvelle érotique La porte de l’âne.

– Le livre des amours, contes de l’envie d’elle et du désir de lui d’Henri Gougaud. L’écrivain nous fait parcourir un voyage à travers le monde en nous livrant des contes parlant de la naissance des sexes, de l’amour physique, des relations hommes-femmes. Grande enfant est fana de littérature enfantine également (et non ce n’est pas incompatible avec la littérature érotique), je m’amuse beaucoup à la lecture de ces contes.

Dans ma PAL, sont empilés beaucoup de classiques de la littérature érotique :

– L’Anti-Justine ou les délices de l’amour de Rétif de la Bretonne (mais je voudrais d’abord relire avant évidemment le Justine ou les malheurs de la vertu de Sade)

– Gamiani deux nuits d’excès attribué classiquement à Alfred de Musset.

– De la Chair à l’extase de Li Yu, roman érotique chinois du XVIIeme

– La vie sexuelle de Catherine M. de C Millet.

Concernant le cinéma, je pense que l’Empire des Sens de Nagisa Oshima mérite bien un article, mais j’ai quelques frayeurs à m’attaquer à une telle référence.

Par ailleurs je me demande encore si Belle de Jour de Luis Buñuel adapté du roman éponyme de Joseph Kessel a sa place dans notre blog. Ce dernier film est très sobre au niveau des images, mais c’est un film que j’ai vu très (et trop) jeune. Je me suis aperçue très recemment que ce film avait nourri mon imaginaire érotique par sa puissance évocatrice pendant longtemps dans ma très tendre jeunesse.

Côté séries télévisuelles, j’ai un article en cours sur Swingtown, série relatant de la libération sexuelle aux Etats-Unis en 1976 et je pense également chroniquer Journal intime d’une call-girl.

Vous voyez, j’ai beaucoup à faire, je crois que je ne vais pas chômer !!!!
Parmi, les livres déjà lus, les films ou séries déjà vus, si certains vous intéressent plus que d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part, j’essaierai d’écrire les articles concernés en priorité !

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La version initiale de mon billet sur Osez… les conseils d’un gay a déclenché, lors de sa publication, une discussion assez animée sur le forum sur lequel je l’avais postée . La cause en était l’auteur du guide, Erik Rémès, dont l’un des romans avait fait l’objet d’une polémique vigoureuse quelques années plus tôt. Bien que ce qu’Erik Rémès avait pu écrire par ailleurs n’avait pas d’incidence sur la pertinence des conseils qu’il donne dans le guide, j’ai eu envie de lire l’ouvrage à l’origine de cette polémique, Serial fucker – journal d’un barebacker, pour me faire ma propre opinion, et j’en ai donc fait l’acquisition. Je l’ai enfin sorti de ma PAL il y a deux semaines.

Ce roman, plus ou moins présenté sous forme de journal, est une autobiographie romancée. Si quelques passages m’ont semblé relever du roman, et si certains extraits de colloques ou d’échanges sur des forums, dont il donne les références, sont visiblement des témoignages authentiques, il est assez difficile de faire le tri entre autobiographie et fiction pour tout le reste. Le narrateur, BerlinTintin, y raconte essentiellement sa vie sexuelle, dont une bonne partie se déroule dans les backrooms, lieux de rencontres éphémères entre gays. Beaucoup y pratiquent le bareback (qu’on pourrait traduire par chevauchée à cru), terme qui désigne les rapports sans préservatifs.  Si les protagonistes sont, pour beaucoup, séropositifs, il arrive que des séronégatifs soient contaminés, volontairement ou à leur insu. De façon plus générale, Erik Rémès exprime dans ce livre un certain ras-le-bol des préservatifs.

 Le roman a été violemment attaqué par l’association Act Up, ce qui peut se comprendre dans la mesure où Erik Rémès est loin d’être tendre avec eux. Néanmoins, si l’on passe pudiquement sur le fait que les drogues sont d’usage courant dans Serial fucker, ce qui a choqué un certain nombre de lecteurs, c’est qu’ils y ont vu une incitation à la contamination volontaire. Les interviews que l’auteur a pu donner à la télévision suite à la parution du livre n’ont pas contribué à apaiser la polémique, du fait de leur ambiguïté. Il me semble cependant qu’il explique clairement dans le roman dans quelle optique il l’a conçu :

« Je ne fais aucun prosélytisme du Bareback. Je pense plutôt faire de la prévention à ma manière. Mais si vous voulez du trash, je suis spécialiste. Je suis un garçon violent, provocateur et scandaleux. Toute cette hypocrisie ambiante me conforte dans l’idée de briser les tabous et d’être encore plus radical. »

« Même si c’est ma vie, ces textes demeurent des oeuvres de fiction. Inspirés de la réalité certes, mais de la fiction tout de même. Ils n’incitent pas à baiser sans capote. Ils te questionnent plutôt sur tes propres certitudes. Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des débiles. »

Et, à propos de son premier roman, Je bande donc je suis : « Mon bouquin fait peur, dérange, choque. C’est exactement ce que je voulais. Provoquer des réactions parfois violentes. De l’amour comme du rejet, stupéfier. Des sensations physiques, fortes, qui retournent le ventre. »

Je pourrais encore citer d’autres passages. Ce qu’il en ressort, c’est qu’Erik Rémès est clairement dans la provocation (il dit également dans le roman que, en gros, le Osez et d’autres guides correspondent à son côté lumineux et ses romans à son côté obscur). Mais, en parallèle, il veut informer. Libre à chacun ensuite de prendre ou non ses responsabilités. Et là je ne le suis pas complètement.

Ce roman me paraît utile et légitime dans la mesure où il informe. Par exemple, Erik Rémès y explique comment on peut volontairement contaminer quelqu’un tout en faisant semblant de faire usage d’un préservatif, et ce très facilement. Ca me paraît intéressant de savoir ce genre de choses. En revanche, ce qui m’a gênée, c’est que, pour les partenaires éphémères séronégatifs du narrateur, se protéger ne se résume pas seulement à prendre ses responsabilités mais demande une bonne dose de volonté, le narrateur n’étant ni très enclin à utiliser des préservatifs ni toujours très honnête.

Au-delà de la polémique, qu’en est-il d’un point de vue littéraire? Sur la forme, j’ai été dérangée par les nombreuses coquilles. J’ai même relevé une grosse faute de grammaire. Ayant lu plusieurs livres d’affilée qui comportaient des fautes, je devais être encore plus sensible au problème que d’habitude, aussi ça m’a un peu hérissée. On ne peut pas franchement dire que le roman soit bien écrit, néanmoins le style est percutant et efficace.

 Sur le fond, j’avais peur en démarrant le livre que celui-ci ne soit que l’énumération d’une longue liste de rencontres et d’orgies, ce qui me semblait fade et plutôt creux.

« On fait la tournée des bars et bordels, à la recherche de nouveaux partenaires. Combien de mecs au tableau de chasse? Un, deux, trois, quatre, dix ou plus encore? Ca ne s’arrête pas, ne s’arrête jamais, car le désir une fois comblé renaît et bande. un cockring pour bander. Certains prennent du Viagra car les serial fuckers ont aussi leurs dopants libidinaux. L’alcool, drogue en vente libre, machine à sous-sous du Sneg, ça désinhibe. Et le reste, la coke, les ecstas et patata que, malgré les propositions répressives policières et Snegeuses, on trouve toujours aussi facilement. Alors forcément, les sex runners sont plus performants. Il faut bander pour être, jouir pour exister. Chaque mec, chaque coup, comme un point à notre palmarès, la preuve formelle de notre existence. Existence purement sexuelle. Et, comme dit la chanson, au petit matin, on se retrouve, à nouveau, tout seul comme un con. »

Heureusement, d’une part il y a quelques personnages dont on suit le destin, rarement heureux, et le narrateur lui-même finit par prendre ses distances avec cette vie, à mesure qu’il se reprend en main. Ce qui fait que le roman ne tourne pas en rond mais avance. Je l’ai donc lu beaucoup plus facilement que je ne le craignais au départ.

En revanche, ce qui m’a gênée, c’est, d’une part, la façon dont il réagit aux critiques : il les cite mais, au lieu de réfuter les arguments qu’on lui oppose, il se contente d’attaques personnelles contre ses détracteurs, et, d’autre part, le côté très égocentrique du roman. Je suis assez d’accord avec des propos qu’il rapporte qui lui ont été tenus par une journaliste :

« Toi tes bouquins, c’est Moi et mon Sida, Moi et ma sexualité, Moi et la prostitution. Le prochain, c’est quoi? Moi et ma psychanalyse? »

En conclusion, je ne suis pas particulièrement désireuse de me lancer dans la bibliographie complète d’Erik Rémès, néanmoins le roman m’a beaucoup plus intéressée que ce à quoi je m’attendais au départ. D’une part je l’ai pris comme un documentaire sur un milieu qui m’est inconnu. Et, d’autre part, au-delà de l’aspect provocateur, Erik Rémès explique beaucoup de choses et donne des informations qui sont loin d’être inintéressantes. Je serais donc plutôt tentée d’en recommander la lecture.

Je terminerai par deux dernières citations :

« Aujourd’hui, ça ne représente plus grand-chose d’être séropo. Ca ne fait plus trop peur. Les mecs ne réalisent pas. Le gros pathos du Sida, les morts et tout le tralala, ça fait longtemps que ça n’existe plus. Les gens ne perçoivent pas qu’on peut encore mourir de ça. Qu’on crève encore comme des chiennes et qu’on peut partir en dix jours. Ils ne réalisent plus du tout! Il n’y a plus cette litanie des morts, ce drame permanent. Les gens s’en foutent. »

« – Tu sais BerlinTintin, les hétéros n’ont plus peur du Sida. C’est terrible. Ca me fait hurler de rire. C’est tellement facile de les contaminer. Il suffit d’être belle, de séduire et hop, l’affaire est dans le sac. Pour les hétéros, le Sida est ailleurs, forcément ailleurs. Pour eux, ça n’existe pas. Le Sida, c’est pour les pédés et les toxicos, l’autre, loin de soi, très loin. »

Serial fucker – Journal d’un barebacker
Erik Rémès
Editions Blanche

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« Le projet de ce livre n’est pas tant d’ériger une somme sur le poil [..] que de réhabiliter l’érotisme du poil en analysant les raisons de son éradication, mais aussi en les critiquant sans craindre d’adopter un point de vue partisan. »

« Je ne suis pas hostile à l’épilation. J’aime l’indécence obscène d’une vulve épilée et tire toujours beaucoup de plaisir des sensations qu’elle procure, notamment dans le cadre du cunnilingus. Visuellement, je trouve certaines chattes épilées aussi agréables à regarder que celles qui sont en jachère. Je suis juste hostile à la norme et à l’uniformité. […] Et si la chatte poilue est une espèce menacée, il ne sera pas dit que je l’aurais laissée s’éteindre sans avoir combattu pour sa préservation. »

C’est en ces termes que, dans son introduction, Stéphane Rose explique ce qui a motivé la rédaction de ce petit essai et l’optique dans laquelle il a été rédigé.

Indépendamment des goûts que le lecteur peut avoir en matière d’épilation du maillot, ce petit ouvrage est intéressant à double titre. D’une part, il nous invite à nous interroger sur les raisons des choix que nous faisons au quotidien en ce qui concerne notre apparence et à nous demander s’il nous sont vraiment dictés par notre libre-arbitre. D’autre part, à travers l’exemple du marché de l’épilation, il décortique certaines stratégies marketing et montre comment les marques et les médias manipulent le consommateur.

Dans un premier temps, l’auteur s’attache à montrer comment les poils sont devenus indésirables. L’impulsion a été donnée par les films pornographiques. L’absence de poils permet au spectateur de voir plus et mieux. La pratique s’est répandue avec la démocratisation de la pornographie, accessible à tout à chacun sur internet. L’épilation intégrale a été d’autant mieux accueillie qu’elle s’accorde bien avec le souci hygiéniste de notre société contemporaine.

Les poils sont, en effet, de nos jours considérés comme sales et vulgaires. Parmi les nombreux exemples sur lesquels il s’appuie, Stéphane Rose cite les annonces relevées sur les sites libertins, dans lesquelles pilosité et surpoids sont bannis de concert. Il en profite pour lancer une petite pique aux libertins qui m’a amusée, leur reprochant leur trop grand conformisme et les jugeant en cela bien éloignés des libre-penseurs dont ils tirent leur nom, ce en quoi je suis bien d’accord. Mais je reviendrai sur le courant de pensée libertin ultérieurement à travers d’autres ouvrages.

En parallèle, Stéphane Rose s’interroge sur l’image renvoyée par une femme épilée. Il se fait là l’écho des arguments des féministes : une femme au sexe épilée est infantilisée et sa féminité est niée.

Dans une deuxième partie, l’auteur, qui est journaliste, s’intéresse au message véhiculé par les médias. Il décortique ainsi le discours de la presse féminine, de la presse people ou des sites à destination des adolescents. Enfin, il analyse les techniques de marketing adoptées par les marques. L’idée est qu’un homme épilé paraîtra plus viril car l’absence de poil mettra en valeur ses attributs. Quant aux femmes, et jeunes filles, elles n’ont d’autre choix que de s’épiler si elles ne veulent pas voir tous leurs partenaires potentiels s’évanouir d’horreur avant de partir en courant. La publicité diffusée par Veet il y a quelques mois et qui a, heureusement, été supprimée, au bout d’à peine 48 heures, en raison de l’émoi qu’elle a suscitée, en est une parfaite illustration. Pour ceux qui seraient passés au travers de l’affaire, les faits sont à peu près résumés dans cet article .

Les marques jouent non seulement sur le désir (la nécessité) de plaire, mais tentent également de présenter l’épilation de façon positive, en se positionnant sur le créneau du bien être (s’épiler c’est prendre soin de soi, se chouchouter!) ou en jouant sur le côté ludique. J’avais déjà vu des pochoirs pour réaliser des épilations de formes plus originales que le classique ticket de métro, mais, en lisant ce petit pamphlet, j’ai appris avec stupeur et consternation qu’il existe des teintures pour toison pubienne et des petits brillants à coller sur la peau après l’épilation. J’avoue aller baver régulièrement devant les strings Lola Luna et les bijoux de Sylvie Monthulé, mais là j’ai l’impression qu’on cherche à nous transformer en sapins de Noël.

 L’essai se clôt sur un dernier chapitre dans lequel l’auteur réfute les arguments les plus courants des ennemis du poil. Je regrette qu’il n’ait pas davantage développé le passage consacré à l’hygiène. En effet, contrairement aux idées reçues, un sexe imberbe n’est pas plus hygiénique. Outre le fait que l’épilation peut provoquer des irritations et des poils incarnés (exfolier et hydrater, recommande mon esthéticienne!), les poils ont des fonctions de protection contre les frottements susceptibles d’irriter cette zone sensible, et contre les microbes. Un sexe épilé est donc un terrain plus favorable pour les cystites et mycoses, par exemple. Stéphane Rose rappelle également que les poils sont des capteurs sensoriels, ce qui peut s’avérer intéressant.

Comme d’habitude, j’aurais aimé que l’essai soit plus épais et que l’auteur pousse plus loin ses analyses, car j’ai été très intéressée par ce petit livre. Il est à la fois plaisant à lire, instructif et bien argumenté et je ne saurais trop vous le recommander!

Ce livre constitue notre troisième participation au challenge Read me, I’m fashion d’Irrégulière.

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Une lycéenne reçoit une lettre d’un mystérieux soupirant. Elle décide de rentrer dans le jeu et une correspondance s’engage entre eux, qui enflamme ses sens. Bientôt, les échanges épistolaires ne suffisent plus à la jeune fille, qui souhaite rencontrer son amant toujours inconnu. Celui-ci accepte, mais à la condition que la jeune fille portera un bandeau à chacune de leurs rencontres.

 Jean-François Mopin est professeur d’anglais. S’il s’est essayé avec Le bandeau à la littérature érotique, il est également l’auteur de romans de science-fiction.

Le bandeau est paru en 2005, et je le regrette, car c’est un roman que j’aurais aimé lire quand j’avais l’âge de l’héroïne. Non pas que j’aurais aimé suivre le même parcours initiatique qu’elle, mais je pense que, à l’époque, j’aurais adoré ce roman et j’aurais beaucoup appris en le lisant. L’éventail des pratiques évoquées y est, en effet, très large, mais surtout j’aime beaucoup le message que l’auteur y fait passer : il est important d’ouvrir ses horizons et d’élever son esprit dans tous les domaines. Une sexualité variée et riche doit aller de pair avec une vie culturelle et intellectuelle tout aussi riche. Il accorde dans le roman une place importante à la littérature, la musique, l’art, la gastronomie, tous domaines susceptibles à mes yeux de générer des émotions sensuelles tout aussi bien que le sexe. Par ailleurs, je pense que j’aurais plus apprécié le roman il y a 20 ans qu’aujourd’hui, car je lui vois maintenant des défauts qui m’auraient sans doute échappé alors.

L’histoire, sorte de conte de fées à la sauce BDSM, le mystérieux amant étant l’incarnation du prince charmant dont rêvent les jeunes filles, en plus pervers, est en effet assez naïve et peu crédible. Je regrette que la jeune fille (aucun personnage n’a de nom dans ce roman) ne fasse pas plus d’efforts pour chercher à découvrir l’identité de son amant, qu’elle ne se pose pas plus de questions, et qu’elle se prête trop facilement à toutes les aventures dans lesquelles elle est entraînée. Je regrette que les parents ne s’interrogent pas plus que leur fille  et qu’ils soient d’un aveuglement assez étonnant à propos de ses activités. Et surtout l’héroïne est trop jeune et son apprentissage va beaucoup trop loin beaucoup trop vite. Puisque l’un des personnages est désigné comme « le Terminale », on peut supposer qu’elle est en seconde ou en première et n’a pas plus de 16-17 ans. Compte tenu de tout ce qu’on la voit explorer dans le roman, que lui restera-t-il à découvrir? De ce fait, la fin, que je trouve tout de même assez habile, ne m’a pas plu car je la trouve très négative. J’avais lu, il y a déjà 2-3 ans, que Jean-François Mopin envisageait d’écrire la suite du Bandeau et j’aurais été assez curieuse de voir comment il aurait fait évoluer son héroïne. 

En dépit de ces faiblesses, j’ai tout de même beaucoup aimé ce roman (que j’ai même relu) et je le classerais parmi mes préférés. L’écriture est fluide et très agréable. L’histoire, même si je la trouve naïve, est bien construite et a une certaine profondeur. Même si l’idée de base du mystérieux amant parfait est difficile à avaler, le scénario est fouillé et très cohérent. La dimension psychologique, à laquelle j’attache tant d’importance et dont je déplore régulièrement la légèreté ou l’absence, est tout aussi fouillée et cohérente. Le portrait de la jeune fille me semble très réussi. Tellement réussi que je la trouve à la fois agaçante et attendrissante : écervelée, trop malléable, elle me paraît aussi bourrée de certitudes que je pouvais l’être à son âge, et trop sûre d’elle. D’un point de vue littéraire, c’est un roman de qualité.

D’un point de vue érotique, j’ai pu éprouver une baisse d’intérêt par moments, du fait qu’il y a tout de même une certaine répétitivité dans les rencontres. Toutes les pratiques décrites ne m’ont pas plu et la dernière centaine de pages est trop orientée SM hard à mon goût. Néanmoins, j’ai apprécié la progressivité de l’apprentissage, qui est, là encore, logique et cohérente et j’ai apprécié la variété et la recherche de l’originalité des scènes de sexe. J’ai également aimé que l’atmosphère qui se dégage du roman soit à la fois torride et pleine de tendresse.

En bref, c’est un roman qui n’est pas dépourvu de faiblesses mais qui compense par de belles qualités et qui est agréable à lire, plutôt par petites touches que d’une seule traite, à mon avis, et que j’ai envie de recommander chaleureusement!

Cette relecture s’est fait dans le cadre d’une lecture commune avec Martial, qui est nettement moins enthousiaste!

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Bon… Je vais encore jouer les esprits chagrins…  Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en achetant ce livre, mais je ne m’attendais pas à ça et j’ai été pas mal déçue. Je vais essayer d’expliquer pourquoi.

C’était mon premier « contact » avec Manara et j’ai trouvé certaines illustrations magnifiques. Il dessine les femmes avec énormément de grâce et de sensualité. En revanche, j’ai été plutôt refroidie par les représentations du héros, à qui j’ai trouvé une tête de psychopathe dans la plupart des scènes érotiques. Globalement j’ai été séduite et ça m’a donné envie de lire une vraie BD de Manara pour voir (j’en ai maintenant deux dans ma PAL!), parce que là je suis plutôt restée sur ma faim.

En effet, en dépit de quelques illustrations en double page, les dessins sont petits et peu nombreux, si bien que j’ai du mal à qualifier l’ouvrage de BD. Il m’évoque plutôt les livres des Bibliothèques Verte et Rose de notre enfance, en ce qui concerne les proportions respectives du récit et des illustrations. Là, je n’ai pas été très convaincue par l’assemblage du texte et des images. Non seulement j’aurais aimé que la part des images soit plus importante, mais celles-ci étaient parfois complètement décalées par rapport au texte… ce qui fait que j’ai éprouvé plusieurs fois un sentiment de frustration parce que j’avais du mal à situer les images sur le plan narratif en les découvrant, et qu’il me fallait lire tout le chapitre, puis revenir sur les images… Bon, OK, je suis sans doute en train de couper les cheveux en quatre… Le problème c’est que j’ai lu L’art de la fessée juste après avoir lu Ombre et lumière (avis à venir… quand j’aurai enfin réussi à l’écrire…), qui repose également sur un assemblage d’images et de texte, mais qui m’a paru infiniment plus harmonieux et efficace.

J’en viens maintenant au texte. En fait, c’est l’histoire d’une rencontre dans un train (qui change d’horaire entre le premier et le dernier chapitre, mais bon je chipote…) entre un homme et une femme. La femme est une célèbre animatrice TV qui présente une émission de ragots croustillants sur les people (Beurk ! Déjà ça démarrait mal!) L’homme s’endort, laissant traîner un petit carnet. La femme s’en empare et plonge dans le récit illustré des expériences de fesseur de l’homme.

Il est question ici de fessée érotique, ça reste donc soft. Mais ça me paraît plus intéressant, et j’ai bien aimé l’esprit dans lequel Enard traite de la fessée. L’extrait suivant en donne une bonne idée :

« On ne sait pas ce qu’est la fessée. Certains y voient une punition enfantine. D’autres, une manie ridicule. Mais c’est la meilleure manière de rendre hommage à ce que la femme a de plus noble, de plus délicat, de plus généreux : ses fesses. [..] Fesser, ce n’est pas frapper. C’est caresser et violer en même temps. Je ne connais rien de plus merveilleux que des fesses qui se cabrent sous la main, se roidissent, puis se tendent en appelant le coup suivant. Elles se révoltent et s’offrent dans le même mouvement… Fesser un cul de femme, c’est mieux que le baiser. C’est lui faire l’amour tout en observant les effets… »

Néanmoins, le récit m’a laissée complètement froide. Il m’a paru trivial, dans les deux sens du terme. Les personnages (aristocrate anglaise qui s’encanaille pour tromper l’ennui, institutrice allemande peu farouche…) m’ont semblé caricaturaux. Les courts récits du carnet ont un air de déjà vu. Le jeu du chat et de la souris entre l’auteur du carnet et la star de la TV est prévisible. Même le rebondissement final m’a paru plus affligeant qu’amusant. J’ai trouvé l’ensemble pas hyper bien écrit et, surtout, manquant de subtilité, tant dans la trame de l’histoire que dans la narration des scènes érotiques.

Comme mon jugement négatif est sans doute dû à mon côté casse-pieds, je vous remets un petit extrait pour que vous puissiez vous faire votre opinion : 

« Gina m’attendait à la page suivante. Elle était représentée de dos mais, à la courbe de ses hanches, à la cambrure des reins et à la chevelure qui ruisselait sur les épaules, je n’eus aucun doute. C’était bien elle, et Donatien s’était particulièrement attaché à retrouver l’émotion procurée par ses fesses. Je ne me trouve pas mal, de ce côté-là. Mon cul a quelques adorateurs qui l’ont loué en paroles et en gestes. J’ai vu des photos où, le buste penché en avant, les coudes appuyés sur un tabouret, j’offre au monde mon derrière. Et, croyez-moi, il en vaut la peine : mince, nerveux, coquin, quoique joufflu à point ! Mais celui de Gina, tel que l’avait dessiné Casanova, battait tous les records. S’il existait un concours du plus beau cul du monde, nul doute qu’elle eût été élue « Miss Miches ». »

L’art de la fessée
Jean-Pierre Enard – Milo Manara
Editions Vents d’Ouest

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Osez… faire l’amour à un homme – match retour !

Après avoir lu – et détesté – le Osez les conseils d’une experte…, il m’a semblé judicieux de lire son pendant à titre de comparaison.  Je me suis donc fait couler un bon bain chaud, j’ai pris mon courage et le livre à deux mains, et j’ai bravement attaqué la lecture dudit bouquin.

Sur la première page, je vois le titre « Les gays, maîtres ès sexualités ». Je me dis : « Voilà un gars qui a de l’humour. » Je lis la première page… Eh bah non, apparemment il y croit. Là j’ai senti l’affaire mal engagée et commencé à regretter. Malgré tout, j’ai consciencieusement attaqué l’introduction. L’auteur y déclare son livre féministe et souligne plus loin ce que les féministes ont apporté aux femmes et aux gays. Ouf ! Un tel homme ne peut pas être foncièrement mauvais ! J’ai donc poursuivi courageusement ma lecture et m’en suis bien trouvée. En effet, rien à voir avec le guide de Servane Vergy!

Déjà, sa bibliographie et son parcours sont beaucoup plus limpides. Diplômé en philosophie et en psychologie, journaliste, il a suivi une formation en sexologie et est l’auteur de plusieurs guides et romans… qui ont fait pas mal de bruit. Ainsi, son roman Serial fucker, journal d’un barebacker, paru en 2003, a créé une polémique et suscité l’indignation de l’association Act up qui l’a accusé de prôner la contamination volontaire.

Le ton est également radicalement différent. Là où Servane Vergy reste très terre à terre et propose une sorte de « Comment devenir une bombe en 10 leçons », Erik Rémès a une approche beaucoup plus théorique et idéologique. Par moments, j’aimais bien son discours, à d’autres il m’est arrivé de me demander s’il n’avait pas fumé la moquette. L’idée générale, c’est que la libération sexuelle a été un leurre, que les couples hétérosexuels, qui sont la norme, sont englués dans une sexualité monotone, traditionnelle et dépourvue d’imagination, et que tous devraient se libérer pour parvenir à l’épanouissement sexuel, le tout devant se faire dans une atmosphère de respect, de communication et d’amour entre les différents partenaires, même de passage. Un petit extrait vous donnera une idée de l’esprit du livre :

« L’acte sexuel ne se réduit pas, comme voudrait nous le faire croire la propagande nataliste, au simple coït vaginal et reproducteur. Libérés de l’injonction reproductive, nous pouvons mettre en place un grand nombre d’approches préliminaires et autres activités érotiques des plus originales : les caresses génitales, les excitations orogénitales, les relations anales, et patati et patata, mais aussi le fist-fucking, les jeux uros, sadomaso, etc. »

Le livre se lit facilement. La lecture en est plaisante et drôle mais, là encore, d’une façon totalement différente des Conseils d’une experte. Là où Servane Vergy utilisait des clichés pour faire rire, Erik Rémès joue sur les mots, joue avec les registres de langage. Et je préfère ça de très très loin !

Pour ce qui est du contenu, il couvre un peu tous les aspects de la sexualité. L’ouvrage est divisé en 5 chapitres :
– L’homme, cet inconnu
– Comment lui faire l’amour
– Anus dei
– Les jeux de l’amour (dans lequel il évoque des pratiques aussi diverses que le bondage, l’échangisme, le SM…)
– Safe sex

Plusieurs choses m’ont étonnée. Par exemple, le premier chapitre démarre par un sous-chapitre « Comment lui parler » dans lequel il évoque l’utilisation qui peut être faite des mots crus pendant l’amour. Je ne me serais pas du tout attendue à ce qu’un guide commence par ça ! Et puis, bien que le guide soit ouvertement à destination des femmes, il y a  à plusieurs endroits quelques pages de conseils « à glisser dans l’oreille » de son partenaire sur la façon de faire l’amour à une femme.

C’est un guide Osez, donc il s’adresse aux débutants (il y a même quelques pages consacrées à la première fois !). Quelqu’un d’un tant soit peu expérimenté n’y apprendra pas grand-chose. Toutefois, par la richesse de son contenu et la variété des thèmes abordés, il m’a rappelé l’excellent Osez la sodomie. Erik Rémès ne prétend pas tout expliquer mais invite à la découverte et propose des pistes à explorer : il invite par exemple ses lectrices à se documenter sur la pratique du massage, les exercices de Kegel… Là où Servane Vergy imposait, lui propose et suggère à chaque fois tout un éventail dans lequel chacun peut piocher ce qui lui convient (il passe sans arrêt d’une page à l’autre de pratiques très soft à d’autres plus hard et inversement). Pour lui, l’essentiel est de se faire plaisir, s’amuser, explorer. J’en ai retenu beaucoup plus d’idées de petits trucs à essayer que dans le Servane Vergy.

En résumé, si vous hésitez entre le Osez les conseils d’une experte… et le Osez les conseils d’un gay, précipitez-vous sur celui qui est infiniment meilleur à tous égards!

(Pour vous les filles) osez… les conseils d’un gay pour faire l’amour à un homme
Erik Rémès
Editions La Musardine
Collection Osez

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Thierry Leguay est professeur de lettres et auteur de plusieurs ouvrages sur les mots et la langue, la littérature et les écrivains, tels que La petite brocante des mots, Dégustations littéraires ou Petite fabrique de littérature. Il est également l’auteur de Casse-toi, pauv’ con!, vrai-faux journal de… je vous laisse deviner qui! En outre, après cet essai publié pour la première fois en 1999, il s’est à nouveau aventuré sur le terrain de l’érotisme à travers une Petite anthologie de la poésie érotique.

L’idée de cet ouvrage est née du fait que le sujet avait été étonnamment peu abordé jusque-là, bien que la pratique soit tout à fait courante de nos jours. Non seulement il y a peu de références bibliographiques concernant la fellation, mais, bien que les verbes latins indiquant l’action de pratiquer la fellation figuraient déjà dans le célèbre Gaffiot latin-français dès les années 30s, le mot est apparu très tardivement dans les dictionnaires, dans les années 80s seulement, et le lexique associé (synonymes et expressions imagées) est assez pauvre.

L’auteur nous propose donc une sorte d’encyclopédie de la fellation qu’il envisage sous tous ses aspects. Les différents thèmes sont abordés de façon méthodique, l’ouvrage est sérieux, étayé par une solide bibliographie et le contenu est intéressant.

L’essai retrace un historique de la pratique dans les civilisations qui ont jalonné l’histoire des différents continents. Il rappelle également l’évolution de la façon dont elle a été considérée par l’Eglise (il cite notamment quelques extraits d’un manuel rédigé au 19e siècle à l’usage des confesseurs qui semble assez croustillant), évoque la vision négative qu’en ont eu médecins et psychanalystes, pour en arriver à notre époque qui exige de nous d’être performants sexuellement. Un chapitre est également consacré à recenser les différentes enquêtes abordant le sujet menées au cours des cinquante dernières années. Il y évoque aussi bien des études fondamentales comme les Rapports Kinsey ou Le Rapport Hite (mon gros projet pour ces vacances estivales est de relire Le Rapport Hite pour vous en parler) que des enquêtes de magazines. Il semble ressortir de ces études et sondages que si la pratique est largement plébiscitée par les hommes et si, de nos jours, les femmes la pratiquent de plus en plus couramment, celles-ci ne débordent néanmoins pas forcément d’enthousiasme et beaucoup sont réticentes à aller jusqu’au bout.

Cependant, contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, ces chapitres historiques et sociologiques n’occupent qu’une partie du livre. En effet, Thierry Leguay reste fidèle à ses sujets de prédilection et développe un certain nombre de thèmes sous l’angle de la sémantique, en s’appuyant sur de nombreuses références littéraires. Par exemple, il s’intéresse au vocabulaire employé pour parler de la fellation et d’autres pratiques sexuelles qui relève du champ sémantique de la nourriture. Ailleurs il s’interroge sur l’ambiguïté de la fellation : est-ce la personne qui la prodigue qui est soumise ou celle qui la reçoit qui s’abandonne? Il tire ensuite de ces constatations linguistiques des analyses, auxquelles on peut adhérer ou pas mais qui peuvent inciter le lecteur à une réflexion intéressante sur la fellation en particulier et les pratiques sexuelles en général.

Il n’y a qu’une page sur laquelle j’ai tiqué. Le chapitre sur la façon dont a été considérée la fellation au point de vue de la morale au fil de l’histoire s’achève sur quelques paragraphes condamnant la toute récente (l’essai date de 1999) pénalisation des clients des prostituées en Suède. L’auteur, inquiet, y voit un signe de puritanisme. Je ne vois pas trop quel est le rapport avec la fellation et je ne comprends pas comment cette pénalisation pourrait faire reculer l’acceptation de la fellation dans les moeurs occidentales ni en quoi cette mesure est puritaine. J’ai été un peu choquée de ce jugement soutenu par une argumentation branlante.

Mis à part ce passage, j’ai trouvé l’ouvrage à la fois intéressant et très complet, de part la multitude des aspects envisagés, et je suis contente d’y avoir appris des choses et d’y avoir pioché quelques idées de lectures. Le livre a notamment renforcé mon envie d’en apprendre plus sur l’érotisme dans l’antiquité, certains parallèles faits par Thierry Leguay entre l’homosexualité chez les grecs et les romains et l’homosexualité contemporaine m’ayant étonnée. Le livre est, par ailleurs, plaisant à lire. Il est émaillé d’anecdotes et de passages amusants et j’ai eu le sentiment que l’auteur s’était plu à traiter le sujet qu’il a abordé avec un esprit ouvert et curieux, et que ça se ressentait agréablement à la lecture.

Histoire raisonnée de la fellation
Thierry Leguay
Le cercle ou Le cercle poche

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