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Archive for juin 2011


La preuve par le miel est un récit présenté comme un audacieux roman érotique arabe, qui a subi la censure dans de nombreux pays.

Ce livre de Salwa Al Neimi est le récit d’une intellectuelle syrienne passionnée de littérature érotique arabe ancienne. Femme libre qui assume ses aventures, elle est conviée à une conférence sur la littérature érotique arabe, l’occasion pour elle de se pencher sur ses souvenirs et sur sa passion des écrits érotiques arabes.

Difficile de classer cette œuvre. Ce n’est ni un roman, ni un essai, mais plus un mélange des genres. Le livre est divisé en 11 parties nommées « portes ». Dans chacune de ses parties Salwa Al Neimi aborde un sujet différent.
Elle revendique la richesse de sa vie sexuelle même si un des hommes qu’elle a croisé semble avoir marqué plus profondément son corps et son esprit. Elle mélange souvenirs sensuels et anecdotes avec des citations d’auteurs arabes. Les références artistiques sont nombreuses. Elle souligne les contradictions de sa culture.

La prose de l’auteure est souvent d’excellente qualité même si parfois inégale, mais cela est peut-être dû à la traduction. Le livre se lit très rapidement, le style très fluide est souvent poétique et l’érotisme parfois très puissant sans vulgarité et sans fausse pudeur offre de jolis moments de lecture.

Mais au final, à l’issue de cette lecture j’ai ressenti comme un vide. D’une part, j’aurai aimé en savoir beaucoup plus sur la littérature érotique arabe et d’autre part, j’ai trouvé ce livre au final assez décousu et certains passages m’ont paru sans intérêt. Dommage, car ces quelques défauts ont gommé pour moi les qualités de ce livre pourtant très grandes.

La preuve par le miel
de Salwa Al Neimi
Ed Pocket

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Quelque temps après la publication de mes billets sur les BDs d’Erich von Götha, j’ai eu la surprise de me faire rabrouer par mail. Mon interlocuteur déplorait que je me sois lancée dans des BDs peu susceptibles de déclencher mon enthousiasme plutôt que de suivre ses conseils avisés. J’ai donc cette fois suivi sagement les conseils qu’on m’a prodigués (ça a intérêt à me plaire!), et j’y ai ajouté un peu de mon cru.

De toute façon, il était largement temps que je m’essaie à ces deux maîtres du genre que sont Crepax, que je n’ai jamais lu, et Manara, que je ne connais qu’à travers les illustrations qu’il a faites pour L’art de la fessée de Jean-Pierre Enard (billet à venir dans les prochaines semaines).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai également acheté quelques yaoi, dont je ne vous parlerai que s’ils en valent la peine, et quelques livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi que de quoi me remettre à l’anglais…

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Jeanne est trentenaire, célibataire, accumule visiblement les échecs sentimentaux et mène une vie qui n’a pas l’air très exaltante. Une amie bien intentionnée organise à son domicile une soirée « tupperware » version sex toys, y convie Jeanne  et lui achète d’office un vibromasseur. Le premier mouvement de Jeanne est de mettre l’objet à la poubelle, mais elle se ravise et se décide à l’essayer. Le jouet s’avère redoutablement efficace… mais il présente quelques particularités assez inattendues : il parle et il fume!

Du fait du style du dessin et du ton, cette BD me semble s’inscrire dans cette tendance assez girly à la Pénélope Bagieu et à la Margaux Motin. Ce n’est pas forcément une critique, j’aime beaucoup Pénélope dont je suis le blog depuis déjà quelques années. Mais tout ce qui s’inscrit dans cette mouvance n’est pas forcément d’un intérêt et d’une originalité renversants.

C’est un peu le sentiment que j’ai eu en lisant Jeanne et le jouet formidable. C’est sympathique, mais je suis restée sur ma faim. Déjà, la BD se lit extrêmement vite (à peine 10 minutes) et, vu le prix des BDs (dont je peux comprendre qu’il soit justifié), c’est tout de même un peu frustrant.

J’ai bien aimé les dessins et les couleurs acidulées. J’ai trouvé certaines expressions de Jeanne très drôles. Les démêlés de Jeanne avec l’engin m’ont fait sourire… mais pas toujours et pas autant que je ne l’aurais voulu. L’idée de départ est amusante et me plaît bien, mais je pense qu’il y aurait eu matière à l’exploiter plus et différemment. J’ai trouvé l’histoire, sorte de parodie de conte de fées, parfois un peu convenue, et j’ai regretté qu’elle n’ait pas été plus développée et plus approfondie. Je ne sais pas si c’est un choix de l’auteur ou dû à des impératifs d’édition?

Je suis assez déçue parce que j’aurais eu envie de bien aimer cette BD et je regrette de me trouver si mitigée.

Jeanne et le jouet formidable
Zelba
Poisson dissolu

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Voici un livre très pudique mais qui n’en n’est pas moins intéressant et qui m’a enthousiasmée.

Un professeur d’université vieillissant à la virilité défaillante n’arrive plus à satisfaire l’insatiabilité sexuelle de son épouse fragile plus jeune que lui. Très différents l’un de l’autre, ils n’ont pas en apparence la même vision de l’amour charnel. Elle, pétrie d’une éducation confucéenne, ne désire faire l’amour qu’habillée et dans la seule position préconisée; tandis que lui, rêve de pouvoir contempler à l’envi le corps de son épouse. Amoureux et fou de désir pour sa femme, il va essayer de trouver des subterfuges pour stimulant érotique : la jalousie semble particulièrement efficace pour raviver sa vigueur et pour accomplir son dessein, il va permettre au fiancé de sa propre fille de s’immiscer dans son couple.

Ce roman rend la forme d’un dialogue impossible entre les deux journaux intimes des principaux protagonistes incapables de communiquer entre eux. Chacun écrit à destination de l’autre mais feint de ne pas vouloir et savoir être lu, de ne pas lire celui de l’autre. Dans un jeu de faux-semblants, mesquinerie, désir et dégoût sont mis en scène subtilement.

Ce sujet délicat est traité avec beaucoup de pudeur et d’ingéniosité. J’ai vraiment jubilé dès les premières pages au point d’avoir du mal à en abandonner la lecture, j’ai tout de même trouvé que le récit s’essoufflait légèrement sur la fin. Chef d’œuvre de cynisme et de perversité, ce livre demeure très sombre et amer dans son constat sur les relations humaines. Pour les amateurs de Tanizaki, nous retrouvons quelques ingrédients communs à d’autre de ses écrits que je ne dévoilerai pas pour en réserver la fraîcheur aux nouveaux venus dans son univers.

Contrairement à certaines librairies en ligne, malgré son sujet, je n’aurai pas spontanément classé ce roman parmi les livres érotiques. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas éprouvé un tel plaisir (…de lectrice) et j’avais vraiment très envie de le partager !!!

Tanizaki Junichirô
La clef La confession impudique
Folio

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Je connaissais très peu Pierre Louÿs avant d’entamer la lecture de cet opuscule et je dois dire que le personnage me paraît assez fascinant. Ce poète et romancier a vécu de 1870 à 1925. Sa naissance est déjà peu commune puisqu’il pourrait être le fruit d’un inceste et avoir pour père son demi-frère. Il s’est fait connaître en 1894 grâce à une mystification : il a fait passer les Chansons de Bilitis, son premier succès d’estime, pour la traduction d’écrits d’une poétesse contemporaine de Sapho. Il obtint son premier gros succès deux ans plus tard, avec le roman Aphrodite. Il est également l’auteur de La femme et le pantin, qui a été adapté plusieurs fois au cinéma.

Bibliophile, très érudit en matière de lettres anciennes, il fit scandale en 1919 en publiant un article qui résumait ses recherches sur l’œuvre de Molière : de longs passages des pièces les plus fameuses de Molière seraient en fait de la plume de Corneille. Bien que ses recherches n’aient pas été publiées, cette théorie a été reprise après sa mort.

Il a par ailleurs pour caractéristique d’avoir doublé ses œuvres de pendants érotiques. Ainsi, par exemple, aux Chansons de Bilitis répondent les Chansons secrètes de Bilitis.

Une autre de ses œuvres les plus connues, le roman érotique Trois filles d’une mère a peut-être été inspiré par ses amours avec les sœurs Heredia, filles du poète. En effet, amoureux de Marie, qui épousa Henri de Régnier pour contribuer à éponger les dettes de la famille, il eut avec celle-ci une liaison qui se poursuivit après son mariage avec la sœur de Marie, Louise.

Le Manuel de civilité a été publié pour la première fois en 1926, donc après sa mort, sans aucune indication de date ni d’auteur. Il a connu depuis des éditions successives, dont deux éditions clandestines parues dans les années 50 qui valurent à l’ouvrage d’être interdit pour outrage aux bonnes mœurs.

Il faut dire que, si elle prête maintenant essentiellement à sourire, cette parodie de manuel de bonne conduite avait largement de quoi choquer à l’époque de sa parution. Outre le fait que ledit manuel s’adresse théoriquement à des petites filles, pas forcément pubères, l’auteur ne recule devant rien : inceste, zoophilie…

Ce petit guide d’à peine 80 pages dans mon édition (Allia) se compose uniquement de maximes organisées selon trois thèmes principaux  :
– le comportement qu’il convient d’adopter en différents lieux et circonstances
– le comportement qu’il convient d’adopter avec différents types de personnes
– un dernier chapitre composé de formules « Ne dites pas… dites… »

Pour le contenu, ce qu’il m’évoque serait plutôt de l’ordre de la blague de potache. Pour une bonne partie des maximes, l’humour ne vole pas très haut. Un petit exemple :

« Si vous videz subrepticement la moitié d’une bouteille de champagne, ne pissez pas dedans pour la remplir. »

Ca donne une bonne idée de l’esprit de l’opuscule. Personnellement ce genre d’humour me laisse assez froide…

Il y a cependant des conseils pleins d’esprit qui m’ont bien amusée et il faut dire que l’ensemble est fort joliment écrit. Et puis je me suis régalée avec le décalage entre le don désuet et sérieux, même carrément compassé, du style, et le contenu. Encore un exemple, tiré du chapitre sur les bains de mer :

« Autant que possible, ne vous enfermez pas avec un monsieur dans votre cabine de bain. Entrez-y plutôt avec une jeune fille, qui vous fera minette aussi bien, si ce n’est mieux, et ne vous compromettra pas. »

Je citerai pour terminer une maxime qui me parle tellement à tous égards que je l’avais adoptée comme devise en d’autres lieux :

« Ne dites pas : « J’ai douze godmichés dans mon tiroir. » Dites : « Je ne m’ennuie jamais toute seule. » »

En résumé, la lecture en est très amusante même s’il me semble que l’ouvrage aurait souffert d’être plus court, tout n’étant pas indispensable, loin de là.

Néanmoins, étant donné qu’il est en libre accès sur internet, je vous encourage vivement à y jeter un œil. Vous pouvez le trouver par exemple ici.

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Ce petit livre est le premier numéro d’une collection proposant des ouvrages de fond sur le manga. Deux autres ont paru depuis : Osamu Tesuka : dissection d’un mythe et Le manga au féminin. Ce petit ouvrage collectif est très complet et aborde le thème du yaoi selon des angles divers.

J’ai déjà chroniqué ici plusieurs yaoi mais il n’est peut-être pas superflu de commencer par rappeler de quoi il s’agit. Ce livre, dans ses premières pages, le résume en quelques lignes :

« Né dans le monde des dôjinshi, c’est à dire celui du fanzinat et de l’autopublication, le yaoi propose des histoires qui, pour la plupart, parodient les mangas à succès du moment en imaginant des relations homosexuelles plus ou moins explicites entre personnages de sexe masculin. Cela peut aller de la romance fleur bleue à la pornographie en passant par tous les stades de l’érotisme.

Le yaoi est réalisé par des femmes, souvent jeunes, et il s’adresse principalement à un lectorat féminin hétérosexuel. On devrait écarter de la définition les mangas gays, c’est à dire réalisés par des hommes à destination d’un lectorat masculin homosexuel. Cependant, les barrières entre le yaoi et le manga gay ne sont pas étanches au Japon. De nombreuses filles lisent des mangas gays, même pornographiques, et de plus en plus de garçons homosexuels lisent du yaoi. »

Les auteurs rappellent également que le terme yaoi est principalement employé en occident. Au Japon, on parle plutôt de boys love.

L’ouvrage est découpé en chapitres, chacun écrit par un auteur différent, qui abordent le yaoi sous différents aspects. On peut cependant dégager quelques thèmes principaux.

Plusieurs chapitres sont consacrés au marché du yaoi au Japon. Le premier dresse un historique du genre, de sa naissance dans les années 70s jusqu’à aujourd’hui, en retraçant les différentes phases de son évolution. Sont ensuite présentés les éditeurs majeurs et la façon dont ils se positionnent sur le marché, ainsi que les différents produits dérivés qui existent.

 Un chapitre est consacré au yaoi en France. Lorsque l’ouvrage a été publié, en 2008, l’offre en matière de yaoi était alors encore assez limitée. Seuls 3 éditeurs (Taifu Comics, Asuka et Tonkam) étaient présents sur le terrain et leur positionnement était encore parfois hésitant. Ce sont toujours ces trois mêmes éditeurs qui dominent le marché, mais ils ont désormais chacun une collection dédiée au yaoi, et proposent un catalogue de plus en plus étoffé. De plus, Asuka édite une revue bimestrielle, Be x Boy, qui propose des chapitres de plusieurs titres en prépublication. Et d’autres éditeurs tentent de s’introduire sur le marché.

Deux autres chapitres sont consacrés à la présentation de mangakas dont les oeuvres ont marqué le genre et à des chroniques de mangas. Le problème, c’est que ces chroniques ont été réalisées à partir du peu qui était disponible en France il y a 3 ans, et que ce peu n’était pas forcément enthousiasmant. Les yaoi ne brillant pas toujours par leur originalité et la qualité de leur scénario (loin de là), ces chroniques qui se veulent objectives ne donnent pas forcément envie de tenter l’aventure.

Enfin l’ouvrage propose des chapitres d’analyse que j’ai trouvé intéressants. Il y est question des interactions entre le shônen (mangas pour garçon) et le yaoi : comment le shônen inspire les amatrices et dessinatrices de yaoi, et, inversement, comment certains auteurs de shônen introduisent des touches ambiguës dans leurs mangas afin d’attirer les fans de yaoi. Il est dressé un rapide historique de l’homosexualité masculine et de l’évolution de sa perception au Japon, qui se termine par une description des relations parfois houleuses entre homosexuels et yaoi. En effet, comme le livre l’explique clairement, la vision de l’homosexualité qui est montrée dans le yaoi ne correspond pas à la réalité. C’est une représentation idéalisée, fantasmée qui offre aux lectrices ce qu’elles attendent : des beaux garçons et des sentiments.

L’interrogation quant à ce que les lectrices peuvent bien trouver dans le yaoi semblant récurrente, cette problématique est décortiquée dans l’ouvrage. Les shôjo (mangas pour filles) suivent souvent des codes rigides. Dans ces histoires, les lectrices sont naturellement amenées à s’identifier aux personnages féminins, qui ne sont pas forcément très satisfaisants : trop souvent, l’héroïne est une cruche qui aspire à trouver le grand amour, celui pour qui elle abandonnera sa carrière pour devenir femme au foyer. Le yaoi est certes très codifié : les couples sont toujours constitués d’un seme (l’actif), généralement dominant, protecteur et plus viril, et d’un uke (le passif), plus efféminé, souvent timide, naïf et, lui aussi, assez cruche. Toutefois, il ne présente pas les mêmes contraintes : les protagonistes étant des hommes, la lectrice ne se sent pas tenue de s’identifier à l’un d’entre eux. Elle peut être amusée ou attendrie par le uke sans se comparer à lui, ou se sentir plus proche du seme.

L’ouvrage s’achève sur une courte nouvelle et une interview de son auteur.

Ce petit livre sérieux et complet est une façon idéale de découvrir ou mieux comprendre ce genre si souvent décrié qu’est le yaoi.

Homosexualité et manga : le yaoi
Editions H
Collection 10 000 images

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Satisfaction , l’art de l’orgasme féminin est un livre qui a pour projet ambitieux de donner les clés aux couples pour un meilleur épanouissement sexuel de la femme.

Les deux auteurs Mark Levinson et Kim Catrall sont en couple dans la vie. J’ai lu ce livre sans a priori aucun puisque je n’ai jamais vu un seul épisode de la série TV Sex & the City dans laquelle joue Kim Catrall.

Le livre est beau en soi, la couverture est souple et satinée, le papier de grande qualité. L’éditeur a produit un joli travail.

Ce livre s’adresse avant tout à des hétérosexuels en couple stable. Outre la sexualité, il aborde la thématique du couple en général. Des notions triviales telles que l’écoute, la communication et la confiance, le respect qui sont les fondements de la réussite d’un couple sont évoquées. Même si une piqûre de rappel est parfois nécessaire, le côté très convenu et bien pensant de ces considérations m’ a légèrement lassée.

Les conseils techniques sont très précis et plutôt efficaces : caresses, positions favorables à l’orgasme, jeux de doigts et de langue variés sont décrits en détail. De multiples illustrations étayent le propos. Leur mise en pratique en est facilitée.

Les illustrations de Fritz Dury m’ont d’ailleurs paru particulièrement réussies. Sobres mais sans fausse pudeur et sans voyeurisme, elles dégagent pour beaucoup une puissante sensualité. Les corps sont représentés dans toute leur beauté sans céder aux stéréotypes physiques en général délivrés par l’industrie pornographique.

En dépit d’un avertissement qui m’ a surprise « Certains des actes décrits dans ce livre sont illégaux dans certains états américains », le livre n’est pas vraiment révolutionnaire dans son contenu mais beaucoup plus sur la forme qui est vraiment attrayante. Il se dégage beaucoup de douceur, de respect et de plaisir. Il est pour moi un livre à lire à deux qui constitue une excellente base de discussion et d’expression de ses désirs.


Satisfaction, l’art de l’orgasme féminin
De Kim Catrall et Mark Levinson
Illustré par Fritz Drury
Les Presses Libres

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